Saint-Egrève. Ecran total, verres pleins
Jusqu’au 22 novembre, la Vence Scène accueille Écran total, le festival cinéma de l’association Les CE tissent leur toile. Et c’est sa vingtième édition.
Jusqu’au 22 novembre, la Vence Scène accueille Écran total, le festival cinéma de l’association Les CE tissent leur toile. Et c’est sa vingtième édition.
Après avoir questionné l’identité européenne en 2019 avec « Nous, l’Europe, Banquet des peuples », le metteur en scène Roland Auzet change de continent mais pas de méthode pour questionner la Révolution Culturelle chinoise impulsée par Mao Zedong. Son travail s’inspire du récit autobiographique de Luo Ying « Le Gène du garde rouge – Souvenirs de la révolution culturelle ». L’ancien garde rouge a d’ailleurs participé à la création du spectacle porté par une troupe de jeunes acteurs et actrices français·es d’origine chinoise. Le rythme est intense comme la musique et les effets de lumière. Intense également le questionnement de ces jeunes gens et jeunes filles sur ce qui est arrivé à la Chine entre 1966 et 1976. Deux heures d’un spectacle politique et ludique vigoureusement applaudi, mercredi 9 novembre 2022.
Mardi 8 novembre – Le public est nombreux. Beaucoup de jeunes enfants et d’adolescent·es pour assister à la création de Maëlle Reymond. Pendant une heure, pas un bruit dans la salle, subjuguée par un spectacle qui joue résolument avec les codes d’univers différents : la danse classique, le cirque, le contorsionnisme. Pendant une heure, la danseuse et ses deux musiciens présents sur sur scène nous entraînent dans un univers baudelairien, cherchant à « extraire la beauté du mal ». L’art est souffrance.
Bravo à Pauline Bureau et à sa compagnie la Part des anges ! Le public de La Rampe jubile et applaudit debout ce mardi 20 octobre. Le spectacle a duré deux heures mais le temps a filé et la joie nous a envahi·es. Oui les femmes peuvent jouer au football. Oui les femmes peuvent gagner la coupe du monde. Et oui, le sport leur fait du bien comme il fait du bien aux hommes. Qu’on se le dise !
Depuis une bonne vingtaine d’années, Anne Brochet écrit des nouvelles, des romans, des recueils de photographie. L’heure est venue de frotter son écriture à un plateau de théâtre et d’y interpréter son personnage. Un beau portrait de femme, fragile et forte. Une réussite !
Mardi 4 octobre 10h – La Rampe organisait une rencontre avec la danseuse Maëlle Reymond, une jeune Iséroise dont le spectacle – « Eclats » — est en cours de création à La Rampe. On en ressort avec la conviction d’avoir croisé le chemin d’une créatrice exigeante et audacieuse.
Un récital tout en élégance et délicatesse pour chanter les Choses de la vie ! Musique classique, chanson française, compositions originales et chansons nouvelles signées Albin de la Simone mais aussi chansons de quelques « aînés ». Avec comme point commun les petites joies et les peines de l’existence. En poésie.
« Je voudrais que tous mes spectacles soient des monuments aux oubliés, aux abandonnés, aux sans-traces, à tous ceux que la Grande Histoire broie, puis efface, ceux qu’elle ne racontera jamais. Ces derniers dont je voudrais faire, le temps d’une représentation, les premiers. » Cette profession de foi d’Emmanuel Meirieu donne la tonalité de son dernier spectacle, sombre et grave.
Un programme russe pour une soirée symphonique de haut niveau, qui nous rappelle que l’art transcende tout. La classe !
L’insolente compagnie des Chiens de Navarre bouscule, mord, déchire et secoue les spectateurs et les spectatrices. La violence se déchaîne dans cet asile de fous, métaphore de nos sociétés « civilisées ». Rien ne va plus au royaume de France et de Navarre. Tragique et jouissif !
L’association Rue des graphèmes organisait les 8 et 9 octobre son 7e rendez vous du livre et de l’édition indépendante à Cébazat et Clermont-Ferrand.
Cécile Coulon. Lire. Les coups de coeur de Régine Hausermann. Un mariage arrangé Aimée Deville est une jeune fille, née à la fin du 19e siècle, au destin tristement banal. A dix-huit ans, ses parents la marient à un notable local, Candre Marchère, quarante-cinq ans. Ses parents l’aiment, comme ils aiment Claude, le cousin d’Aimée, […]
Le huitième « street art fest Grenoble Alpes » se déroule dans l’agglomération grenobloise jusqu’au 26 juin. Les élus de droite à Fontaine et Sassenage se sont fait remarquer par leurs velléités de censure de l’art contemporain.
Istiqlal – « indépendance politique » en arabe – situe les enjeux de la pièce. Six femmes et trois hommes s’avancent sur le plateau où se jouent les rapports de force ordinaires du patriarcat et du colonialisme : soumettre les femmes aux désirs et à la volonté des hommes.Tamara Al Saadi, dramaturge franco-irakienne, « aspire à rendre visible ce qu’on ne peut pas voir ». Le cheminement de la jeune Leïla vers l’indépendance tient les spectatrices et les spectateurs en haleine.
Il est probable que peu d’entre nous aient entendu parlé d’Abdulrazak Gurnah avant qu’il soit distingué par l’Académie Nobel. Ecrivain britannique, né en Tanzanie – à Zanzibar — en 1948, il est l’auteur de dix romans, dont trois ont été traduits en français : Paradis (1994), Près de la mer (2001), Adieu Zanzibar (2005)
Le théâtre n’est certes pas en capacité de changer le monde ; mais il œuvre notamment à maintenir en alerte notre capacité de résistance aux régressions collectives à l’origine des épisodes catastrophiques de l’Histoire
Rencontre à Saint-Jean-de-Bournay, autour des activités de la fabrique Jaspir, structure de production de spectacles. Une découverte proposée par le réseau culturel GR38.
Vendredi 8 avril, 20h. La salle de la Rampe est pleine. Sur le plateau se serrent les quelque cent musicien·nes de l’orchestre symphonique. Les instruments s’accordent, le tuba s’impatiente… Nathalie Stutzmann, la cheffe d’orchestre fait son entrée, précédée de la violoncelliste Alisa Weilerstein. Au programme, le Concerto pour violoncelle de Dvorák et la Symphonie n°5 de Tchaïkovski. Affiche 100 % féminine et programme 100 % romantique. Un spectacle à voir et à entendre. Un régal !
Ce qu’il faut dire, c’est l’inverse du discours occidental et colonialiste sur l’Afrique, les subsaharien·nes, la couleur noire, l’Histoire. Léonora Miano, autrice camerounaise de langue française, adopte le point de vue autre, celui des Africain·nes, et le formule sans fioritures, sans ménagement. Stanislas Nordey, metteur en scène, transforme la scène en une sorte de ring mais les coups sont portés au plexus des spectateurs et spectatrices, très majoriairement blanc·hes, par les comédien·nes noir·es, qui prennent la parole successivement. Trois soirées intenses.
La salle de la Rampe, remplie ce soir du 5 avril, n’a pu retenir son enthousiasme. Pour les jeunes filles et jeunes gens applaudissant debout, c’était une découverte. Pour nous aussi, pourtant plus habitué·es des styles chorégraphiques. Du jamais vu ! Subjuguant, émouvant. Po-Cheng Tsai — venu saluer à la fin du spectacle — a la silhouette gracile de ses danseurs et danseuses mais une énergie et une créativité exceptionnelles.