Roussillon. Les lycéens s’expriment
Sur proposition des syndicalistes de la CGT, les lycéens de la cité scolaire de l'Édit, à Roussillon, se sont exprimés devant la presse locale.
Sur proposition des syndicalistes de la CGT, les lycéens de la cité scolaire de l'Édit, à Roussillon, se sont exprimés devant la presse locale.
Membre de la coordination inter-lycées de Grenoble, Mika (NDLR : son pseudo dans le mouvement), en terminale au lycée André-Argouges, est impliquée depuis dix jours dans les mobilisations lycéennes. Après la manifestation grenobloise réussie de ce mardi 6 octobre, la lycéenne revient sur les raisons de cette explosion de colère et évoque les perspectives du mouvement.
Débuté il y a une semaine, le mouvement lycéen est entré dans une nouvelle phase ce mardi 6 octobre, avec le renfort des étudiants - qui bloquaient le campus de l'Université Grenoble Alpes depuis le lever du jour -, des enseignants et des syndicats de salariés. Ils étaient ainsi près de 13 000 à défiler dans les rues de Grenoble, à l'occasion de cette journée de mobilisation nationale, pour réclamer davantage de moyens humains, matériels et financiers, dans les lycées comme dans les facs. Des manifestants déterminés à ne rien lâcher, malgré la répression policière.
Malgré la fermeture des lycées décidée par la préfecture de l'Isère, plusieurs centaines de lycéens se sont rassemblés, ce vendredi 2 octobre, devant le rectorat où une délégation représentant six établissements grenoblois a été reçue. Une rencontre peu fructueuse selon les manifestants, déterminés à "continuer la lutte" pour de meilleures conditions d'études. À l'issue de ce rassemblement d'abord calme, puis tendu en fin d'après-midi, les lycéens ont donné rendez-vous mardi 6 octobre, pour une journée de mobilisation conjointe avec les enseignants et les étudiants de l'UGA.
Le mouvement de contestation des lycéens a encore pris de l'ampleur ce jeudi 1er octobre, avec de nombreux lycées bloqués dans l'agglomération grenobloise ainsi que dans le reste de l'Isère. Mobilisés depuis plusieurs jours pour de meilleures conditions d'études (moins d'élèves par classe, davantage de profs et d'agents, des bâtiments mieux adaptés aux fortes chaleurs, etc.), les élèves font l'objet d'une importante répression policière. Laquelle constitue la seule réponse du gouvernement à des revendications pourtant "légitimes", déplorent des élu·es de gauche et syndicats.
Une dizaine de lycées isérois, essentiellement dans l'agglomération grenobloise, ont fait l'objet de blocages ou tentatives de blocage ce mardi 29 septembre, suivant l'exemple lancé la veille par le lycée Mounier, de nouveau à la pointe de la contestation. Des lycéens qui réclament à la fois de meilleures conditions d'études et davantage de moyens humains, matériels ou financiers, tout en refusant les injonctions sur leur tenue vestimentaire. Et qui dénoncent la violente répression policière dont ils ont fait l'objet.
Plus de 7000 personnes ont défilé ce mardi 29 septembre à Grenoble, à l'occasion de la journée nationale de grève de la fonction publique, à l'appel de l'intersyndicale. Des agents manifestant notamment pour d'autres choix budgétaires et de meilleurs salaires, et rejoints par des lycéens présents en nombre, après les blocages de plusieurs établissements de l'agglomération. Une convergence des luttes, mais aussi des générations.