Samedi 19 décembre trois cents personnes se sont rassemblées devant le palais de justice de Grenoble pour protester contre le projet de loi liberticide et les décrets récemment publiés, marquant un pas contre les libertés de penser et d’agir.

La représentante du collectif appelant au rassemblement : « Alors que le collectif Urgence Notre Police Assassine a développé une application pour filmer les violences policières afin de permettre aux nombreuses victimes ou leurs familles en cas de décès d’obtenir vérité et justice, l’article symbolique de cette loi, le n°24, est une réponse conçue sur mesure par les syndicats de police décidés à invisibiliser ces violences, incarnant de facto un racisme d’État. Filmer permet de contrer les faux témoignages de la police, comme dans le cas du producteur de musique Michel Zecler. »

Puis le porte parole de CAR 38, actif contre la répression en Isère a pris la parole : « Un collectif recense depuis un an la violence expéditive de la fameuse salle 5 qui se trouve derrière les murs de ce tribunal, celle où sont jugés en comparution immédiate tout un tas de gens qui ne rentrent pas dans les clous et qu’on envoie souvent en prison.… A Grenoble comme ailleurs, les malfaiteurs dans l’esprit de la justice, ce sont les personnes qui mettent leur vie en jeu pour défendre l’avenir de leur planète et se battent pour un monde meilleur. » L’exemple des militants inculpés après leur action dans le jardin de la Buisserate est cité.

Les manifestants, dont de nombreux jeunes, sont partis défiler en ville.

The following two tabs change content below.

Edouard Schoene

Pin It on Pinterest