Grenoble. « Oui, l’immigration est une chance »
La journée internationale des migrants a été célébrée ce 18 décembre à Grenoble avec une grande détermination des organisateurs, une dynamique des manifestants.
La journée internationale des migrants a été célébrée ce 18 décembre à Grenoble avec une grande détermination des organisateurs, une dynamique des manifestants.
Jeudi 5 décembre 2024 – Affluence aux alentours du parvis pour la première à Grenoble d’un spectacle précédé par sa réputation, Molière du théâtre public en 2022. Avec leur spectacle construit pour un tandem à la Laurel et Hardy et à partir de cartons d’emballage, Pierre Guillois, créateur d’œuvres originales, et son compère comédien Olivier Martin-Salvan ont voulu toucher un public plus large et plus divers. Objectif réussi ! La salle s’est emballée !
Jeudi 5 décembre 2024 – Rideau ouvert sur un dispositif simplissime plongé dans le noir dans la salle Rizzardo, lors de l’entrée du public. La lumière se fait pour répondre à la question : « Qu’est-ce qui fait famille ? » Estelle Savasta, co-autrice et metteuse en scène, propose sa réponse à travers l’histoire de Nora, sous forme de tableaux, quelquefois très courts, graves ou comiques, sans discours abstrait ni didactique. À partir d’un gros travail de documentation, Estelle Savasta et ses acteurs et actrices suscitent émotion et réflexion.
Vendredi 6 décembre, l'historien Gérard Noiriel et la comédienne Martine Derrier étaient sur scène dans la salle du Laussy, à Gières, à l’initiative de l’association AlterÉgaux Isère. Le propos était de démonter, sous la forme d’une « conférence gesticulée », la rhétorique de la haine.
Mardi 3 décembre 2024 – La salle est un peu moins remplie qu’à l’accoutumée. Manque la jeunesse à qui les professeur·es ont sans doute hésité à proposer ce concert de Noël pour chœur et harpe. Souffle de l’âme populaire certes mais dans des compositions de musique savante chantées par 31 interprètes a cappella. Bartok, Rachmaninov, Poulenc, Britten … et les Beatles pour conclure. Un moment de douceur, de beauté et de générosité.
Jeudi 28 novembre 2024 – Les nouveaux sièges de la salle Rizzardo se remplissent pour le premier spectacle de groupe de la jeune chorégraphe Leïla Ka qui a fait ses classes chez Maguy Marin avec May B notamment. Avec « Maldonne », elle signifie que les cartes ont été mal distribuées entre les hommes et les femmes et que règnent des inégalités insupportables. Pour cela, elle a choisi la robe comme étendard, la robe de ménagère ou la robe coquine, la robe qui sert à balayer le sol ou la robe qui sert d’étendard. La chorégraphie surprend, commence a minima pour laisser exploser la révolte. Bravo !
Ces derniers jours, la banane de Maurizio Cattelan, collée sur une cimaise avec un ruban adhésif en 2019 et aussitôt qualifiée d'oeuvre d'art, a fait sa réapparition dans la presse car elle a été vendue 6 240 000 dollars le 20 novembre à un collectionneur chinois. En fait, ce qui a été vendu, ce n'est certainement pas l'originale qui a été mangée déjà en plusieurs exemplaires et d'autres suivront pour remplacer le fruit très difficile à conserver. Est-ce qu'un régime de bananes vertes complet est livré avec l'oeuvre exposée pour changer régulièrement le fruit dès qu'il commence à pourrir, ou est-ce qu'on le mange tant qu'il est mangeable avant de le remplacer, ou est-ce qu'on a envisagé de le vitrifier… ? Autant de questions angoissantes dont je n'ai pas trouvé la réponse. Mais ces questions sont secondaires devant les interrogations multiples que suscitent la chose et l'événement commercial.
Jeudi 21 novembre 2024 – Deuxième des quatre représentations proposées à la salle Georges Lavaudant. Complet ! Le balcon bruisse de voix jeunes tandis qu’un grondement sourd, tellurique, accompagne l’entrée du public. Bientôt surgissent d’entre les rideaux, les danseurs et danseuses porté·es par une énergie primitive, en mouvement ou immobiles, seul·es ou en groupe. Instantanés dansés qu’on voudrait retenir. Par moments la danse s’apaise, les tableaux se déploient puis une vitalité folle ressurgit, sans épuiser les corps.
Le festival de la Cimade « Migrant scène », le festival Fita, en collaboration avec de nombreux partenaires présentait au Prunier sauvage, à Grenoble, un spectacle de grande qualité qui a fait salle comble.
No Other Land était projeté en avant-première ce lundi 4 novembre, au Club, devant une salle comble. Ce documentaire précieux, d’une très grande violence, montre le cauchemar vécu par les habitants de la communauté rurale palestinienne de Masafer Yatta en Cisjordanie, victimes de l’armée israélienne et des colons. Derrière la caméra, un collectif palestino-israélien de quatre jeunes militants, dont l’activiste Basel Adra et le journaliste Yuval Abraham.
Le film Yallah Gaza a été projeté au cinéma Le Club, à Grenoble, ce lundi 21 octobre, en présence notamment du réalisateur Roland Nurier. Avant un débat consacré à la situation du peuple palestinien.
Mardi 15 octobre 2024 – Quatre femmes à l’affiche. Tran To Nga, la combattante vietnamienne de la guerre d’indépendance contre les Etats-Unis. Marine Bachelot Nguyen, l’autrice et metteuse en scène qui s’est emparée de l’autobiographie de Nga – Ma terre empoisonnée – , de son combat contre les multinationales ayant déversé la dioxine (le tristement célèbre « agent orange ») sur le Vietnam. Angélica-Kiyomi Tisseyre Sékiné, l’interprète associée à la création, comme la vidéaste Julie Pareau dont le montage contribue grandement à la dimension à la fois politique et intime du spectacle. Un spectacle poignant et captivant.
Jeudi 10 octobre 2024 – Troisième des dix représentations proposées à la salle Rizzardo. Le décor est ouvert sur la salle. Un vieux cirque en désordre dans lequel un poète va parler à son amant, le funambule, pendant plus d’une heure, l’exhortant à extraire la plus extrême beauté de son corps, de son art. Délivrant en fait ses réflexions sur la création artistique faite de solitude, de vie, de mort. Le poète parle, le fildefériste écoute et lui offre une séquence de son art. Le public, concentré, tente de ne pas perdre le fil d’un texte difficile, aidé par les variations musicales de Boris Boublil et la scénographie de Raymond Sarti.
Mardi 8 octobre 2024 – Le fado comme nous ne l’avions jamais vu, non seulement chanté mais aussi dansé. Devant une salle comble. Un public mêlé. Jeunes et moins jeunes pris par des sentiments variés : la mélancolie, l’ardeur, la dérision ou la contestation. Jonas&Lander ont composé la musique, créé la chorégraphie à partir de leurs recherches sur le fado tel qu’on le dansait au XIXe siècle à Lisbonne. Jonas chante et danse, Lander danse aux côtés de trois danseuses et quatre musiciens. C’est superbe !
Le repas républicain organisé par la Société des lectrices et lecteurs de l'Humanité a réuni plus de 150 personnes, ce samedi 12 octobre, à Saint-Martin-d'Hères. Une initiative de soutien au journal, qui fête ses 120 ans en 2024. À cette occasion, Fabien Gay, directeur de l'Huma, a échangé avec le public, évoquant les difficultés économiques et contraintes auxquelles est confronté le média, mais aussi ses atouts et réussites.
La Société des lectrices et lecteurs de l’Humanité (S2LH-38) organise un repas républicain ce samedi 12 octobre à Saint-Martin-d’Hères, pour soutenir financièrement le journal, avec son directeur Fabien Gay. L’association prévoyait 120 convives pour les 120 ans de l’Huma, mais accueillera finalement 140 invités.
L'ancien musée de peinture, à Grenoble, accueille jusqu'au 19 octobre l'exposition Vénus, portée par le centre d'art Spacejunk. Principal objectif : sensibiliser les femmes à l'importance de la prévention et du dépistage du cancer du sein. Une initiative qui fait écho à la pétition initiée par le PCF pour le remboursement intégral des soins liés à cette maladie.
Mon Ciné, à Saint-Martin-d’Hères, accueillait une « ciné-rencontre » consacrée à la mémoire ouvrière, dimanche 29 septembre. Au menu : la projection de deux documentaires, suivie d’un débat en présence d’anciens ouvriers et ouvrières des usines martinéroises.
Le Vog accueille une exposition de l’artiste Pascale Parrein rendant hommage à Louis Armstrong, du 7 septembre au 12 octobre 2024, à Fontaine.
Comme nous l’avons écrit précédemment, les Isérois ont la chance de pouvoir découvrir jusqu’au 21 juillet, au Musée de Grenoble, une remarquable et immanquable exposition Miró. S’ils ne savent pas ensuite où partir en vacances, s’ils en ont encore les moyens financiers, je leur recommande un séjour en Lorraine à l’occasion duquel ils pourront, en particulier, visiter la ville de Metz (même s’ils l’ont déjà fait) et voir l’exposition André Masson au Centre Pompidou-Metz, intitulée Il n’y a pas de monde achevé.