Échirolles. La voiture de la maire Amandine Demore incendiée volontairement

Par Manuel Pavard

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Amandine Demore à la tribune lors du rassemblement organisé, en novembre 2024, pour réclamer un commissariat de plein exercice à Échirolles.
Amandine Demore a annoncé ce lundi 2 février que son véhicule de service avait été incendié volontairement dans la nuit du 12 au 13 janvier, devant son domicile. La maire d'Échirolles dénonce un acte d'intimidation lié à son action contre le trafic de stupéfiants. Menaces qui ne font, selon elle, que renforcer sa détermination.

Les faits datent d’il y a qua­si­ment trois semaines mais n’ont été dévoi­lés publi­que­ment que ce lun­di 2 février, via un com­mu­ni­qué d’A­man­dine Demore. « Dans la nuit du 12 au 13 jan­vier, mon véhi­cule de ser­vice a été incen­dié volon­tai­re­ment », raconte la maire d’É­chi­rolles. Les flammes se sont en outre pro­pa­gées à deux autres véhi­cules, sta­tion­nés aux côtés de sa voi­ture, sur le par­king de sa rési­dence échi­rol­loise.

L’en­quête ouverte par la police, à la suite de son dépôt de plainte, n’a pas encore per­mis d’in­ter­pel­ler des sus­pects. Néan­moins, pour l’é­dile com­mu­niste, aucun doute : « Il s’agit d’un acte d’intimidation lié à mon com­bat, mon action réso­lue et mes prises de posi­tions contre le nar­co­tra­fic. »

« Cet acte d’intimidation ne me fera pas taire »

Pas ques­tion, pour elle, de céder d’un pouce face aux menaces et pres­sions. « Cet acte d’in­ti­mi­da­tion ne me fera pas taire », assène Aman­dine Demore. Au contraire, celui-ci ne fait que « ren­for­cer [sa] déter­mi­na­tion à agir avec force contre ce poi­son que repré­sente le nar­co­tra­fic pour nos villes et les popu­la­tions les plus pré­caires qui en subissent les consé­quences au quo­ti­dien ».

Aman­dine Demore et les élus de la majo­ri­té lors de l’hom­mage ren­du le 22 novembre à Meh­di Kes­sa­ci — frère du mili­tant éco­lo­giste Amine Kes­sa­ci — assas­si­né à Mar­seille. © Sali­ma Neki­keche

La maire d’É­chi­rolles salue par ailleurs les nom­breux témoi­gnages de sym­pa­thie et de sou­tien adres­sés dès le len­de­main de l’in­cen­die par diverses per­son­na­li­tés. Et de citer notam­ment ses échanges avec la pré­fète de l’I­sère ain­si que les mes­sages reçus du pro­cu­reur de la Répu­blique de Gre­noble et même du ministre de l’In­té­rieur. Elle les remer­cie, tout comme « les forces de l’ordre et les ser­vices de la Ville pour leur accom­pa­gne­ment dans ce moment dif­fi­cile ».

« Un récent rap­port du Sénat avait poin­té les risques d’ingérence et de pres­sion du nar­co­tra­fic dans les échéances élec­to­rales à venir », sou­ligne éga­le­ment Aman­dine Demore, qui avait déjà lan­cé un aver­tis­se­ment à ce sujet lors de l’hom­mage ren­du à Meh­di Kes­sa­ci, assas­si­né le 13 novembre à Mar­seille. « Nous y sommes aujourd’hui confron­tés à Échi­rolles », conclut celle qui bri­gue­ra un nou­veau man­dat de maire en mars pro­chain.

Aman­dine Demore a annon­cé le 29 novembre der­nier sa can­di­da­ture pour les muni­ci­pales 2026 à Échi­rolles.

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