Ligne SNCF Grenoble / Veynes-Dévoluy : investir sur le long terme
Par Travailleur Alpin
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« Des travaux d’assurance pour le long terme, pas des rustines ! » C’est l’avertissement que lance le Collectif de l’Étoile ferroviaire de Veynes (CEFV) — collectif citoyen réunissant cheminots et usagers — après l’évaluation à 118 millions d’euros du coût des travaux de rénovation de la ligne ferroviaire Grenoble / Gap (surnommée la « ligne des Alpes ») par SNCF Réseau.

« Rien n’est acquis », insiste le collectif. Le dossier de la concertation, ouverte en ligne du 15 septembre au 15 octobre, stipule en effet que les études sont en cours jusqu’en début 2027. C’est à l’issue de ces études que le montant et le programme technique des travaux prévus en 2028 et 2029 seront définitivement arrêtés. Sur cette base, des conventions de financement seront alors établies entre SNCF Réseau, l’État, les régions Auvergne-Rhône-Alpes (AuRA) et Provence-Alpes-Côte‑d’Azur (PACA). Le collectif demande aux principaux financeurs de préciser la clef de répartition entre les différentes parties, ainsi que les lignes budgétaires sur lesquelles s’inscrit l’opération de rénovation de la ligne.
Des garanties sur le financement des travaux et le service TER après les JO
Cette prudence est d’autant plus fondée que les déclarations d’intention se sont multipliées de la part de la Région AuRA, qui a dernièrement fait état du déblocage d’une enveloppe de 300 millions d’euros pour améliorer le trafic ferroviaire à l’occasion des prochains Jeux olympiques et paralympiques d’hiver en 2030, dans les Alpes françaises. « Ce que l’on craint, c’est qu’au-delà de cet effet d’annonce, les travaux financés dans les années à venir soient beaucoup moindres que ce qui est effectivement annoncé dans un premier temps », indique Éric Gilbert, membre du collectif. « Nous réclamons des garanties sur le financement des travaux et la qualité du service TER après les Jeux olympiques. »

Le Collectif de l’Étoile ferroviaire de Veynes entend ainsi continuer à se battre pour une offre TER performante. Il rappelle en outre que les fréquents retards et les suppressions de train sont une conséquence de l’insuffisance d’entretien de cette ligne où s’enchaînent viaducs et tunnels. « Pour l’instant, c’est une aventure de prendre cette ligne », souligne d’ailleurs le sénateur de l’Isère Guillaume Gontard, qui attend « des engagements sur la façon dont cette ligne va être utilisée, en termes de fréquence et de cadencement des trains ».
Améliorer le trafic ferroviaire, une nécessité pour le climat
Le maire de Pont-de-Claix Christophe Ferrari fait quant à lui le lien avec le « projet de RER métropolitain », autre moyen de « relier la métropole grenobloise à l’ensemble du territoire » et qui, lui aussi, est « toujours pavé de belles intentions ». L’ex-président de la Métropole de Grenoble promet donc d’être vigilant, prévenant : « Pas un euro ne doit manquer aux 118 millions ! »

Pour les militants communistes présents (Willy Pepelnjak, Sylvie Loyau, Ambroise Di Dio et François Simon), l’amélioration et le développement du trafic ferroviaire sont également déterminants pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, à l’origine du réchauffement climatique. La réorganisation des modes de transport, en privilégiant le rail et les transports en commun, est l’une des propositions contenues dans le Plan climat du PCF, pour lequel écologie et social relèvent du même combat.
François Simon


