Ligne SNCF Grenoble / Veynes-Dévoluy : investir sur le long terme

Par Travailleur Alpin

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Les membres du Collectif de l'Étoile ferroviaire de Veynes, entouré d'élus (le conseiller départemental Thierry Badouard, le sénateur Guillaume Gontard, le conseiller municipal et métropolitain Gilles Namur) et de militants communistes du territoire, au terme du rassemblement devant la gare de Grenoble, le 16 octobre.
Le Collectif de l’Etoile ferroviaire de Veynes organisait un rassemblement, en présence d'élus de gauche et d'une délégation du PCF, vendredi 16 octobre, devant la gare de Grenoble, afin que les travaux de rénovation de la ligne Grenoble / Veynes-Dévoluy / Gap fassent l’objet d'investissements sur le long terme, de nature à garantir le maintien de cet axe de communication vital pour le développement économique et le déplacement des populations, notamment dans les relations domicile-travail et domicile-études. Une réaction aux annonces de SNCF Réseau évoquant un montant de 118 millions d'euros pour les études et travaux. Mais sans garanties suffisantes, selon le collectif.

« Des tra­vaux d’assurance pour le long terme, pas des rus­tines ! » C’est l’avertissement que lance le Col­lec­tif de l’É­toile fer­ro­viaire de Veynes (CEFV) — col­lec­tif citoyen réunis­sant che­mi­nots et usa­gers — après l’évaluation à 118 mil­lions d’euros du coût des tra­vaux de réno­va­tion de la ligne fer­ro­viaire Gre­noble / Gap (sur­nom­mée la « ligne des Alpes ») par SNCF Réseau.

En décembre 2022, après deux ans de tra­vaux, le train fai­sait son retour sur la ligne des Alpes, ici à Lus-la-Croix-Haute.

« Rien n’est acquis », insiste le col­lec­tif. Le dos­sier de la concer­ta­tion, ouverte en ligne du 15 sep­tembre au 15 octobre, sti­pule en effet que les études sont en cours jusqu’en début 2027. C’est à l’issue de ces études que le mon­tant et le pro­gramme tech­nique des tra­vaux pré­vus en 2028 et 2029 seront défi­ni­ti­ve­ment arrê­tés. Sur cette base, des conven­tions de finan­ce­ment seront alors éta­blies entre SNCF Réseau, l’État, les régions Auvergne-Rhône-Alpes (AuRA) et Provence-Alpes-Côte‑d’Azur (PACA). Le col­lec­tif demande aux prin­ci­paux finan­ceurs de pré­ci­ser la clef de répar­ti­tion entre les dif­fé­rentes par­ties, ain­si que les lignes bud­gé­taires sur les­quelles s’inscrit l’opération de réno­va­tion de la ligne.

Des garanties sur le financement des travaux et le service TER après les JO

Cette pru­dence est d’autant plus fon­dée que les décla­ra­tions d’intention se sont mul­ti­pliées de la part de la Région AuRA, qui a der­niè­re­ment fait état du déblo­cage d’une enve­loppe de 300 mil­lions d’euros pour amé­lio­rer le tra­fic fer­ro­viaire à l’occasion des pro­chains Jeux olym­piques et para­lym­piques d’hi­ver en 2030, dans les Alpes fran­çaises. « Ce que l’on craint, c’est qu’au-delà de cet effet d’annonce, les tra­vaux finan­cés dans les années à venir soient beau­coup moindres que ce qui est effec­ti­ve­ment annon­cé dans un pre­mier temps », indique Éric Gil­bert, membre du col­lec­tif. « Nous récla­mons des garan­ties sur le finan­ce­ment des tra­vaux et la qua­li­té du ser­vice TER après les Jeux olym­piques. »

Willy Pepeln­jak et Ambroise Di Dio, mili­tants com­mu­nistes pré­sents au ras­sem­ble­ment.

Le Col­lec­tif de l’É­toile fer­ro­viaire de Veynes entend ain­si conti­nuer à se battre pour une offre TER per­for­mante. Il rap­pelle en outre que les fré­quents retards et les sup­pres­sions de train sont une consé­quence de l’in­suf­fi­sance d’entretien de cette ligne où s’en­chaînent via­ducs et tun­nels. « Pour l’ins­tant, c’est une aven­ture de prendre cette ligne », sou­ligne d’ailleurs le séna­teur de l’I­sère Guillaume Gon­tard, qui attend « des enga­ge­ments sur la façon dont cette ligne va être uti­li­sée, en termes de fré­quence et de caden­ce­ment des trains ».

Améliorer le trafic ferroviaire, une nécessité pour le climat

Le maire de Pont-de-Claix Chris­tophe Fer­ra­ri fait quant à lui le lien avec le « pro­jet de RER métro­po­li­tain », autre moyen de « relier la métro­pole gre­no­bloise à l’en­semble du ter­ri­toire » et qui, lui aus­si, est « tou­jours pavé de belles inten­tions ». L’ex-pré­sident de la Métro­pole de Gre­noble pro­met donc d’être vigi­lant, pré­ve­nant : « Pas un euro ne doit man­quer aux 118 mil­lions ! »

Syl­vie Loyau repré­sen­tait éga­le­ment, aux côtés d’Am­broise Di Dio, la délé­ga­tion du PCF Isère.

Pour les mili­tants com­mu­nistes pré­sents (Willy Pepeln­jak, Syl­vie Loyau, Ambroise Di Dio et Fran­çois Simon), l’amélioration et le déve­lop­pe­ment du tra­fic fer­ro­viaire sont éga­le­ment déter­mi­nants pour réduire les émis­sions de gaz à effet de serre, à l’origine du réchauf­fe­ment cli­ma­tique. La réor­ga­ni­sa­tion des modes de trans­port, en pri­vi­lé­giant le rail et les trans­ports en com­mun, est l’une des pro­po­si­tions conte­nues dans le Plan cli­mat du PCF, pour lequel éco­lo­gie et social relèvent du même com­bat.

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