Roussillon. La CGT dénonce les profiteurs de guerre

Par Daniel Oriol

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La CGT rappelle la citation de l'écrivain Anatole France : « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels. »
Au moment où Total multiplie ses profits par cinq tandis que l’aide aux entreprises sans contreparties constitue le premier budget de l’État, la CGT appelle à la mobilisation pour la paix et demande la taxation des profits.

En cette veille de com­mé­mo­ra­tion du 8 Mai 45, à l’i­ni­tia­tive du syn­di­cat CGT muti­pro des retrai­té-es, sou­te­nu par l’u­nion locale Rous­sillon /Beaurepaire, ain­si que  cer­taines bases syn­di­cales pré­sentes s’est tenue une confé­rence de presse ce jeu­di 7 mai. L’en­jeu est de mettre la paix au centre des pré­oc­cu­pa­tions du syn­di­cat qui sou­ligne que la lutte entre les dif­fé­rents impé­ria­lismes, pour des rai­sons éco­no­miques et de domi­na­tion, la diplo­ma­tie est délais­sée pour pri­vi­lé­gier des conflits armés relan­çant la course aux arme­ments.

L’his­toire montre que les guerres ne règlent jamais les conflits. Il est urgent de mettre l’exi­gence de paix au cœur des reven­di­ca­tions, les peuples n’ayant jamais inté­rêt à la guerre, ils en sont les vic­times ! Ana­tole France disait : « On croit mou­rir pour la patrie, on meurt pour des indus­triels. »

« Environnement favorable »

La CGT le tra­duit ain­si aujourd’­hui par des pro­fi­teurs de guerre. Exemple Total Ener­gies qui encaisse 5,8 mil­liards de dol­lars de béné­fices au pre­mier tri­mestre ! Cette entre­prise se réjouit de « l’environnement favo­rable » qui lui per­met d’en­cais­ser un résul­tat net 5,3 fois supé­rieur à l’an­née pré­cé­dente à la même époque. Pen­dant que les poches des action­naires se rem­plissent, des mil­lions de per­sonnes voient leur fac­ture éner­gé­tique explo­ser.

Il est donc urgent que le gou­ver­ne­ment mette fin à cette situa­tion en taxant plus for­te­ment les pro­fits, en bais­sant les taxes et les marges. Cela pour­rait aus­si com­pen­ser la part que l’E­tat pré­lève en taxes sur le car­bu­rant en arrê­tant de sub­ven­tion­ner les grandes entre­prises béné­fi­ciant lar­ge­ment des 211 mil­liards d’eu­ros d’aides pré­le­vées sur le bud­get natio­nal.

La situa­tion pour les familles n’est plus tenable avec plu­sieurs cen­taines d’eu­ros dépen­sées chaque mois uni­que­ment pour le car­bu­rant. Avec d’autres, ces dis­po­si­tions peuvent rendre pos­sible le prix du car­bu­rant à 1,20€ le litre ! 

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