Municipales. Le PCF Grenoble alerte sur le « programme dangereux » d’Alain Carignon
Par Travailleur Alpin
/

« Avec Laurence Ruffin les 15 et 22 mars, battons la droite et son programme dangereux pour Grenoble ! » Un double appel lancé par la section de Grenoble-Meylan du PCF, dans un communiqué daté du 3 mars. À l’approche du premier tour des municipales, dimanche 15 mars, les communistes souhaitaient en effet alerter les électeurs sur « les graves menaces que fait peser le candidat Alain Carignon (LR) sur l’avenir de Grenoble et des Grenoblois·es ».

Dans cette campagne, soulignent-ils, « M. Carignon tente de faire oublier qu’il a souillé l’honneur de notre ville avec ses multiples condamnations judiciaires pour corruption, abus de biens sociaux, faux et usage de faux ». Ce qui ne l’a pas empêché d’être adoubé par Bruno Retailleau ni de recevoir le soutien des représentants locaux de la majorité présidentielle, illustration du « mépris de la droite et des macronistes pour Grenoble ».
Coupes budgétaires, suppression de services municipaux, privatisations
Son passé judiciaire n’est cependant pas le seul élément que le leader de l’opposition municipale de droite essaye d’escamoter. « Il y a une autre chose que M. Carignon tente de faire oublier : son programme politique », affirme ainsi le PCF Grenoble, appelant les Grenoblois à ne pas en « sous-estimer la dangerosité ».

De fait, les « promesses alléchantes » et démagogiques vendues par le candidat LR cachent de vraies « mesures de régression sociale ». Et les communistes grenoblois d’évoquer les « 80 millions d’euros de coupes budgétaires », soit « l’équivalent d’environ 1300 postes d’agents municipaux (un quart des effectifs) » ou encore « la suppression de services municipaux (urbanisme, propreté, patrimoine arboré), sous prétexte de ‘doublons’ avec la Métropole ».
Mais Alain Carignon entend aussi « renouer avec les privatisations, qui avaient d’ailleurs fait ses plus grands faits d’arme en matière de corruption ». Et il prône « le laxisme et le libéralisme en matière de droit au logement », s’inquiète la section PCF, qui cite notamment « la fin du permis de louer qui garantit aujourd’hui la sécurité des locataires, la vente à la découpe de logements sociaux ».

Autres points de son programme, dénoncent les communistes, « la suppression des ‘places aux enfants’ aménagées devant les écoles, qui permettent aujourd’hui de sécuriser et tranquilliser les enfants et familles dans leurs déplacements », et « la casse du Centre communal d’action sociale de Grenoble, pourtant l’un des plus dynamiques de France, en transférant ses compétences à la Métropole ».
« Grenoble a besoin d’un tout autre projet, axé sur la solidarité, la justice sociale et climatique, la démocratie locale. C’est le projet que portent les communistes, aux côtés de citoyen·nes et de onze formations politiques rassemblées avec Laurence Ruffin. »
Face à cela, une alternative, estime le PCF Grenoble : l’union de la gauche, incarnée par le bulletin Laurence Ruffin. Car « Grenoble a besoin d’un tout autre projet, axé sur la solidarité, la justice sociale et climatique, la démocratie locale, conclut le parti. C’est le projet que portent les communistes, aux côtés de citoyen·nes et de onze formations politiques rassemblées avec Laurence Ruffin. »


