Municipales. Le PCF Grenoble alerte sur le « programme dangereux » d’Alain Carignon

Par Travailleur Alpin

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Alain Carignon, président du groupe d'opposition de droite, lors d'un rassemblement contre l'autorisation du burkini dans les piscines grenobloises, en mai 2022.
À quelques jours du premier tour de l'élection municipale, la section de Grenoble-Meylan du PCF alerte sur la dangerosité du programme d'Alain Carignon pour l'avenir de Grenoble. Pointant les "mesures de régression sociale" défendues par le candidat LR, les communistes appellent à battre la droite dans les urnes en se rassemblant derrière Laurence Ruffin, tête de liste de l'union de la gauche écologiste et citoyenne.

« Avec Lau­rence Ruf­fin les 15 et 22 mars, bat­tons la droite et son pro­gramme dan­ge­reux pour Gre­noble ! » Un double appel lan­cé par la sec­tion de Gre­noble-Mey­lan du PCF, dans un com­mu­ni­qué daté du 3 mars. À l’ap­proche du pre­mier tour des muni­ci­pales, dimanche 15 mars, les com­mu­nistes sou­hai­taient en effet aler­ter les élec­teurs sur « les graves menaces que fait peser le can­di­dat Alain Cari­gnon (LR) sur l’avenir de Gre­noble et des Grenoblois·es ».

Face au dan­ger Cari­gnon, les com­mu­nistes appellent à sou­te­nir le pro­jet por­té par Lau­rence Ruf­fin et la liste d’u­nion de la gauche.

Dans cette cam­pagne, sou­lignent-ils, « M. Cari­gnon tente de faire oublier qu’il a souillé l’honneur de notre ville avec ses mul­tiples condam­na­tions judi­ciaires pour cor­rup­tion, abus de biens sociaux, faux et usage de faux ». Ce qui ne l’a pas empê­ché d’être adou­bé par Bru­no Retailleau ni de rece­voir le sou­tien des repré­sen­tants locaux de la majo­ri­té pré­si­den­tielle, illus­tra­tion du « mépris de la droite et des macro­nistes pour Gre­noble ».

Coupes budgétaires, suppression de services municipaux, privatisations

Son pas­sé judi­ciaire n’est cepen­dant pas le seul élé­ment que le lea­der de l’op­po­si­tion muni­ci­pale de droite essaye d’es­ca­mo­ter. « Il y a une autre chose que M. Cari­gnon tente de faire oublier : son pro­gramme poli­tique », affirme ain­si le PCF Gre­noble, appe­lant les Gre­no­blois à ne pas en « sous-esti­mer la dan­ge­ro­si­té ».

Le pro­gramme de la droite faci­li­te­rait la spé­cu­la­tion immo­bi­lière, au détri­ment du droit au loge­ment.

De fait, les « pro­messes allé­chantes » et déma­go­giques ven­dues par le can­di­dat LR cachent de vraies « mesures de régres­sion sociale ». Et les com­mu­nistes gre­no­blois d’é­vo­quer les « 80 mil­lions d’eu­ros de coupes bud­gé­taires », soit « l’équivalent d’environ 1300 postes d’agents muni­ci­paux (un quart des effec­tifs) » ou encore « la sup­pres­sion de ser­vices muni­ci­paux (urba­nisme, pro­pre­té, patri­moine arbo­ré), sous pré­texte de ‘dou­blons’ avec la Métro­pole ».

Mais Alain Cari­gnon entend aus­si « renouer avec les pri­va­ti­sa­tions, qui avaient d’ailleurs fait ses plus grands faits d’arme en matière de cor­rup­tion ». Et il prône « le laxisme et le libé­ra­lisme en matière de droit au loge­ment », s’in­quiète la sec­tion PCF, qui cite notam­ment « la fin du per­mis de louer qui garan­tit aujourd’hui la sécu­ri­té des loca­taires, la vente à la découpe de loge­ments sociaux ».

Alain Cari­gnon entend notam­ment sup­pri­mer les « Places aux enfants » amé­na­gées devant les écoles (ici devant l’é­cole Paul-Bert, à l’Île verte).

Autres points de son pro­gramme, dénoncent les com­mu­nistes, « la sup­pres­sion des ‘places aux enfants’ amé­na­gées devant les écoles, qui per­mettent aujourd’hui de sécu­ri­ser et tran­quilli­ser les enfants et familles dans leurs dépla­ce­ments », et « la casse du Centre com­mu­nal d’action sociale de Gre­noble, pour­tant l’un des plus dyna­miques de France, en trans­fé­rant ses com­pé­tences à la Métro­pole ».

« Gre­noble a besoin d’un tout autre pro­jet, axé sur la soli­da­ri­té, la jus­tice sociale et cli­ma­tique, la démo­cra­tie locale. C’est le pro­jet que portent les com­mu­nistes, aux côtés de citoyen·nes et de onze for­ma­tions poli­tiques ras­sem­blées avec Lau­rence Ruf­fin. »

Face à cela, une alter­na­tive, estime le PCF Gre­noble : l’u­nion de la gauche, incar­née par le bul­le­tin Lau­rence Ruf­fin. Car « Gre­noble a besoin d’un tout autre pro­jet, axé sur la soli­da­ri­té, la jus­tice sociale et cli­ma­tique, la démo­cra­tie locale, conclut le par­ti. C’est le pro­jet que portent les com­mu­nistes, aux côtés de citoyen·nes et de onze for­ma­tions poli­tiques ras­sem­blées avec Lau­rence Ruf­fin. »

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