La Rampe — Échirolles. Ballet junior de l’Opéra national de Paris
Par Régine Hausermann
/

Allegro brillante
La soirée débute avec une chorégraphie de Georges Balanchine (1904–1983) pour cinq danseurs et cinq danseuses, réglé sur le Concerto pour piano n°3 de Piotr Ilyitch Tchaïkovski. L’atmosphère est joyeuse pour ce ballet que son créateur décrivait « comme un concentré de techniques chorégraphiques classiques contenues dans un espace et un temps restreints ». Seize minutes, il n’en a pas fallu plus pour nous convaincre de la virtuosité de ces cinq jeunes couples.
Cantate 51
Le deuxième ballet est signé Maurice Béjart (1927–2007) sur une musique de Jean-Sébastien Bach. Là encore, la tonalité est joyeuse pour célébrer l’Annonciation, cette séquence biblique où l’ange Gabriel annonce à Marie la naissance d’un fils, incarnation divine. Là encore, les quatre couples nous éblouissent par leur qualité technique et leur expressivité.
Requiem for a rose
On saute quelques décennies avec la chorégraphie d’Annabelle López Ochoa (née en 1973). On quitte les costumes aux tons très doux pour des danseurs et danseuses habillé·es de jupes d’un rouge éclatant. Sur une musique de Franz Schubert, les corps des treize artistes tourbillonnent et exaltent la puissance de l’amour durant une vingtaine de minutes.

Mi Favorita
Le quatrième ballet est chorégraphié par José Martinez, directeur du Junior Ballet et ancien danseur étoile de l’Opéra de Paris, né en 1969. Pendant presque une demi-heure et sur une musique de Donizetti, les neuf couples — garçons en justaucorps rouges et filles en tutus rouges – jouent avec le public en solo, en duo ou en groupe. Accents de musique espagnole, rythmes enlevés, José Martinez rend hommage aux nombreux chorégraphes qui ont nourri sa carrière de danseur étoile : Marius Petitpa, Rudolf Noureev, William Forsythe et Balanchine. Et le public se régale !


