Grenoble. Les partis de gauche dénoncent le projet de fermeture de quatre bureaux de poste
Par Luc Renaud
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Grenoble n’est pas épargnée par la vague de fermeture de bureaux de poste : quatre bureaux sont concernés, parmi les 471 disparitions annoncées au niveau national. Il s’agit des bureaux de Bajatière, Stalingrad, les Eaux claires et l’Île verte.
Le collectif « J’aime ma poste », engagé dans la lutte contre ces fermetures, annonce aujourd’hui avoir reçu le soutien de neuf mouvement et partis politiques : ADES , Les Ecologistes , Génération S , GO citoyenneté , L’Après , LFI , PCF , PS , Réseau Citoyen Grenoble. A l’initiative du collectif qui regroupe usagers, syndicalistes, élus, unions de quartiers, citoyens, une pétition papier et une pétition en ligne circulent.
La direction de la poste invoque la diminution du volume du courrier postal. Un argument que réfutent les mouvements et partis grenoblois dans une déclaration commune. « Le volume du courrier baisse, c’est vrai, mais celui des colis explose et le travail des guichetiers s’est intensifié. » Et de noter que « le bureau Alsace-Lorraine avait une forte fréquentation, il a quand même été fermé ». Tandis que les bureaux de Malherbe et celui de Fontaine n’avaient dû leur salut qu’à la mobilisation des usagers du service public.
Un chiffre d’affaires postal en hausse de treize milliards en dix ans
Les mouvements et partis voient une autre origine à cette frénésie de fermetures. « Le groupe la poste casse le service public de la poste pour augmenter ses profits : le résultat net pour 2025 s’élève à 1 milliard 200 millions et le chiffre d’affaires postal a augmenté de 13 milliards d’euros en 10 ans, porté notamment par le boom du colis », s’indignent-ils.
Et de noter par ailleurs que « le gouvernement soutient cette stratégie. Pire, il l’accompagne puisqu’il veut réduire de 50 millions le financement de la présence postale dans les territoires et sa politique de casse est la même dans tous les services publics l’hôpital, la justice, l’éducation nationale qui connaît en ce moment un puissant mouvement social que nous soutenons ».
Les neufs organisations signataires appellent à soutenir les actions entreprises par le collectif « J’aime ma poste » et appellent « les habitantes et habitants de Grenoble à se mobiliser pour dire non à la fermeture des bureaux de poste, oui au maintien et au développement du service public de la poste ».
Le collectif « J’aime ma poste » participera à la manifestation du 5 novembre et donne rendez-vous avenue Alsace-Lorraine au départ du cortège.


