Sept bureaux de poste isérois menacés de fermeture

Par Luc Renaud

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Le 17 juin 2025, la réouverture de la poste de l'avenue Jean Perrot avait été fêtée par un "rassemblement petit déjeuner". L'aboutissement de plusieurs mois de mobilisation.
Les bureaux de poste de Froges, Tencin, Charavines et, à Grenoble, Bajatière, Eaux-Claires, Stalingrad et Île Verte sont menacés de fermeture. Ce que la direction de la poste qualifie de modification des modalités de la présence postale. Une évolution signifie généralement le déplacement du bureau chez un commerçant devenu « relais postal », la prise en charge de la poste par une municipalité ou la fermeture pure et simple.

Sept bureaux de poste en Isère, dont quatre à Gre­noble. C’est le nombre d’établissements dont la direc­tion de la poste vient d’annoncer la fer­me­ture. Ou plus exac­te­ment selon elle, de rendre publique devant les ins­tances du per­son­nel une liste qui recense les « sites sur les­quels La Poste pour­rait enga­ger une réflexion et une concer­ta­tion dans le cadre de sa conven­tion tri­par­tite avec l’État et les maires de France, afin d’identifier les solu­tions de pré­sence pos­tale les mieux adap­tées aux besoins des habi­tants et aux réa­li­tés locales. »  Autre manière d’afficher le même objec­tif.

Ces fer­me­tures s’inscrivent dans le cadre d’une pers­pec­tive natio­nale, celle de la sup­pres­sion de 471 bureaux. Le col­lec­tif « J’aime ma poste » s’en indigne. C’est un choix poli­tique « qui dure depuis plu­sieurs années, sacri­fiant des mil­liers de bureaux. C’est le ser­vice public qui est dans le collima­teur et il n’est pas le seul : l’hôpital et la san­té se portent très mal, la jus­tice étouffe sous le manque de moyens, l’éducation natio­nale est délais­sée, pro­vo­quant le puis­sant mou­ve­ment actuel », constate le col­lec­tif.

1,2 milliard de résultat net l’an dernier

Ce choix ne sau­rait être jus­ti­fié par des dif­fi­cul­tés éco­no­miques : « Le groupe la poste et le gou­ver­ne­ment ont fait le choix de la ren­ta­bi­li­té plu­tôt que du ser­vice public : le résul­tat net pour 2025 s’élève à 1 mil­liard 200 mil­lions et le chiffre d’affaires pos­tal a aug­men­té de 13 mil­liards d’euros en dix ans, por­té notam­ment par le boom du colis. »

Le col­lec­tif appelle donc les habi­tants et les forces poli­tiques à se mobi­li­ser. « Il y a urgence : la poste veut fer­mer Baja­tière et Sta­lin­grad d’ici la fin de l’année ! ».

Des péti­tions sont en cir­cu­la­tion et des ini­tia­tives ont déjà été prises sur les mar­chés de l’Abbaye et de l’Île verte. Le col­lec­tif « J’aime ma poste » annonce sa déter­mi­na­tion à « empê­cher ce mau­vais coup » et appelle « usa­gers, pos­tiers, habi­tants, élus, syn­di­cats, union de quar­tiers » à se ras­sem­bler « pour défendre le ser­vice public de la poste ».

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