Canicules. Le moment pour la mise en œuvre de la gratuité des transports

Par Luc Renaud

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Des transports gratuits et une offre accrue de bus et de trams pour faire face à l'augmentation de la fréquentation.
L’UGDTP souligne que la réduction des émissions de gaz à effet de serre – qui sont à l’origine de la multiplication des canicules – passe notamment par la mise en œuvre de la gratuité des transports publics.

La suc­ces­sion des cani­cules conduit l’Union pour la gra­tui­té et le déve­lop­pe­ment des trans­ports publics à deman­der à nou­veau la mise en œuvre de la gra­tui­té des trans­ports publics dans l’aire gre­no­bloise.

L’organisation rap­pelle que « même si le phé­no­mène est inédit par son inten­si­té, ce n’est pas une sur­prise, tout est connu : depuis sa créa­tion en 1988, le GIEC alerte, rap­port après rap­port, sur le dérè­gle­ment cli­ma­tique pro­vo­qué par les émis­sions de gaz à effet de serre, et ses consé­quences catas­tro­phiques ». L’UGDTP constate qu’alors que les pou­voirs publics envi­sagent un réchauf­fe­ment de 4 degrés, « on voit ce que cela donne » à 1,5 degré, seuil aujourd’hui pra­ti­que­ment atteint. « Il faut arrê­ter avec les demi-mesures et agir sur les causes.  En France les trans­ports sont res­pon­sables de 34 % de l’émission des gaz à effet de serre et que pour les réduire, il faut favo­ri­ser un usage mas­sif des trans­ports en com­mun », estime le col­lec­tif qui sou­ligne les bons résul­tats obte­nus en terme de fré­quen­ta­tion par les agglo­mé­ra­tions – l’Artois, 650 000 habi­tants, depuis jan­vier der­nier – qui ont déjà opté pour la gra­tui­té.

D’où des reven­di­ca­tions au pre­mier rang des­quelles l’instauration par Gre­noble Alpes métro­pole de « la gra­tui­té des trans­ports en com­mun pour toutes et tous le week-end, dans la pers­pec­tive de la gra­tui­té totale demain ».

Pour l’UGDTP, « c’est urgent est c’est avant tout une ques­tion de volon­té poli­tique. Conti­nuer comme si de rien n’était, main­tien du sta­tu quo ou avec des amé­lio­ra­tions à la marge, ne sont pas des options. Il n’y a de place pour l’inaction ou des demi mesures. »

L’Union pour la gra­tui­té et le déve­lop­pe­ment des trans­ports publics conclut : « Vivre bien en pré­ser­vant la pla­nète, c’est pos­sible, et c’est main­te­nant ! »

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