Métropole. D’ex-élus de gauche appellent « à la raison » et à voter pour Guillaume Lissy
Par Manuel Pavard
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Le triste spectacle donné jeudi 23 avril par le conseil métropolitain les a poussés à « sortir de [leur] réserve pour appeler à la responsabilité » alors que l’élection à la présidence de la Métropole de Grenoble, reprogrammée ce jeudi 30 avril, est « au point mort », déplorent-ils. L’un a même occupé le poste tant convoité : Marc Baietto, ancien maire d’Eybens et président de la Métro de 2010 à 2014. Deux autres, Françoise Gerbier et Françoise Cloteau ont été maires respectivement de Venon et Champagnier, la première étant toujours conseillère départementale communiste tandis que la seconde fut vice-présidente métropolitaine. Enfin, Gérard Darcueil a, lui, été vice-président de la communauté de communes du Sud-Grenoblois — intercommunalité « absorbée » par Grenoble Alpes Métropole en 2014.

Se présentant comme « d’anciens élus de petites communes », ils mettent en garde le groupe représentant ces dernières contre le piège d’une coalition avec la droite, dans cette déclaration intitulée « Métropole : retrouver la raison ». Un tacle visant également — sans le nommer — Raphaël Guerrero, soutenu à la fois par les « petites communes » (le groupe NMC), le centre et la droite.
« Un tour de passe-passe délétère »
« Compter sur les voix du groupe d’Alain Carignon – voire du RN – pour remporter une élection au nom des ‘petites communes’, dans une alliance avec une droite qui, si ses maires doivent être respectés, demeure minoritaire sur le territoire, serait un tour de passe-passe délétère », avertissent les quatre élus. Un tel scénario conduirait à la « catastrophe », assure le quatuor, qui craint un « blocage institutionnel » et la « mise en danger des politiques métropolitaines de solidarités et de progrès ».

« L’avenir du territoire ne peut pas dépendre des fractures qui se sont ouvertes durant le dernier mandat », estiment-ils par ailleurs, allusion aux divisions de la gauche ayant émaillé les séances du conseil métropolitain, ces six dernières années. Alors, que faire ? Marc Baietto, Françoise Gerbier, Françoise Cloteau et Gérard Darcueil prônent « un retour à la raison » et le « respect de la volonté de la majorité des électeurs de la métropole ».
Guillaume Lissy « peut incarner la voie de l’apaisement »
La conclusion s’impose d’elle-même, selon eux : « Nous appelons les conseillers métropolitains à voter pour Guillaume Lissy, maire d’une commune de taille moyenne, conseiller métropolitain expérimenté, démocrate à l’écoute de tous : il peut incarner la voie de l’apaisement en tant qu’animateur d’un exécutif de gauche ouvert sur toutes les sensibilités du territoire. » On saura ce jeudi soir si leur vœu a été exaucé.


