Métropole. D’ex-élus de gauche appellent « à la raison » et à voter pour Guillaume Lissy

Par Manuel Pavard

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Le maire de Seyssinet-Pariset Guillaume Lissy, victime d'un malaise juste avant le troisième tour décisif le 23 avril, est vu par les quatre anciens élus comme le plus à même de réunir une majorité, tout en sortant du blocage institutionnel.
Plusieurs ex-élus de gauche signent une déclaration commune en vue de l'élection à la présidence de Grenoble Alpes Métropole, qui se tiendra ce jeudi 30 avril. Après le blocage observé la semaine précédente, l'ancien président de la Métropole Marc Baietto ainsi que Françoise Gerbier, Françoise Cloteau et Gérard Darcueil, tous ex-maires et/ou vice-présidents communautaires, appellent les conseillers métropolitains à la responsabilité et au respect du vote des électeurs. D'où le seul choix possible, selon eux : "voter pour Guillaume Lissy", candidat de l'union de la gauche.

Le triste spec­tacle don­né jeu­di 23 avril par le conseil métro­po­li­tain les a pous­sés à « sor­tir de [leur] réserve pour appe­ler à la res­pon­sa­bi­li­té » alors que l’é­lec­tion à la pré­si­dence de la Métro­pole de Gre­noble, repro­gram­mée ce jeu­di 30 avril, est « au point mort », déplorent-ils. L’un a même occu­pé le poste tant convoi­té : Marc Baiet­to, ancien maire d’Ey­bens et pré­sident de la Métro de 2010 à 2014. Deux autres, Fran­çoise Ger­bier et Fran­çoise Clo­teau ont été maires res­pec­ti­ve­ment de Venon et Cham­pa­gnier, la pre­mière étant tou­jours conseillère dépar­te­men­tale com­mu­niste tan­dis que la seconde fut vice-pré­si­dente métro­po­li­taine. Enfin, Gérard Dar­cueil a, lui, été vice-pré­sident de la com­mu­nau­té de com­munes du Sud-Gre­no­blois — inter­com­mu­na­li­té « absor­bée » par Gre­noble Alpes Métro­pole en 2014.

Fran­çoise Ger­bier, conseillère dépar­te­men­tale com­mu­niste et maire de Venon de 2008 à 2020, l’une des quatre signa­taires de la décla­ra­tion.

Se pré­sen­tant comme « d’an­ciens élus de petites com­munes », ils mettent en garde le groupe repré­sen­tant ces der­nières contre le piège d’une coa­li­tion avec la droite, dans cette décla­ra­tion inti­tu­lée « Métro­pole : retrou­ver la rai­son ». Un tacle visant éga­le­ment — sans le nom­mer — Raphaël Guer­re­ro, sou­te­nu à la fois par les « petites com­munes » (le groupe NMC), le centre et la droite.

« Un tour de passe-passe délétère »

« Comp­ter sur les voix du groupe d’Alain Cari­gnon – voire du RN – pour rem­por­ter une élec­tion au nom des ‘petites com­munes’, dans une alliance avec une droite qui, si ses maires doivent être res­pec­tés, demeure mino­ri­taire sur le ter­ri­toire, serait un tour de passe-passe délé­tère », aver­tissent les quatre élus. Un tel scé­na­rio condui­rait à la « catas­trophe », assure le qua­tuor, qui craint un « blo­cage ins­ti­tu­tion­nel » et la « mise en dan­ger des poli­tiques métro­po­li­taines de soli­da­ri­tés et de pro­grès ».

Après l’in­ter­mi­nable séance du 23 avril, mar­quée par 18 sus­pen­sions de séances et près de 13 heures d’at­tente, le conseil métro­po­li­tain se réunit de nou­veau le 30 avril pour élire son pré­sident.

« L’avenir du ter­ri­toire ne peut pas dépendre des frac­tures qui se sont ouvertes durant le der­nier man­dat », estiment-ils par ailleurs, allu­sion aux divi­sions de la gauche ayant émaillé les séances du conseil métro­po­li­tain, ces six der­nières années. Alors, que faire ? Marc Baiet­to, Fran­çoise Ger­bier, Fran­çoise Clo­teau et Gérard Dar­cueil prônent « un retour à la rai­son » et le « res­pect de la volon­té de la majo­ri­té des élec­teurs de la métro­pole ».

Guillaume Lissy « peut incarner la voie de l’apaisement »

La conclu­sion s’im­pose d’elle-même, selon eux : « Nous appe­lons les conseillers métro­po­li­tains à voter pour Guillaume Lis­sy, maire d’une com­mune de taille moyenne, conseiller métro­po­li­tain expé­ri­men­té, démo­crate à l’écoute de tous : il peut incar­ner la voie de l’apaisement en tant qu’animateur d’un exé­cu­tif de gauche ouvert sur toutes les sen­si­bi­li­tés du ter­ri­toire. » On sau­ra ce jeu­di soir si leur vœu a été exau­cé.

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