La Rampe — Échirolles. Ballet junior de l’Opéra national de Paris

Par Régine Hausermann

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Cantate 51 © Julien Benhamou
Jeudi 22 janvier 2026 – Les talents du Junior Ballet de l’Opéra national de Paris, créé en 2024, ont interprété quatre pièces de célèbres chorégraphes classiques et néo-classiques devant une salle pleine. Ils ont entre 18 et 25 ans, sont originaires de nombreux horizons et nous ont émerveillé·es par leur technique et leur grâce. Quand l’art rend heureux !

Allegro brillante

La soi­rée débute avec une cho­ré­gra­phie de Georges Balan­chine (1904–1983) pour cinq dan­seurs et cinq dan­seuses, réglé sur le Concer­to pour pia­no n°3 de Pio­tr Ilyitch Tchaï­kovs­ki. L’atmosphère est joyeuse pour ce bal­let que son créa­teur décri­vait « comme un concen­tré de tech­niques cho­ré­gra­phiques clas­siques conte­nues dans un espace et un temps res­treints ». Seize minutes, il n’en a pas fal­lu plus pour nous convaincre de la vir­tuo­si­té de ces cinq jeunes couples.

Cantate 51

Le deuxième bal­let est signé Mau­rice Béjart (1927–2007) sur une musique de Jean-Sébas­tien Bach. Là encore, la tona­li­té est joyeuse pour célé­brer l’Annonciation, cette séquence biblique où l’ange Gabriel annonce à Marie la nais­sance d’un fils, incar­na­tion divine. Là encore, les quatre couples nous éblouissent par leur qua­li­té tech­nique et leur expres­si­vi­té.

Requiem for a rose

On saute quelques décen­nies avec la cho­ré­gra­phie d’Annabelle López Ochoa (née en 1973). On quitte les cos­tumes aux tons très doux pour des dan­seurs et dan­seuses habillé·es de jupes d’un rouge écla­tant. Sur une musique de Franz Schu­bert, les corps des treize artistes tour­billonnent et exaltent la puis­sance de l’amour durant une ving­taine de minutes.

Requiem for a rose © Julien Ben­ha­mou

Mi Favorita

Le qua­trième bal­let est cho­ré­gra­phié par José Mar­ti­nez, direc­teur du Junior Bal­let et ancien dan­seur étoile de l’Opéra de Paris, né en 1969. Pen­dant presque une demi-heure et sur une musique de Doni­zet­ti, les neuf couples — gar­çons en jus­tau­corps rouges et filles en tutus rouges – jouent avec le public en solo, en duo ou en groupe. Accents de musique espa­gnole, rythmes enle­vés, José Mar­ti­nez rend hom­mage aux nom­breux cho­ré­graphes qui ont nour­ri sa car­rière de dan­seur étoile : Marius Petit­pa, Rudolf Nou­reev, William For­sythe et Balan­chine. Et le public se régale !

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