« Des enfants à la rue à Fontaine ! Inacceptable »

Par Edouard Schoene

/

Image principale
Rassemblement devant l’hôtel de ville de Fontaine, le 1er février en fin d’après-midi.

Plusieurs collectifs militants appelaient mercredi 1er février à un rassemblement devant la mairie de Fontaine, en fin d’après midi, pour demander une solution urgente d’hébergement de familles à la rue.

Des dizaines de per­sonnes ont répon­du à l’appel. Tour à tour les repré­sen­tants de RESF (Réseau édu­ca­tion sans fron­tières), FCPE 38 (asso­cia­tions de parents d’élèves), des syn­di­ca­listes de la FSU, des res­pon­sables de Droit au loge­ment (DAL) et des ensei­gnants ont pris la parole. Des enfants sco­la­ri­sés au col­lège Jules Val­lès et dans les écoles pri­maire et mater­nelle Paul Lan­ge­vin sont à la rue alors « qu’ils devraient être héber­gés par l’Etat qui ne res­pecte pas ses propres lois (incon­di­tion­na­li­té de l’hébergement garan­tie par le code d’action sociale des familles art L345‑2–2) ».
RESF-Grenoble/

Un mili­tant de RESF Gre­noble.

Les mili­tants qui appe­laient au ras­sem­ble­ment rap­pellent que « les centres d’hébergement sont satu­rés et inadap­tés (en par­ti­cu­lier loin des écoles), les condi­tions de vie y sont indignes. La pré­fec­ture a d’ailleurs été condam­née en mai 2021 pour l’insalubrité des centres, le man­que­ment aux condi­tions d’hygiènes et l’insuffisance de l’alimentation four­nie aux per­sonnes héber­gées ». Les orga­ni­sa­teurs du ras­sem­ble­ment ont été reçus la veille, mar­di, par M. Lon­go, maire de Fon­taine. Les mili­tants asso­cia­tifs attendent une réponse récla­mant que la ville exige que l’État assume ses res­pon­sa­bi­li­tés et prenne en atten­dant des mesures, notam­ment en acti­vant le droit à réqui­si­tion et en met­tant les familles à l’abri. Des ques­tions ont été sou­le­vées : pour­quoi ne pas réha­bi­li­ter d’urgence le centre « chauve sou­ris » ; pour­quoi murer les loge­ments qui accueillaient des familles en face du mar­ché Mar­cel Cachin en atten­dant leur démo­li­tion ?
Ecoles-occupees-Grenoble/

Partager cet article

Avant de partir

Votre soutien compte pour nous

Le Travailleur alpin vit depuis 1928 grâce à l’engagement de ses lecteurs. Aujourd’hui encore, ce média propose un autre regard sur vos espoirs, vos luttes, vos aspirations. Une voix unique dans la presse d’information départementale.

Pour protéger l’indépendance du Travailleur alpin, assurer son développement, vos dons nous sont précieux – nous assurons leur traitement en partenariat avec la fondation l’Humanité en partage.

Merci d’avance.

Faire un don défiscalisé maintenant

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *