Roussillon. Le conseil régional adopte un vœu de soutien à la fabrication du paracétamol
Par Luc Renaud
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Quel sera l’avenir de l’usine de production du principe actif du paracétamol, à Roussillon, dans l’Isère rhodanienne ? Les élus communistes s’en inquiètent. Son plan de charge n’est en effet pas assuré et ses éventuelles difficultés auraient des conséquences pour l’ensemble de la plateforme chimique et du tissu économique roussillonais. C’est pourtant une usine qui vient d’être construite, qui est unique en Europe, et qui utilise des procédés considérablement moins polluants que ceux en vigueur par le passé en Europe et actuellement encore en Chine ou aux Etats-Unis.
Adopté à l’unanimité
Le dossier a été évoqué lors de la réunion du 22 octobre du conseil régional. Eric Hours, conseiller régional communiste, a proposé l’adoption d’un vœu afin de permettre à la région de prendre position. Il l’a été à l’unanimité.
Les élus de la région Auvergne-Rhône-Alpes demandent ainsi « au président de la République et au Premier ministre de garantir la réussite du lancement industriel et commercial de l’unité, ainsi que sa montée en charge » ou encore « des engagements précis et vérifiables concernant la création et le maintien des emplois, la formation, les conditions de travail et le recours aux entreprises sous-traitantes du territoire » mais aussi « la création d’un comité de suivi, associant l’État, la Région, les collectivités concernées, Seqens, le GIE Osiris, les clients industriels et les représentants des salariés ».
La demande de contrôle de l’utilisation des fonds publics rejetée
Eric Hours, à l’initiative de ce vote, se félicite de l’engagement affiché du conseil régional à soutenir la pérennité de cette unité de production. On notera toutefois que la droite régionale a refusé la proposition initiale de l’élu communiste qui comportait la demande d’un contrôle de l’emploi des fonds publics qui ont financé l’investissement du groupe Sequens pour un tiers de l’enveloppe globale.
Les élus communistes du pays roussillonais vont maintenant proposer aux conseils municipaux concernés ainsi qu’au conseil de la communauté de communes d’adopter ce même vœu afin de manifester publiquement leur soutien à l’activité de la plateforme chimique. Parallèlement, les élus communistes vont prendre langue avec l’union locale CGT et le syndicat CGT de la plateforme chimique de Roussillon afin d’envisager concrètement une série d’actions utile à l’activité économique et à la souveraineté nationale dans le domaine du médicament.


