Roussillon. Le conseil régional adopte un vœu de soutien à la fabrication du paracétamol

Par Luc Renaud

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Les élus communistes du Pays roussillonais se sont retrouvés le 30 septembre au Péage-de-Roussillon pour appeler à la vigilance quant aux conditions de démarrage de l'usine de paracétamol.
À l’initiative du conseiller régional communiste Eric Hours, le conseil régional Auvergne-Rhône Alpes a adopté un vœu qui demande « au président de la République et au Premier ministre de garantir la réussite du lancement industriel et commercial de l’unité, ainsi que sa montée en charge ». Un soutien à la mise en service de l’usine du groupe Seqens destinée à la fabrication du principe actif du paracétamol.

Quel sera l’avenir de l’usine de pro­duc­tion du prin­cipe actif du para­cé­ta­mol, à Rous­sillon, dans l’Isère rho­da­nienne ? Les élus com­mu­nistes s’en inquiètent. Son plan de charge n’est en effet pas assu­ré et ses éven­tuelles dif­fi­cul­tés auraient des consé­quences pour l’ensemble de la pla­te­forme chi­mique et du tis­su éco­no­mique rous­sillo­nais. C’est pour­tant une usine qui vient d’être construite, qui est unique en Europe, et qui uti­lise des pro­cé­dés consi­dé­ra­ble­ment moins pol­luants que ceux en vigueur par le pas­sé en Europe et actuel­le­ment encore en Chine ou aux Etats-Unis.

Adopté à l’unanimité

Le dos­sier a été évo­qué lors de la réunion du 22 octobre du conseil régio­nal. Eric Hours, conseiller régio­nal com­mu­niste, a pro­po­sé l’adoption d’un vœu afin de per­mettre à la région de prendre posi­tion. Il l’a été à l’unanimité.

Les élus de la région Auvergne-Rhône-Alpes demandent ain­si « au pré­sident de la Répu­blique et au Pre­mier ministre de garan­tir la réus­site du lan­ce­ment indus­triel et com­mer­cial de l’unité, ain­si que sa mon­tée en charge » ou encore « des enga­ge­ments pré­cis et véri­fiables concer­nant la créa­tion et le main­tien des emplois, la for­ma­tion, les condi­tions de tra­vail et le recours aux entre­prises sous-trai­tantes du ter­ri­toire » mais aus­si « la créa­tion d’un comi­té de sui­vi, asso­ciant l’État, la Région, les col­lec­ti­vi­tés concer­nées, Seqens, le GIE Osiris, les clients indus­triels et les repré­sen­tants des sala­riés ».

La demande de contrôle de l’utilisation des fonds publics rejetée

Eric Hours, à l’initiative de ce vote, se féli­cite de l’engagement affi­ché du conseil régio­nal à sou­te­nir la péren­ni­té de cette uni­té de pro­duc­tion. On note­ra tou­te­fois que la droite régio­nale a refu­sé la pro­po­si­tion ini­tiale de l’élu com­mu­niste qui com­por­tait la demande d’un contrôle de l’emploi des fonds publics qui ont finan­cé l’investissement du groupe Sequens pour un tiers de l’enveloppe glo­bale.

Les élus com­mu­nistes du pays rous­sillo­nais vont main­te­nant pro­po­ser aux conseils muni­ci­paux concer­nés ain­si qu’au conseil de la com­mu­nau­té de com­munes d’adopter ce même vœu afin de mani­fes­ter publi­que­ment leur sou­tien à l’activité de la pla­te­forme chi­mique. Paral­lè­le­ment, les élus com­mu­nistes vont prendre langue avec l’union locale CGT et le syn­di­cat CGT de la pla­te­forme chi­mique de Rous­sillon afin d’envisager concrè­te­ment une série d’actions utile à l’activité éco­no­mique et à la sou­ve­rai­ne­té natio­nale dans le domaine du médi­ca­ment.

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