Roussillon. Les lycéens s’expriment
Par Daniel Oriol
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Le 6 octobre, lors de la journée nationale d’action des lycéens, les responsables de l’union locale CGT de Roussillon/ Beaurepaire ont rencontré des élèves concernés. Ils ont alors décidé d’organiser ensemble une conférence de presse afin de faire connaître les soucis rencontrés sur la cité scolaire de l’Edit à Roussillon. Ce 9 octobre donc, Sarah, Léna, Brajan et Fares tous élèves de première ont pu s’entretenir avec les journalistes locaux.
Ils ont tenu à souligner l’importance du contact avec une structure syndicale qui leur permet de se faire entendre car les médias télévisés ne retracent en majorité que les actes de violence. Pour eux, ce point presse est un tremplin pour qu’on les écoute !

Sarah, Léna, Brajan et Fares se sot exprimés sur les revendications lycéennes, nationales, mais également locales.
Les lycéen·nes ont évoqué notamment les emplois du temps surchargés, le manque de professeurs, les infrastructures dégradées. L’isolation du bâtiment, pourtant refaite à neuf récemment, n’est pas efficace. L’organisation de l’accueil au restaurant scolaire est à revoir : la file d’attente est très longue empêchant certain·es de prendre leur repas. Le gymnase (qui fait partie des compétences de la communauté de communes) ne peut plus recevoir du public, les lycéens ont donc l’obligation de se déplacer, limitant de ce fait le nombre d’heures de pratique du sport. L’infirmière scolaire est présente un jour par semaine, il n’y a pas de psychologue.
Ils se posent la question du règlement interdisant le port de capuche ou bonnet dans la cour… même s’il pleut !
Les lycéen·nes n’ont aucune confiance dans les annonces gouvernementales et jugent celles-ci comme une tentative de pourrissement du mouvement.
La CGT apporte son soutien plein et entier aux lycéens mobilisés, continuera à l’apporter dans le respect des demandes des élèves.


