Atos ou le naufrage de la gestion patronale

Par Luc Renaud

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À Echirolles, le site Atos ne reçoit plus qu’une minorité de salariés du groupe Atos. La conséquence de la vente à la découpe subie par ce qui fut l’un des leaders mondiaux de l’informatique logicielle. La CGT demande la nationalisation du groupe aujourd’hui sous la coupe de fonds spéculatifs anglo-saxons et hollandais. Avant qu’il ne soit trop tard : le second volet de la catastrophe industrielle est annoncé pour 2029-2032. Décryptage.

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Pascal Besson et Emmanuel Kilgus, coordinateurs des syndicats CGT du groupe Atos.

Atos, l’informatique des Jeux olym­piques… Ça, c’était avant. Les Jeux, Dis­ney aux Etats-Unis… comptent par­mi les contrats per­dus par ce qui fut un géant mon­dial des entre­prises de ser­vices numé­riques.

La vente à la découpe est pas­sée par là. Des « ces­sions d’actifs », comme on dit dans le lan­gage bour­sier, impo­sées par les fonds spé­cu­la­tifs qui ont pris la direc­tion du navire, avec un cri­tère unique : réduire la dette. « Même les res­sources humaines, l’essentiel de la valeur d’une entre­prise qui pro­duit du tra­vail intel­lec­tuel, sont dans le col­li­ma­teur ; il faut réduire la masse sala­riale », constate Emma­nuel Kil­gus, coor­di­na­teur des syn­di­cats CGT du groupe Atos. Et de citer des aug­men­ta­tions de salaire « peau de cha­grin », des attaques contre le télé­tra­vail, des licen­cie­ments… ce que la CGT appelle « un plan social à bas bruit ». Au point que les ingé­nieurs et tech­ni­ciens qui sont res­tés chez Atos regardent avec une pointe d’envie ceux qui sont par­tis avec la vente de Bull : « Eux, ils sont des aug­men­ta­tions, et Bull embauche. »

122 000 en 2019, 56 000 aujourd’hui

De ventes de sec­teurs entiers de l’entreprise en départs de sala­riés qui trouvent mieux ailleurs, cette stra­té­gie du court terme a obte­nu des résul­tats : 18 000 sala­riés en France en 2015, 8000 aujourd’hui, 122 000 au niveau mon­dial en 2019, 56 000 aujourd’hui. À Echi­rolles, de mille sala­riés, le groupe Atos n’en emploie plus aujourd’hui que 250 – dans les mêmes locaux, 500 ex-Atos tra­vaillent pour le groupe Alten et 250 autres pour Bull.

Pour la CGT, c’est la consé­quence de la stra­té­gie indus­trielle mise en œuvre sous la direc­tion de Thier­ry Bre­ton – P‑DG du groupe de 2009 à 2019 avant d’être nom­mé com­mis­saire euro­péen char­gé de la poli­tique indus­trielle. Avec une déci­sion emblé­ma­tique : l’achat en 2018 de l’entreprise amé­ri­caine Syn­tel pour un mon­tant de 3,4 mil­liards d’euros, qui fut le pre­mier à être finan­cé par le recours à la dette. Cette crois­sance externe a été mas­sive : de 2008 à 2022, qua­rante-trois entre­prises ont été acquises par le groupe Atos. Un rap­port séna­to­rial du 30 avril 2024 pré­cise que « les prix d’ac­qui­si­tion ont été com­mu­ni­qués pour seule­ment neuf d’entre elles, les­quelles repré­sen­taient un total attei­gnant de l’ordre de 6,5 mil­liards d’euros. Le prix d’a­chat des 34 autres acqui­si­tions n’a en revanche pas été ren­du public. » Dans ce même rap­port, on apprend aus­si que « l’ac­qui­si­tion de Xerox ITO en juin 2015, pour laquelle Atos a ver­sé 811 mil­lions d’euros […] s’est por­tée sur une entre­prise active sur un mar­ché en décrois­sance ».

Droit dans le mur de la dette

Une stra­té­gie patro­nale qui a conduit droit dans le « mur de la dette », résul­tat dont les syn­di­ca­listes n’exonèrent cepen­dant pas l’État. Atos tra­vaille pour la défense natio­nale (des sys­tèmes infor­ma­tiques du Rafale, par exemple), les sites gou­ver­ne­men­taux comme celui de la direc­tion des finances, la carte vitale et « Mon espace san­té », la cyber­sé­cu­ri­té… Plus de 70 % de l’activité d’Atos en France est liée à la com­mande publique. De fait, l’entreprise, certes pri­vée, n’en est pas moins étroi­te­ment imbri­quée aux rouages de l’État. En témoignent par ailleurs les fré­quents allers et retours de diri­geants entre l’entreprise et la tête de l’État : Thier­ry Bre­ton, ministre de l’Economie de 2005 à 2009 ; Edouard Phi­lippe, nom­mé au conseil d’administration en 2020 ; Nico­las Bazire. admi­nis­tra­teur de la socié­té de 2009 à 2020, direc­teur de cabi­net d’Edouard Bal­la­dur à Mati­gnon, de 1993 à 1995…

Souveraineté

Et « si l’État avait bou­gé entre 2019 et 2023, on n’en serait pas là », sou­ligne Pas­cal Bes­son, coor­di­na­teur adjoint des syn­di­cats CGT du groupe. Bou­ger, c’est-à-dire tenir compte des alertes et des pro­po­si­tions de la CGT, par exemple, qui crai­gnait à l’époque « une catas­trophe indus­trielle de grande ampleur » met­tant en cause la sou­ve­rai­ne­té natio­nale. Dès 2023, le groupe com­mu­niste à l’Assemblée natio­nale dépo­sait un pro­jet de loi pour natio­na­li­ser Atos. En 2024, la CGT avan­çait un pro­jet chif­fré. Fabien Rous­sel inter­pel­lait le ministre de l’Economie en octobre 2024. Les 22 octobre et 5 novembre 2025, le groupe LFI dépo­sait des amen­de­ments au pro­jet de loi de finances en vue de la natio­na­li­sa­tion d’Atos.

Nationaliser, la responsabilité d’un État stratège

Aujourd’hui, la CGT estime la natio­na­li­sa­tion plus que jamais néces­saire, compte tenu des enjeux de sou­ve­rai­ne­té – même si les super­cal­cu­la­teurs et l’informatique des cen­trales nucléaires ont été ven­dus à l’État et à Alten – asso­ciés aux ser­vices ren­dus par Atos à la popu­la­tion fran­çaise.

La natio­na­li­sa­tion, c’est aus­si ce que pré­co­nise le rap­port daté du 9 juin der­nier de la com­mis­sion d’enquête de l’Assemblée natio­nale sur la pré­da­tion des capa­ci­tés pro­duc­tives fran­çaises par les fonds spé­cu­la­tifs pré­si­dé par Emma­nuel Man­don, dépu­té Modem, et dont la rap­por­teure est Auré­lie Trou­vé, dépu­tée LFI : « Natio­na­li­ser les acti­vi­tés stra­té­giques d’Atos, en prio­ri­té les acti­vi­tés de sys­tèmes de mis­sions cri­tiques (MCS) et de cyber­sé­cu­ri­té » , peut-on lire dans sa recom­man­da­tion n°35.

Un État stra­tège pour reprendre la main, tout par­ti­cu­liè­re­ment dans des domaines plus sen­sibles que jamais.

Le site d’A­tos à Echi­rolles, inau­gu­ré le 20 octobre 2022.
Qui possède Atos ?

Le 24 octobre 2024, le tri­bu­nal de com­merce de Nan­terre a approu­vé le plan de sau­ve­garde accé­lé­rée qui a conver­ti en actions Atos une par­tie des créances cor­res­pon­dant aux dettes de la socié­té. 2,9 mil­liards de dettes ont ain­si été trans­for­més en capi­tal : les créan­ciers, majo­ri­tai­re­ment des fonds spé­cu­la­tifs, sont deve­nus pro­prié­taires du groupe. Ces fonds pos­sèdent aujourd’hui entre un quart et un tiers du capi­tal d’Atos : ils dis­posent de fait du contrôle de la stra­té­gie du groupe, le reste de l’actionnariat étant émiet­té entre une mul­ti­tude de petits por­teurs.

Ces action­naires prin­ci­paux, au nombre de quatre sont : Mel­qart Asset Mana­ge­ment et Tre­si­dor Invest­ment Mana­ge­ment basés à Londres, D. E. Shaw & Co. LP basé à New-York, et ING Bank N.V., une banque d’investissement, basée à Amster­dam.

Les déci­sions de ces­sion d’actif, de réor­ga­ni­sa­tion, de choix de déve­lop­pe­ment sont ain­si sou­mises à l’approbation de ces fonds anglo-amé­ri­cains et hol­lan­dais.

La structure juridique du groupe

Pour vali­der la conver­sion de dettes en capi­tal, les fonds d’investissement anglo-saxons ont exi­gé la modi­fi­ca­tion du sta­tut juri­dique du groupe Atos. Les entre­prises rele­vant du groupe Atos ont ain­si été englo­bées dans une double hol­ding, Dut­ch­Co / Lux­Co, basée en Hol­lande, le droit néer­lan­dais offrant des garan­ties ren­for­cées sur les actifs du groupe.

Cette restruc­tu­ra­tion sous droit néer­lan­dais per­met aux créan­ciers pro­prié­taires de sécu­ri­ser leurs « nan­tis­se­ments », c’est-à-dire la mise en gage des actifs des socié­tés du groupe Atos : en cas de défaillance lors des rem­bour­se­ments pré­vus à par­tir de 2029, les fonds spé­cu­la­tifs pour­raient se payer sur la bête.

61000

sala­riés

dans le monde en mars 2026. En 2024, Atos était encore pré­sent dans 69 pays et comp­tait 95 140 sala­riés dans le monde, dont 11 600 en France répar­tis sur 30 sites sur l’ensemble du ter­ri­toire. Avec un chiffre d’affaires mon­dial s’établissant à 10,7 mil­liards d’euros en 2023, dont 1,96 réa­li­sé en France.
Deux ans plus tard, en mars 2026, ils ne sont plus que 61000 dans le monde – avec un objec­tif annon­cé par le groupe de 55 000 pour fin 2026 – et 8 000 en France. Le résul­tat de nom­breuses ces­sions de filiales et d’activités, et du retrait de pays comme l’Italie, les pays scan­di­naves ou l’Amérique du Sud. À Échi­rolles, Atos qui a comp­té jusqu’à mille sala­riés, n’en emploie plus que deux cent cin­quante – les 750 autres qui tra­vaillent tou­jours sur le site, sont employés dans des socié­tés qui ont rache­té des acti­vi­tés d’Atos.
Le chiffre d’affaires d’Atos s’élève à 8 mil­liards sur l’exercice 2025, moins un quart en deux ans.
Sept direc­teurs géné­raux se sont suc­cé­dés entre 2019 et 2025 après le départ de Thier­ry Bre­ton, plu­sieurs ayant exer­cé moins d’un an.

La connec­tique du Rafale, l’a­vion de chasse de Das­sault, est gérée par Atos.

Défense nationale, ce que révèle l’affaire Avantix

Garantir l’indépendance technologique de l’armée française dans le contexte « d’accords de financement » avec des fonds spéculatifs étrangers… la quadrature du cercle pour la direction d’Atos

Avan­tix est une filiale du groupe Atos. Elle assure les acti­vi­tés de fabri­ca­tion logi­cielle pour les armées incluant entre autres le sys­tème d‘information Scor­pion de l’armée de terre, les connec­tiques du Rafale, des logi­ciels de com­bats et de com­mu­ni­ca­tion de la marine natio­nale, Arte­mis logi­ciel de ren­sei­gne­ment, sans oublier les télé­phones sécu­ri­sés Auxy­lium… Rai­son pour laquelle l’État dis­pose d’un droit de contrôle sur Avan­tix, dit « action de pré­fé­rence ».

Mais Avan­tix ne ras­semble pas la tota­li­té des acti­vi­tés mili­taires du groupe. Au point qu’en 2025, la Direc­tion géné­rale de l’armement s’en était émue. Des sys­tèmes sen­sibles sous contrôle étran­ger après la restruc­tu­ra­tion de 2024, pour résu­mer. Rai­son pour laquelle la direc­tion d’Atos a enga­gé en sep­tembre 2025 une consul­ta­tion du comi­té social et éco­no­mique com­pé­tent pour enga­ger le trans­fert de sala­riés vers la filiale Avan­tix.

Ils n’ont pas donné leur accord

L’opération ne s’est pas faite. Pour­quoi ? Le compte-ren­du de la réunion du CSE du 28 février 2026 apporte une réponse. « La finance et les créan­ciers n’ont pas don­né leur accord », « l’opération pour­rait ne pas se faire », « on ver­ra alors une autre solu­tion », répon­dait la direc­tion à une ques­tion de la CGT sur le sujet. Autre­ment dit, les « pro­prié­taires-créan­ciers » du groupe Atos refu­saient que ces acti­vi­tés sortent du péri­mètre des actifs consti­tuant « garan­tie de créances » pour les fonds spé­cu­la­tifs pro­prié­taires et intègrent Avan­tix, davan­tage contrô­lée par l’État.

« Le temps de faire une analyse juridique »

Offi­ciel­le­ment ce n’est pas le cas. Aux termes des décla­ra­tions du P‑DG du groupe devant la com­mis­sion d’enquête sur les fonds spé­cu­la­tifs de l’Assemblée natio­nale, « faire pas­ser des contrats d’une socié­té sous cau­tion à une socié­té qui ne l’est pas pose des ques­tions tech­niques. Nos créan­ciers n’ont stric­te­ment rien à voir avec cela, ils ne sont même pas au cou­rant. Sim­ple­ment, nous devons res­pec­ter un accord qui date de 2024 ». Et « le pro­jet a été mis en sus­pens le temps de faire une ana­lyse juri­dique et opé­ra­tion­nelle per­met­tant de s’assurer que le trans­fert serait fait en toute confor­mi­té par rap­port aux accords de finan­ce­ment notam­ment. »

Auré­lie Trou­vé, rap­por­teure de la com­mis­sion d’enquête, en conclut tou­te­fois dans son rap­port du 9 juin 2026 : « Cette séquence révèle que des trans­ferts d’activités com­por­tant des enjeux de défense natio­nale peuvent se voir blo­qués sinon frei­nés par des clauses contrac­tuelles pro­té­geant des créan­ciers finan­ciers étran­gers : c’est la sou­ve­rai­ne­té fran­çaise qui se trouve, de fac­to, subor­don­née à l’architecture capi­ta­lis­tique impo­sée par le plan de sau­ve­garde accé­lé­ré d’Atos de 2024. »

Le mur de la dette

La tran­sac­tion approu­vée en 2024 par le tri­bu­nal de com­merce de Nan­terre n’efface cepen­dant pas la tota­li­té de la dette du groupe, qui reste rede­vable de 3,5 mil­liards d’euros. Les rem­bour­se­ments sont dif­fé­rés à la période 2029–2032, moyen­nant 200 mil­lions d’euros d’intérêt comp­ta­bi­li­sés chaque année : le mur de la dette est sim­ple­ment déca­lé. Dans l’attente, les créan­ciers-action­naires ont obte­nu que toute ces­sion d’actif déclenche auto­ma­ti­que­ment un rem­bour­se­ment anti­ci­pé obli­ga­toire au béné­fice des créan­ciers.

Bull four­nit des machines, notam­ment uti­li­sées par les centres de don­nées.

Vente à la découpe

Un des acteurs mondiaux du paiement électronique, la gestion informatique du réseau national de transport d’électricité, les systèmes de commande des centrales nucléaires, la construction des super calculateurs… autant d’activités et d’entreprises qui ont quitté Atos depuis 2019.

Les dix der­nières années sont celles d’une longue suc­ces­sion de plans de réor­ga­ni­sa­tion et de ventes de fleu­rons de ce qui fai­sait Atos dans les années 2010.

La filiale World­line, l’un des acteurs mon­diaux du paie­ment élec­tro­nique, a été pro­gres­si­ve­ment ven­due à par­tir de 2019. À l’époque, c’était ce que l’on appelle une « usine à cash ».

En 2023 le groupe décide de se scin­der en deux, Evi­den d’un côté et Atos de l’autre. « Trois plans de réor­ga­ni­sa­tion interne en deux ans et demi se sont ain­si suc­cé­dé condui­sant à une scis­sion très contes­tée en deux enti­tés dont la per­ti­nence demeure encore à démon­trer. Et ce d’autant plus que le coût de ces plans est fara­mi­neux au regard de l’endettement de l’entreprise : plus de 700 M€, dont la moi­tié pour la scis­sion », peut-on lire à ce sujet dans le rap­port d’information séna­to­rial du 30 avril 2024.

700 millions d’euros pour découper l’entreprise en 2023

Atos Ita­lie est cédé en 2023, ain­si que les socié­tés Uni­fy et Ecoact.

Après la déci­sion du tri­bu­nal de com­merce d’octobre 2024, c’est la branche World­grid – assu­rant la ges­tion du Réseau de trans­port de l’électricité et les com­mandes des cen­trales nucléaires – qui est ven­due à Alten le 5 novembre 2024. « Cette entre­prise jouait un rôle majeur pour sta­bi­li­ser la tré­so­re­rie du groupe », note Emma­nuel Kil­gus, délé­gué CGT.

Atos Pays nor­diques est sor­ti du groupe en mars 2025.

Bull – 2 500 sala­riés, construc­tion de super­cal­cu­la­teurs et logi­ciels d’intelligence arti­fi­cielle – est ven­du à l’Agence de par­ti­ci­pa­tion de l’état le 31 mars 2026. Bull a empor­té la majo­ri­té des bre­vets du groupe (quelque 1500 sur 2000)). Aujourd’hui natio­na­li­sé, Bull embauche et a signé en août der­nier le plus impor­tant contrat de son his­toire d’une valeur de 388 mil­lions d’eu­ros avec la Fin­lande, pour four­nir un super­cal­cu­la­teur dans le cadre de l’En­tre­prise com­mune pour le cal­cul à haute per­for­mance euro­péen (EuroHPC).

Les acti­vi­tés d’Atos Amé­rique latine sont cédées le 30 avril 2026.

Ce qui demeure au sein du groupe Atos

– Atos pour les ser­vices : infra­struc­tures en nuage et héber­gées, ser­vices de cyber­sé­cu­ri­té, don­nées et intel­li­gence arti­fi­cielle, appli­ca­tions numé­riques, poste de tra­vail numé­rique, pla­te­formes intel­li­gentes et conseil.

Dans le sec­teur de la san­té et de la pro­tec­tion sociale, Atos est pres­ta­taire de la Caisse natio­nale de l’assurance mala­die pour l’espace numé­rique de san­té. Le groupe inter­vient éga­le­ment dans la ges­tion infor­ma­tique de la carte Vitale ain­si que dans l’infrastructure du por­tail Fran­ce­Con­nect. Atos assure la ges­tion infor­ma­tique d’impots.gouv.fr Dans le domaine de la défense, les actifs consi­dé­rés comme stra­té­giques sont cou­verts par une conven­tion de sécu­ri­té entre l’État et le groupe Atos. L’essentiel des actifs sen­sibles sont ras­sem­blés au sein de la hol­ding Evi­den Hol­ding France et de sa filiale opé­ra­tion­nelle Avan­tix, dans laquelle l’État détient une action de pré­fé­rence lui confé­rant des droits spé­ci­fiques. Atos est pres­ta­taire d’environ 150 col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales en matière de cyber­sé­cu­ri­té et de ges­tion finan­cière.

– Evi­den pour les pro­duits : pro­duits de cyber­sé­cu­ri­té, sys­tèmes de mis­sions cri­tiques, et ana­lyse vidéo aug­men­tée par l’intelligence arti­fi­cielle (IA).

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