« Gratuité totale des transport en commun pendant les jours de canicule ! »
Par Edouard Schoene
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Laurent Terrier exposait la situation : “72 départements en vigilance rouge, au plus fort de la vague de chaleur, des records de températures pulvérisées, c’était imprévisible ? Absolument pas. Il se passe malheureusement très exactement ce qu’avaient prévu les experts du GIEC. … Jeudi 25 juin, alors que la température moyenne du pays atteignait un record absolu, le président Macron a t salué le « gros travail » d’adaptation réalisé durant son quinquennat. On rit jaune…
• Allez en parler aux familles endeuillées (on compte déjà plus de 1000 morts prématurées liées à ce pic de chaleur).
• Allez en parler aux élèves et à leurs professeurs, qui se retrouvent dans des conditions littéralement intenables, dans des bâtiments scolaires absolument pas adaptés à ces chaleurs.
• Allez en parler aux personnels hospitaliers et aux patients, qui ont l’impression de revivre une situation équivalente au COVID, débordés, pas équipés…etc
…. »

Le représentant du collectif rappelle que celui-ci agit sur la question des transports en commun (TC), et précise que les transports, c’est la première source d’émissions de gaz à effet de serre en France, avec 34 % du total. Il faut donc dans ce domaine des mesures radicales et volontaristes pour favoriser un usage massif des transports en commun, et permettre à un maximum de gens d’utiliser leur voiture le moins possible. « Nous le disons depuis 2014 : on a plus le temps pour les demi-mesures ! » et de déclarer : « Il faut à la fois une offre de TC massivement développée, et une politique qui s’adresse à toutes et tous et incite toute la population à changer de mode de déplacement. C’est ce que permet la gratuité, qui assure un droit universel aux transports en commun. »
Il rappelle que la convention citoyenne Climat convoquée par la Métro il y a deux ans est arrivée aux mêmes conclusions que le collectif : développer massivement l’offre et aller vers la gratuité, en commençant par le week-end.
« L’an dernier, plus de 70 élus ont signé une tribune portée par Margot Belair et Jacqueline Madrennes allant dans le sens d’un choc d’offres et de la gratuité le week-end. De nombreuses listes victorieuses aux municipales ont porté ces mesures dans leur programme municipal. (45 élus au conseil métropolitain sur des listes ayant inclus la gratuité dans leur programme). »
Nous lui avons posé la question : “Au niveau national, est-ce qu’il y a des parlementaires qui s’emparent de vos revendications, notamment concernant une modification de la fiscalité. qui serait quand même une perspective.

Laurent Terrier : « Il y a les parlementaires, mais également les représentants de France urbaine, représentants des métropoles, qui sont allés rencontrer le Parlement pour demander une augmentation du versement mobilité. Il y a le GART, qui est le regroupement des autorités de régulation des transports, qui ont rencontré le Parlement pour demander une augmentation du versement mobilité. La métropole d’Aix-Marseille, qui n’est pas de gauche, demande à pouvoir être alignée sur le versement de mobilité de l’Île-de-France à 3%. Nous demanderons au conseil métropolitain, de prendre une position sur la revendication de déplafonner le versement en mobilité. Nous aussi, on aurait besoin d’un taux à 3 %. »
A l’issue de la conférence de presse qui précédait le rassemblement, Sonia Temelkovski, directrice de cabinet de M. Lissy, président de la Metro et Gilles Moreau, vice président de la Métro (énergie, air climat) sont venus excuser M. Lissy et assurer que les questions posées par l’UDGT seront étudiées, qu’un rendez vous pourra avoir lieu pour en discuter avec le collectif.
Les demandes immédiates du collectif :
- la gratuité totale des transport en commun pendant les jours de canicule (niveau orange et rouge) , • que les transports en commun climatisés soient prioritairement affectés là où il y a le plus de fréquentation,
- que des mesures soient prises pour que les personnels puissent travailler en sécurité pendant la canicule (mise à disposition de gilets thermiques),
- l’augmentation de la fréquence des tramways et des bus pour réduire l’attente aux arrêts, limiter le nombre de passagers à bord : les syndicats ont signalé à plusieurs reprises une rame de tramway avec des températures intérieures supérieures à 40°C. C’est insupportable lors que le bus ou le tramway est bondé. A court terme, Grenoble Alpes Métropole doit décider
- la mise en place de la gratuité le week-end,
- un plan d’investissement et d’embauches pour être capable de répondre à une hausse de la fréquentation avec de bonnes conditions de transport pour les usagers et les salarié.es de M TAG. À moyen terme, il faut mettre en œuvre la gratuité totale et le développement des transports publics. C’est une mesure écologique, sanitaire, sociale. C’est avant tout une question de volonté politique


