Roussillon. Près de 300 manifestants dans le cortège du 1er Mai

Par Daniel Oriol

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Un cortège intergénérationnel dans les rues de Roussillon.
Près de 300 personnes ont défilé dans les rues de Roussillon, vendredi 1er mai, pour la journée internationale de lutte des travailleurs et travailleuses. L'occasion pour l'UL CGT Roussillon Beaurepaire de défendre le 1er Mai face à l'offensive conjointe du gouvernement et du patronat, tout en appelant les manifestants à se mobiliser pour maintenir nos conquis sociaux et en gagner de nouveaux.

C’est au rythme de la Batu­ca­da de Jar­cieu que s’est élan­cé le cor­tège de quelque 300 manifestant·es, ven­dre­di 1er mai, à Rous­sillon. La mani­fes­ta­tion fut gaie bien que le cli­mat, tant inter­na­tio­nal que natio­nal, ne se prête pas à être joyeux. C’est d’ailleurs ce qu’An­tho­ny Mar­ti­nez, secré­taire de l’u­nion locale CGT Rous­sillon / Beau­re­paire, a tenu à cla­mer lors de son dis­cours.

Les musi­ciens de la Batu­ca­da Tri­bal’ Tchock de Jar­cieu ont ani­mé le départ de la mani­fes­ta­tion du 1er Mai.

Bien sûr, il abor­da la ten­ta­tive du gou­ver­ne­ment, télé­gui­dé par le patro­nat, de légi­fé­rer pour sup­pri­mer le 1er Mai, jour chô­mé et payé. Le 1er Mai n’est pour­tant pas un jour férié comme les autres. C’est en effet le jour déci­dé inter­na­tio­na­le­ment pour la com­mé­mo­ra­tion de tous les morts ayant lut­té pour leurs reven­di­ca­tions sala­riales. Héri­tage qu’il s’a­git aus­si de per­pé­tuer, afin de conqué­rir de nou­veaux droits. Avan­cer le volon­ta­riat comme ali­bi démontre la volon­té d’un patro­nat décom­plexé, prêt à impo­ser le tra­vail du 1er Mai sans reva­lo­ri­sa­tion.

Plu­tôt que de sup­pri­mer un jour férié, Sophie Binet demande d’ailleurs l’instauration d’un jour férié sup­plé­men­taire. La secré­taire géné­rale de la CGT réaf­firme ain­si le rôle et la place d’une orga­ni­sa­tion syn­di­cale qui porte et assume les luttes fémi­nistes, en récla­mant l’instauration du 8 mars comme jour férié et chô­mé. Ce qui per­met­trait de remettre en évi­dence une lutte trop sou­vent relé­guée à une simple « jour­née de la femme », occul­tant les com­bats menés par des cen­taines de femmes qui reven­diquent, à juste titre, l’égalité entre les femmes et les hommes.

Appel à la mobilisation et cap sur 2027

Antho­ny Mar­ti­nez évo­qua ensuite dans son dis­cours la paix par­tout sur la pla­nète. Car les guerres impé­ria­listes tuent pen­dant que les action­naires s’enrichissent.

La mani­fes­ta­tion du 1er mai a réuni envi­ron 300 per­sonnes à Rous­sillon.

Puis le secré­taire de l’UL enchaî­na sur la défense de la Sécu­ri­té sociale : 80 ans après sa créa­tion, jamais notre modèle de pro­tec­tion sociale n’a été autant atta­qué. Nous devons donc nous mobi­li­ser toutes et tous pour défendre, coûte que coûte, notre bien com­mun, notre Sécu. Le constat s’im­pose en effet. Notre sys­tème de san­té, finan­cé par la Sécu­ri­té sociale, est déman­te­lé pierre par pierre au pro­fit du pri­vé lucra­tif. Les déserts médi­caux plongent des mil­lions de per­sonnes dans une pré­ca­ri­té sani­taire inac­cep­table.

Le repré­sen­tant syn­di­cal ter­mi­na son dis­cours par l’é­vo­ca­tion des pro­chaines pré­si­den­tielles. Avec un rap­pel tout d’a­bord : celui d’un man­dat mar­qué par la mon­tée de l’extrême droite, alors que le macro­nisme avait fait cam­pagne pour être le rem­part aux idées nau­séa­bondes de ce cou­rant.

Les échéances de 2027 doivent mobi­li­ser toute la gauche. Il est urgent de mettre fin aux guerres d’ego et de construire une can­di­da­ture unique, avec un pro­gramme de rup­ture, un pro­gramme des « Jours heu­reux » bis, où l’humain prime sur le capi­tal. Après les applau­dis­se­ments nour­ris, les manifestant·es enton­nèrent Le Chif­fon rouge.

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