Soitec. La CGT pose ses conditions à un plan de départs volontaires

Par Luc Renaud

/

Image principale
Un fleuron de la microélectronique issu des travaux de recherche du CEA de Grenoble.
Le syndicat conditionne sa signature éventuelle à des mesures sur le pouvoir d’achat, les conditions de travail et l’organisation de l’entreprise pour faire face à une situation créée par « la fragilité d’une stratégie reposant sur la spéculation ».

Face aux dif­fi­cul­tés éco­no­miques qui affectent l’entreprise, la direc­tion de Soi­tec pro­pose actuel­le­ment aux orga­ni­sa­tions syn­di­cales d’ouvrir des négo­cia­tions sur une rup­ture conven­tion­nelle col­lec­tive, dis­po­si­tif qui s’apparente à un plan de départs volon­taires.

Le syn­di­cat se déclare prête « à exa­mi­ner la pos­si­bi­li­té d’un plan de départs volon­taires » mais pré­vient que « cela ne se fera pas au détri­ment des salarié.es qui res­te­ront. » C’est pour­quoi la CGT pose ses condi­tions à l’ouverture de négo­cia­tions sur cette rup­ture conven­tion­nelle.

Elle demande tout d’abord des garan­ties sur l’évolution de la charge de tra­vail pen­dant et après la mise en œuvre des départs volon­taires et le retour à des pro­cé­dures d’amélioration des condi­tions de tra­vail. Concer­nant le pou­voir d’achat – en cette période d’inflation des prix du car­bu­rant – la CGT demande l’ouverture de négo­cia­tions sur les primes de trans­port, de par­tage de la valeur, d’intéressement… et la garan­tie d’une aug­men­ta­tion des salaires au niveau de l’inflation. Enfin, le syn­di­cat demande une pré­sen­ta­tion de l’organisation de l’entreprise avant et après les départs, ain­si la par­ti­ci­pa­tion des orga­ni­sa­tions syn­di­cales à la défi­ni­tion du nombre de départs envi­sa­gés, glo­ba­le­ment et par caté­go­rie d’emploi.

« Nous avons exprimé nos préoccupations à plusieurs reprises »

La CGT n’en sou­ligne pas moins que « la gra­vi­té de la situa­tion actuelle » a des causes. « L’i­nac­tion de nos diri­geants depuis plu­sieurs mois est par­ti­cu­liè­re­ment alar­mante, estime le syn­di­cat qui ajoute : nous avons expri­mé nos pré­oc­cu­pa­tions à plu­sieurs reprises lors des réunions du CSE, et nos experts ont sou­li­gné la fra­gi­li­té d’une stra­té­gie repo­sant sur la spé­cu­la­tion, qui nous place aujourd’­hui dans une situa­tion extrê­me­ment déli­cate. »

La mise en œuvre d’un plan de départ volon­taire est condi­tion­née à l’accord de la CGT, syn­di­cat majo­ri­taire à Soi­tec.

Partager cet article

Avant de partir

Votre soutien compte pour nous

Le Travailleur alpin vit depuis 1928 grâce à l’engagement de ses lecteurs. Aujourd’hui encore, ce média propose un autre regard sur vos espoirs, vos luttes, vos aspirations. Une voix unique dans la presse d’information départementale.

Pour protéger l’indépendance du Travailleur alpin, assurer son développement, vos dons nous sont précieux – nous assurons leur traitement en partenariat avec la fondation l’Humanité en partage.

Merci d’avance.

Faire un don défiscalisé maintenant

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *