Roussillon. La CGT veut faire progresser les droits des femmes

Par Daniel Oriol

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L’initiative locale de la CGT a été présentée à la presse.
L’union locale du syndicat a lancé une campagne sur l’égalité professionnelle femmes/hommes et faire le point sur les accords « égalité professionnelle » dans les entreprises, leur existence et leurs contenus.

En pré­sence de Léa Mar­ti­nez Come­li, secré­taire vie syn­di­cale, ani­ma­trice du col­lec­tif droits des femmes de l’u­nion dépar­te­men­tale CGT 38, l’u­nion locale CGT Roussillon/Beaurepaire tenait un point presse ce ven­dre­di 6 mars afin de lan­cer une vaste cam­pagne sur l’é­ga­li­té pro­fes­sion­nelle entre les femmes et les hommes. Cette cam­pagne démarre à l’oc­ca­sion de la jour­née inter­na­tio­nale de lutte pour le droit des femmes, mobi­li­sant les syn­di­cats du ter­ri­toire et leurs élu es.

En effet, mal­gré les obli­ga­tions légales et les « beaux » dis­cours patro­naux, les inéga­li­tés demeurent fortes dans les entre­prises : écarts de rému­né­ra­tion (22% infé­rieur pour les femmes), car­rières blo­quées, temps par­tiels impo­sés (une femme sur quatre), condi­tions de tra­vail dégra­dées, vio­lences sexistes et sexuelles. Six per­sonnes sur dix payées au SMIC sont des femmes, par le fait des rému­né­ra­tions moindres les femmes per­çoivent une pen­sion de retraite infé­rieure de 38% à celle des hommes !

Un écart de salaires en moyenne de 22%

Durant plu­sieurs semaines, l’u­nion locale va conduire un recen­se­ment des accords « éga­li­té pro­fes­sion­nelle » dans les entre­prises du ter­ri­toire. Ce tra­vail per­met­tra de dres­ser un état des lieux pré­cis, d’i­den­ti­fier les entre­prises dépour­vues d’ac­cord, d’ac­com­pa­gner les syn­di­cats dans leurs reven­di­ca­tions afin de faire res­pec­ter la loi et d’obtenir des avan­cées impor­tantes pour les femmes dans les entre­prises comme dans la socié­té. Une loi euro­péenne va être tra­duite en droit fran­çais dans les semaines pro­chaines obli­geant les entre­prises à la trans­pa­rence sala­riale !

Entre 2022 et 2024 une hausse de 28% des vio­lences conju­gales enre­gis­trées, explo­sion des vio­lences sexuelles + 43% dans le cadre conju­gal. Des chiffres effrayants : 107 fémi­ni­cides et 270 ten­ta­tives en 2024.

Des mani­fes­ta­tions auront lieu par­tout en France ce dimanche 8 mars, plus par­ti­cu­liè­re­ment à Gre­noble pour le dépar­te­ment où ne seront pas tolé­rés les grou­pus­cules d’ex­trême droite tel Néme­sis ou Eclats de femmes qui visent à créer un buzz xéno­phobe et des troubles à l’ordre public.

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