Bourgoin-Jallieu. Les retraités CGT interpellent les candidats du canton
Par Didier Gosselin
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Avec près de 57 000 habitant·es, le canton connait un réel développement démographique, sans échapper toutefois à la tendance du vieillissement de sa population et d’un nombre toujours plus grand de retraités. Avec comme conséquence, selon le syndicat CGT des retraités, l’émergence « de nouveaux besoins de plus en plus importants », et donc, « des investissements, des financements pour des services publics de proximité divers, indispensables ».
Le syndicat, qui rappelle que dans chaque commune, « chaque citoyen·ne doit avoir le même droit d’accès aux services publics », insiste également sur les difficultés budgétaires des municipalités « malmenées par des politiques d’austérité instaurées par le gouvernement et votées au parlement, des baisses des dotations nationales, des baisses de rentrée d’impôts (suppression de la taxe d’habitation) qui, mal compensées par l’Etat, grèvent les budgets locaux ».
Pour le syndicat CGT des retraités de Bourgoin-Jallieu, une municipalité ou une communauté de communes (ici la CAPI), « est, certes, un lieu de décision dans la réalité, mais qui doit aussi s’inscrire dans une démarche combative, rassembleuse, démocratique, au-delà de la simple gestion des décisions prises ailleurs ».
Les retraités CGT de Bourgoin-Jallieu interpellent les candidats sur cinq grands thèmes en avançant des propositions.
Cinq grands thèmes de questionnement et de propositions
Le droit à l’accès à la santé pour tous dans tout le territoire. Avec la mise en place de centres de santé municipaux, le développement du centre hospitalier Pierre Oudot dans une logique réellement publique, un développement de la filière psychiatrique, notamment psycho gériatrique, la gratuité pour le parking du centre hospitalier. Pour le syndicat des retraités, les élus doivent agir de concert avec les habitants auprès des institutions concernées pour rendre effectif, avec du personnel qualifié et en nombre suffisant, la prise en charge du grand âge (aide à domicile, repas, foyers logements, EHPAD…) et celui des handicapés à travers des établissements d‘accueil. L’amélioration de l’accès aux locaux des institutions sociales pour les retraités victimes de la fracture numérique doit être prise en compte, et les contrats de complémentaires santé proposés par les collectivités ne devraient relever que de mutuelles au statut non lucratif.
Des transports publics accessibles et gratuits. « La possibilité de se déplacer au sein de la commune et au-delà est un droit fondamental » souligne le syndicat. « Faire les courses, aller au cinéma, rendre visite, aller au service public, participer aux activités culturelles, sportives… » sont autant d’activités pour lesquelles « la voiture n’est pas le seul outil de déplacement ». « Au contraire, précise le syndicat CGT, avec l’augmentation du prix d’utilisation de celles-ci, les embouteillages, la pollution… la possibilité d’utiliser un service de transport public gratuit devient une évidence, pour peu que des décisions soient prises pour le développer ».
« Le Ruban (transports en commun de la CAPI) existe mais se pose la réflexion de son développement pour que tous les quartiers, communes, services publics, commerces soient mieux desservis mieux cadencés, avec des parkings décentralisés d’accès aux arrêts, en lien avec les autres que sont les transports du département, la SNCF… et aussi co-voiturage… La gratuité en fera un vrai outil pour tous ! », conclut le syndicat CGT des retraités.
Les services publics sont indispensables. La présence des services publics font l’âme d’une ville, refusons les cités ou les territoires péri-urbains dortoirs qui en sont dépourvu.
Pour le syndicat CGT, « l’obsession sur les économies à réaliser dans les Services Publics, Municipaux et autres est une trahison de l’esprit républicain ! Un plan d’accès aux services publics territorial garanti à tous doit être mis en débat dans toutes communes de notre bassin ».
La démocratie pour construire de bonnes réponses. Les syndicat CGT des retraités propose « que sur un certain nombre d’enjeux, santé, transports, services publics dans les communes, la CAPI, des structures démocratiques soient instaurées (s’inspirant du modèle des conseils économiques) réunissant acteurs de la société civile organisée (élus, employeurs, syndicats, associations…) pour faire des propositions aux conseils municipaux, communautaires. Ce qui implique une dynamique visant, selon le syndicat, à une meilleure considération et installation des organisations syndicales sur le territoire ».
Les services publics, ce sont les agents territoriaux qui les font vivre ! « Des services publics de qualité ce sont les agents qui le font vivre, le développent, sont là pour échanger avec nous, assurent propreté, sécurité, enjolivement, sont dans les écoles, les services sociaux, pour le logement, la voirie, etc., etc. », insiste le syndicat. « Ainsi, poursuit-il, nous sommes solidaires de leur initiative pour l’accès à tous les agents au statut de fonctionnaire, à lutter contre la précarité de l’emploi, pour leur pouvoir d’achat (salaire indiciaires, déroulement de carrière, promotion, formation, primes, …), leurs conditions de travail, leur droit à la négociation collective sérieuse et respectueuse… ». « Le personnel municipal, conclut-il, et autres, bien dans son travail et sa vie, c’est un service public amélioré ! »


