Beaurepaire. Le local de la CGT vandalisé, des tags sexistes visant Sophie Binet
Par Manuel Pavard
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Les militants de l’UL CGT Roussillon Beaurepaire ont découvert les dégâts le lendemain. Dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 décembre, leur local de Beaurepaire, rue de la République, a été « lâchement vandalisé », s’indigne le syndicat dans un communiqué diffusé ce lundi 15 septembre, évoquant « des tags d’insultes à caractère profondément misogyne et sexiste » visant la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet. Ceux-ci étaient accompagnés, selon Ici Isère, des inscriptions « gauchos », « GUD », et « Vive la France » également taguées sur la façade. Ce qui laisse peu de doutes quant à l’orientation politique — à l’extrême droite — de leurs auteurs.
« L’union locale CGT de Roussillon Beaurepaire condamne avec la plus grande fermeté cet acte ignoble et dénonce un nouveau cap franchi dans la violence antisyndicale », poursuit-elle. Et de pointer « une escalade des violences sexistes et de l’intimidation politique contre Sophie Binet ».
Deux attaques, une même intention : faire taire la CGT
Pour l’UL CGT en effet, « cet acte de vandalisme haineux n’est pas isolé ». Il survient ainsi quelques semaines après la plainte patronale déposée à l’encontre de la dirigeante syndicale pour avoir employé l’expression « les rats quittent le navire », en référence aux grands patrons menaçant de quitter le pays en cas d’adoption de la taxe Zucman. Mise en examen, Sophie Binet a d’ailleurs reçu plusieurs témoignages de solidarité à ce sujet, à l’occasion de sa venue à Crolles, jeudi 11 décembre, pour soutenir les salariés de Teisseire.

L’union locale relie ces deux attaques, qui poursuivent selon elle le même objectif : « intimider notre organisation et faire taire une femme qui défend avec courage la justice sociale et fiscale ». Pour le syndicat, « en ciblant Sophie Binet avec des insultes liées à son genre, les auteurs de ces tags rejoignent ceux qui cherchent à délégitimer sa parole et sa fonction ». La CGT lance donc un avertissement : « Nous ne laisserons pas les violences sexistes devenir une arme politique. »
L’UL CGT Roussillon Beaurepaire a, dès la découverte des faits, déposé plainte contre X pour vandalisme et injures publiques. Elle veillera, prévient-elle, à ce que « le caractère misogyne et sexiste de cette agression soit pleinement reconnu par les autorités ».
Rassemblement le 19 décembre à Beaurepaire
Pour dénoncer cette escalade de la violence politique et sexiste, et réaffirmer son soutien total à Sophie Binet, l’UL CGT Roussillon Beaurepaire appelle à un rassemblement de solidarité vendredi 19 décembre, à 10 heures, devant l’antenne CGT de Beaurepaire, au 61 rue de la République.


