Le président annonce du changement à la tête de la Métro

Par Luc Renaud

/

Les élec­tions légis­la­tives vont sans doute lais­ser des traces à la Métro. Fabrice Huge­lé, maire de Seys­sins et l’un de ses vice-pré­si­dents socia­listes, indique avoir pris « de la dis­tance à l’égard du pro­jet porté par le par­ti socia­liste pour les pré­si­den­tielles et, par inci­dence, à l’égard du col­lec­tif métro­po­li­tain », selon ses propres mots. De fait, de can­di­dat sup­pléant à la dépu­tée sor­tante socia­liste Marie-Noëlle Bat­tis­tel, il est deve­nu can­di­dat titu­laire de la Répu­blique en marche… dans la même cir­cons­crip­tion. Sans par­ve­nir à empê­cher la réélec­tion de celle qu’il avait lâchée en rase cam­pagne.

Ce qui a sus­ci­té quelques remous dans le monde poli­tique gre­no­blois, la colère du socia­liste Chris­tophe Fer­ra­ri, pré­sident de la Métro, et quelques déci­sions. Fabrice Huge­lé a ain­si remis sa délé­ga­tion à l’économie, l’industrie, au tou­risme et à l’attractivité du ter­ri­toire. Mais il ne compte pas pour autant aban­don­ner sa place de vice-pré­sident ni même son posi­tion­ne­ment dans la majo­ri­té. Car, dit-il, « il m’importe que pré­vale l’intérêt de la Métro­pole, du ter­ri­toire et de ses habi­tants ». Bien. Et d’af­fir­mer res­ter « mobi­li­sé aux côtés du président Chris­tophe Fer­ra­ri ». Ce que c’est que de perdre une élec­tion, tout de même.

Chris­tophe Fer­ra­ri n’a pas man­qué de sai­sir la balle au bond. En accep­tant la contri­tion du maire de Seys­sins — « je me féli­cite de sa volon­té de demeu­rer au sein du col­lec­tif métropolitain » -, le pré­sident de la Métro annonce une restruc­tu­ra­tion de l’exé­cu­tif de la Métro : « je met­trai à pro­fit la trêve esti­vale pour consul­ter les dif­fé­rentes sen­si­bi­li­tés poli­tiques repré­sen­tées au sein du conseil métro­po­li­tain, dans leur diver­si­té et pro­po­se­rai un col­lec­tif renou­ve­lé à la ren­trée ».

Les vacances, ce ne sera pas pour tout le monde.

 

Partager cet article

Avant de partir

Votre soutien compte pour nous

Le Travailleur alpin vit depuis 1928 grâce à l’engagement de ses lecteurs. Aujourd’hui encore, ce média propose un autre regard sur vos espoirs, vos luttes, vos aspirations. Une voix unique dans la presse d’information départementale.

Pour protéger l’indépendance du Travailleur alpin, assurer son développement, vos dons nous sont précieux – nous assurons leur traitement en partenariat avec la fondation l’Humanité en partage.

Merci d’avance.

Faire un don défiscalisé maintenant

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *