Les élections législatives vont sans doute laisser des traces à la Métro. Fabrice Hugelé, maire de Seyssins et l’un de ses vice-présidents socialistes, indique avoir pris « de la distance à l’égard du projet porté par le parti socialiste pour les présidentielles et, par incidence, à l’égard du collectif métropolitain », selon ses propres mots. De fait, de candidat suppléant à la députée sortante socialiste Marie-Noëlle Battistel, il est devenu candidat titulaire de la République en marche… dans la même circonscription. Sans parvenir à empêcher la réélection de celle qu’il avait lâchée en rase campagne.

Ce qui a suscité quelques remous dans le monde politique grenoblois, la colère du socialiste Christophe Ferrari, président de la Métro, et quelques décisions. Fabrice Hugelé a ainsi remis sa délégation à l’économie, l’industrie, au tourisme et à l’attractivité du territoire. Mais il ne compte pas pour autant abandonner sa place de vice-président ni même son positionnement dans la majorité. Car, dit-il, « il m’importe que prévale l’intérêt de la Métropole, du territoire et de ses habitants ». Bien. Et d’affirmer rester « mobilisé aux côtés du président Christophe Ferrari ». Ce que c’est que de perdre une élection, tout de même.

Christophe Ferrari n’a pas manqué de saisir la balle au bond. En acceptant la contrition du maire de Seyssins – « je me félicite de sa volonté de demeurer au sein du collectif métropolitain » -, le président de la Métro annonce une restructuration de l’exécutif de la Métro : « je mettrai à profit la trêve estivale pour consulter les différentes sensibilités politiques représentées au sein du conseil métropolitain, dans leur diversité et proposerai un collectif renouvelé à la rentrée ».

Les vacances, ce ne sera pas pour tout le monde.

 

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Luc Renaud

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