Matériauthèque de Fontaine. Le procès reporté à la demande des plaignants

Par Edouard Schoene

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Ce mercredi 24 mars, les responsables de la matériauthèque de Fontaine étaient convoqués au palais de justicce.

Ce mer­cre­di 24 mars, le col­lec­tif d’associations « Le Chan­tier » qui gère la maté­riau­thèque de Fon­taine était convo­qué devant la jus­tice : la ville de Fon­taine et l’établissement public fon­cier local deman­daient son expul­sion du ter­rain occu­pé rue Paul Vaillant Cou­tu­rier. Fina­le­ment, l’audience a été ren­voyée à une date ulté­rieure et ce, à la demande des plai­gnants.

Les membres des asso­cia­tions et tous ceux qui les sou­tiennent espèrent que ce délai sera mis à pro­fit pour trou­ver une solu­tion pérenne. Ce ter­rain a en effet été clas­sé inon­dable : il n’est plus envi­sa­geable d’y construire l’immeuble pour lequel l’EPFL en avait fait l’acquisition.

Le Chan­tier est aujourd’hui can­di­dat au rachat de la par­celle, une col­lecte est en cours pour le per­mettre. Anaïs, repré­sen­tante du col­lec­tif, nous confiait mer­cre­di devant le palais de jus­tice que « ce lieu est vivant, et accueille des pro­jets dans l’intérêt du quar­tier ». Elle note avec incom­pré­hen­sion que « de nom­breux pro­jets asso­cia­tifs sont confron­tés aux même dif­fi­cul­tés que nous ; on nous dit c’est très bien mais allez faire ça ailleurs ». Pour­tant, « ce que l’on fait a du sens et c’est bon pour la socié­té : une maté­riau­thèque, un maga­sin gra­tuit de maté­riaux, un ate­lier de bri­co­lage qui assure la trans­mis­sion de savoirs, un jar­din par­ta­gé… »


Iro­nie du calen­drier, c’est ce même mer­cre­di 24 mars que Gre­noble Alpes métro­pole publiait un com­mu­ni­qué pour annon­cer l’ouverture d’une maté­riau­thèque pro­vi­soire, qui per­met­tra de valo­ri­ser les maté­riaux issus de la décons­truc­tion de bâti­ments sur le site du Cadran solaire, l’ancien hôpi­tal mili­taire de la Tronche.

Faire vivre une maté­riau­thèque, c’est déci­dé­ment dans l’air du temps.

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