Péage-de-Roussillon. Mouvement de colère à l’Ehpad Bellefontaine
Par Daniel Oriol
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Ce mardi 20 janvier au matin, juste avant la réunion du premier conseil d’administration de l’établissement Bellefontaine – Ehpad situé à Péage-de-Roussillon –, le syndicat CGT appelait de 8 heures à 12 heures à un rassemblement pour soutenir les revendications suivantes : des recrutements massifs immédiats, le remplacement systématique des arrêts maladie, une organisation digne des services, le respect de la vie privée et du repos des agents, stop au rappel sur repos et une protection réelle de la santé et de la sécurité au travail, en respectant les effectifs minimums validé en comité technique paritaire.
Largement suivi par le personnel, accompagné par quelques militant es retraité es, certain es militant es actif ves, le mouvement est maintenu jusqu’au 31 janvier car la situation est claire : rien n’a changé depuis des années, rien ne s’améliore !
La CGT le constate : aucun renfort, aucun recrutements massifs, aucun remplacement systématique des arrêts maladie, des fêtes de fin d’année indignes, des journées en effectifs dégradés, le recours à des vacataires via Hublo (outil de gestion de remplacement) pour faire tourner les services, des agents de nuit mobilisés dès 5h45 pour réaliser des soins, une direction qui justifie cela au nom d’une soi-disant « entraide ».
C’est de la maltraitance institutionnelle désormais assumée, estime le syndicat qui ajoute que demander aux agents de nuit de prendre en charge les résidents réveillés pour « soulager » les équipes de jour ne résout rien : cela ne fait que déplacer le problème et dégrader encore davantage les conditions de travail, aucune solution durable n’est proposée, mise à part de l’entraide entre les agents…
« Nos vies valent plus que leurs économies »,voilà ce que le personnel scandait devant les portes de l’établissement.


