Beaurepaire. Le local de la CGT vandalisé, des tags sexistes visant Sophie Binet

Par Manuel Pavard

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Sophie Binet était venue en Isère la veille des faits, participant à la manifestation de soutien aux salariés en grève de Teisseire, à Crolles.
Les locaux de l'antenne CGT de Beaurepaire ont été vandalisés, dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 décembre, avec des insultes misogynes et sexistes envers Sophie Binet taguées sur la vitrine. L'union locale CGT Roussillon Beaurepaire dénonce "une escalade des violences sexistes et de l’intimidation politique" visant la secrétaire générale du syndicat. Lequel a déposé plainte et appelle à un rassemblement de solidarité ce vendredi 19 décembre sur les lieux.

Les mili­tants de l’UL CGT Rous­sillon Beau­re­paire ont décou­vert les dégâts le len­de­main. Dans la nuit du ven­dre­di 12 au same­di 13 décembre, leur local de Beau­re­paire, rue de la Répu­blique, a été « lâche­ment van­da­li­sé », s’in­digne le syn­di­cat dans un com­mu­ni­qué dif­fu­sé ce lun­di 15 sep­tembre, évo­quant « des tags d’insultes à carac­tère pro­fon­dé­ment miso­gyne et sexiste » visant la secré­taire géné­rale de la CGT Sophie Binet. Ceux-ci étaient accom­pa­gnés, selon Ici Isère, des ins­crip­tions « gau­chos », « GUD », et « Vive la France » éga­le­ment taguées sur la façade. Ce qui laisse peu de doutes quant à l’o­rien­ta­tion poli­tique — à l’ex­trême droite — de leurs auteurs.

« L’union locale CGT de Rous­sillon Beau­re­paire condamne avec la plus grande fer­me­té cet acte ignoble et dénonce un nou­veau cap fran­chi dans la vio­lence anti­syn­di­cale », pour­suit-elle. Et de poin­ter « une esca­lade des vio­lences sexistes et de l’intimidation poli­tique contre Sophie Binet ».

Deux attaques, une même intention : faire taire la CGT

Pour l’UL CGT en effet, « cet acte de van­da­lisme hai­neux n’est pas iso­lé ». Il sur­vient ain­si quelques semaines après la plainte patro­nale dépo­sée à l’en­contre de la diri­geante syn­di­cale pour avoir employé l’ex­pres­sion « les rats quittent le navire », en réfé­rence aux grands patrons mena­çant de quit­ter le pays en cas d’a­dop­tion de la taxe Zuc­man. Mise en exa­men, Sophie Binet a d’ailleurs reçu plu­sieurs témoi­gnages de soli­da­ri­té à ce sujet, à l’oc­ca­sion de sa venue à Crolles, jeu­di 11 décembre, pour sou­te­nir les sala­riés de Teis­seire.

Lors des prises de parole ponc­tuant la mani­fes­ta­tion des sala­riés de Teis­seire, devant la mai­rie de Crolles, plu­sieurs ora­teurs ont, tel le séna­teur PCF Fabien Gay, témoi­gné leur soli­da­ri­té à Sophie Binet pour sa récente mise en exa­men.

L’u­nion locale relie ces deux attaques, qui pour­suivent selon elle le même objec­tif : « inti­mi­der notre orga­ni­sa­tion et faire taire une femme qui défend avec cou­rage la jus­tice sociale et fis­cale ». Pour le syn­di­cat, « en ciblant Sophie Binet avec des insultes liées à son genre, les auteurs de ces tags rejoignent ceux qui cherchent à délé­gi­ti­mer sa parole et sa fonc­tion ». La CGT lance donc un aver­tis­se­ment : « Nous ne lais­se­rons pas les vio­lences sexistes deve­nir une arme poli­tique. »

L’UL CGT Rous­sillon Beau­re­paire a, dès la décou­verte des faits, dépo­sé plainte contre X pour van­da­lisme et injures publiques. Elle veille­ra, pré­vient-elle,  à ce que « le carac­tère miso­gyne et sexiste de cette agres­sion soit plei­ne­ment recon­nu par les auto­ri­tés ».

Rassemblement le 19 décembre à Beaurepaire

Pour dénon­cer cette esca­lade de la vio­lence poli­tique et sexiste, et réaf­fir­mer son sou­tien total à Sophie Binet, l’UL CGT Rous­sillon Beau­re­paire appelle à un ras­sem­ble­ment de soli­da­ri­té ven­dre­di 19 décembre, à 10 heures, devant l’antenne CGT de Beau­re­paire, au 61 rue de la Répu­blique.

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