Grenoble. Plus de trois semaines de grève chez Elior-Derichebourg

Par Luc Renaud

/

Image principale
Rassemblement devant la préfecture de l’Isère.

Un rassemblement de soutien a eu lieu devant la préfecture de l’Isère. La solidarité s’organise autour des femmes de ménage en grève contre des mutations arbitraires.

« Nous ne sommes pas des pions. » Abla Senous­si, du syn­di­cat CGT du net­toyage, pre­nait la parole ce jeu­di 14 mars devant le pré­fec­ture de l’Isère. Un ras­sem­ble­ment y était orga­ni­sé par les sala­riées d’Elior-Derichebourg, en grève depuis le 23 février. En cause, un pro­jet de restruc­tu­ra­tion qui sup­prime douze postes avec des muta­tions impo­sées dans des Ephad et des éta­blis­se­ments hos­pi­ta­liers. Ces femmes de ménages tra­vaillaient jusqu’alors dans des locaux de ser­vices de l’État comme la pré­fec­ture, le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif ou l’inspection du tra­vail. Un redé­ploie­ment syno­nyme de sur­charge de tra­vail dans ces locaux, mais aus­si de condi­tions de vie et de tra­vail dégra­dées pour les sala­riées mutées. « Les horaires dans les Ehpad ne cor­res­pondent pas et, à 55 ans, ce n’est pas le même tra­vail qu’on veut nous impo­ser », sou­li­gnait Abla Senous­si.
Abla-Senoussi/

Abla Senous­si.

Les sala­riées demandent le retrait du pro­jet, l’abandon des sanc­tions, une prime de reprise compte tenu de la charge sup­plé­men­taire lorsqu’il fau­dra reve­nir dans des locaux res­tés sans entre­tien pen­dant plu­sieurs semaines et le paie­ment des jours de grève. « Nous n’avons rien à perdre », rap­pelle Abla Senous­si, eu égard à la moyenne d’âge des per­son­nels concer­nés. Les gré­vistes se féli­citent du sou­tien expri­mé par les syn­di­cats CGT des éta­blis­se­ments dans les­quels elles tra­vaillent. Une caisse de grève a été mise en place. Avec suc­cès, puisque les salaires de février ont pu être ver­sés. De nom­breux syn­di­cats et orga­ni­sa­tions ont ali­men­té cette caisse soli­daire, dont la sec­tion com­mu­niste de Gre­noble qui a ver­sé cent euros.
Panneau/
Panneau-egalite/

Partager cet article

Avant de partir

Votre soutien compte pour nous

Le Travailleur alpin vit depuis 1928 grâce à l’engagement de ses lecteurs. Aujourd’hui encore, ce média propose un autre regard sur vos espoirs, vos luttes, vos aspirations. Une voix unique dans la presse d’information départementale.

Pour protéger l’indépendance du Travailleur alpin, assurer son développement, vos dons nous sont précieux – nous assurons leur traitement en partenariat avec la fondation l’Humanité en partage.

Merci d’avance.

Faire un don défiscalisé maintenant

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *