Deux cents congressistes réunis pendant quatre jours à Voiron.

Le congrès de « La Libre pensée » s’est ouvert mardi 24 août pour quatre jours au lycée Ferdinand Buisson (qui fut libre penseur) à Voiron.

Dans la déclaration de principe de la Libre pensée on peut lire : « La Libre pensée se réclame de la raison et de la science. Elle n’est pas un parti ; elle est indépendante de tous les partis. Elle n’est pas une Église ; elle n’apporte aucun dogme. Elle vise à développer chez tous les hommes, l’esprit de libre examen et de tolérance. 
Elle regarde les religions comme les pires obstacles à l’émancipation de la pensée ; elle les juge erronées dans leurs principes et néfastes dans leur action. … »

Il revenait à Pascal Costarella, (Libre pensée 38) d’accueillir près de 200 congressistes et invités pour la séance inaugurale.

Le président de la fédération nationale de la libre Pensée, Jean-Sébastien Pierre, constatait en ouverture du congrès que « la conception de la laïcité, de la séparation des églises et de l’Etat, défendue depuis la création de la Libre pensée est de plus en plus partagée, reprise, réaffirmée, par toutes les organisations laïques et républicaines qui comptent dans notre pays.
Nous observons une remise en cause répétée, obsessionnelle de tous les droits démocratiques y compris la liberté de conscience par nos gouvernants. 
Personne n’a le monopole des droits laïcs, l’essentiel c’est de frapper forts ensemble. » 
Il concluait son intervention d’ouverture par un slogan cher aux libres penseurs : «  Ni dieu, ni maître, à bas la calotte, vive la sociale ».

La Libre pensée, dans la période récente s’est engagée activement pour les libertés.
Dans son mensuel La Raison (juillet août), Jean-Sébastien Pierre énonçait avec force son désaccord sur la loi liberticide récemment votée par la majorité parlementaire, loi anormalement nommée « sécurité et libertés »: «  L’avis du Conseil constitutionnel : seize articles incriminés par les membres de ce conseil, pilier de la cinquième République. Cela met en lumière, outre leurs mauvaises intentions, l’incroyable amateurisme juridique de ses rédacteurs totalement dévoués au pouvoir en place. Oui, les « sages », puisqu’on les appelle ainsi, leur ont bien mis le nez dans leurs excréments à ces législateurs coupables de ce texte liberticide ».

La matinée d’ouverture du congrès a été marquée par l’importance du réseau d’associations amies qui ont tenu par leur intervention ou leur message à témoigner de la convergence de leurs engagements et actions avec ceux de la Libre pensée.


Parmi les interventions, nous aurons noté celle de Gilles Bietrix, proviseur du lycée, qui accueille le congrès, Daniel Boîtier (Ligue des droits de l’Homme), Eric Favey, vice-président de la ligue de l’enseignement, un représentant des DDEN , l’union rationaliste, le collectif anti SNU (service national universel), des syndicalistes (FO, FSU), plusieurs représentants de loges maçonniques, le collectif isérois « 17 octobre 1961)…

Jean-Sébastien Pierre, président national de la Libre pensée.

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Edouard Schoene

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