Saint-Alban. Les priorités du syndicat CGT de la centrale nucléaire
A l’issue de son congrès réuni les 4 et 5 février dernier, le syndicat CGT de la centrale nucléaire de Saint-Alban a formalisé ses revendications et analyses.
A l’issue de son congrès réuni les 4 et 5 février dernier, le syndicat CGT de la centrale nucléaire de Saint-Alban a formalisé ses revendications et analyses.
L’électronique, un fleuron industriel, plus de dix mille emplois dans la région grenobloise. Et beaucoup d’incertitudes. Un partenaire américain disparu, un projet de développement qui patine, des suppressions d’emplois en cours… pour la CGT, c’est une volonté politique française et européenne qui fait défaut. Dans un monde où les semi-conducteurs ont pris une importance stratégique, l’Europe est le continent de la naïveté. Continent qui dispose pourtant d’atouts réels. Tour d’horizon, état des lieux, propositions.
Rencontres du made in France en mars, congrès confédéral en juin, bataille offensive pour l’industrie, élections professionnelles dans la fonction publique en décembre… l’année 2026 s’annonce chargée pour la CGT, une organisation syndicale qui voit progresser son nombre d’adhérents en Isère.
Lors d'une rencontre organisée le 11 décembre à la bourse du travail de Grenoble sous l'égide de notre journal, Fabien Gay, sénateur communiste de Seine-Saint-Denis et directeur de l’Humanité, a raconté une aventure qui a fait grand bruit : l'enquête de la commission sénatoriale connue par ce qui est devenu un slogan, « 211 milliards de cadeaux aux entreprises ».
En grève depuis plus de deux mois contre la fermeture programmée de leur usine, les salariés de Teisseire ont de nouveau manifesté, ce jeudi 11 décembre, à Crolles. Un cortège où figuraient plusieurs personnalités syndicales et politiques venues soutenir leur combat, à l'instar de la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet ou du sénateur PCF de Seine-Saint-Denis Fabien Gay. Toutes ont vivement dénoncé la stratégie du fabricant de sirops et du groupe Carlsberg, promettant de ne rien céder au brasseur danois.
Depuis l’annonce, le 16 octobre, de la fermeture de l’usine Teisseire de Crolles, en avril 2026, les salariés sont mobilisés pour tenter de sauver les 205 emplois supprimés. Des grévistes qui accusent le groupe Carlsberg d’avoir saboté délibérément un site pourtant viable, en délocalisant la production de sirops chez un sous-traitant, au Havre.
Les salariés de Teisseire Crolles, en grève depuis le 9 octobre contre la fermeture de leur usine, ont défilé ce mardi 2 décembre, aux côtés de salariés d'autres entreprises locales, contre la casse industrielle et les suppressions d'emplois dans le Grésivaudan. Une manifestation organisée à l'appel de l'UL CGT Grésivaudan et des syndicats CGT de Teisseire, STMicroelectronics, Soitec et Atraltech, dans le cadre de la journée de grève nationale. Parti de l'usine du fabricant de sirops, le cortège a ensuite fait étape devant les sites des entreprises précitées, à Crolles et à Bernin.
En passant de 18,66 % à 46,95 % de voix, la CGT Radiall est devenue en trois ans la première organisation syndicale de l’entreprise. Un succès que l’on doit entre autres à une implantation syndicale nouvelle dans l’usine de l’Isle-d’Abeau.
En visite sur la plateforme chimique de Pont-de-Claix, ce vendredi 28 novembre, le ministre de l'Industrie Sébastien Martin a apporté son soutien au projet Exalia, porté par d'anciens salariés de Vencorex, des collectivités et industriels. De la Métropole à l'État en passant par la Région et les parlementaires locaux, le dossier fait désormais l'unanimité. C'est donc à la justice de trancher, l'offre de reprise ayant été déposée le jour même auprès du tribunal de commerce. Décision attendue d'ici début 2026.
Pourquoi et comment développer l’industrie à Grenoble et dans son agglomération ? C’était l’un des enjeux du débat organisé le 20 novembre au siège du PCF. Une rencontre riche d’analyses et de propositions, organisée dans le cadre de la campagne électorale de Laurence Ruffin.