Roussillonais. L’échec de l’extrême droite
Retour sur les élections municipales dans les trois communes où s'avançait camouflée l'extrême droite.
Retour sur les élections municipales dans les trois communes où s'avançait camouflée l'extrême droite.
Devancée de 0,7 % par Alain Carignon au premier tour des municipales, Laurence Ruffin appelle la gauche - partie divisée mais majoritaire en cumul de voix - à se rassembler et à mobiliser ses électeurs. Des négociations sont ainsi en cours entre Oui Grenoble et LFI, arrivée en troisième position avec 14,59 % des suffrages, en vue d'une éventuelle fusion des listes au second tour. Il faudra pour cela parvenir à un accord avant ce mardi 17 mars au soir.
Au lendemain du premier tour des élections municipales, le Grenoble Alpes collectif, crédité de quasiment 5 % des voix, a annoncé officiellement son positionnement pour le second tour. Le GAC entend ainsi « faire barrage à une droite dure, réactionnaire et corrompue », incarnée par Alain Carignon. La plupart de ses membres voteront donc pour la liste menée par Laurence Ruffin - les autres s'abstenant. Le collectif appelle enfin les listes Oui Grenoble et LFI à « s'unir autour d’un projet de transformation sociale ».
En Isère, le premier tour des élections municipales a donné lieu à des résultats hétérogènes, ce dimanche 15 mars. Avec la prime aux sortants dans de nombreuses communes. À gauche - outre à Saint-Martin-d'Hères et très certainement à Échirolles -, les maires de Saint-Égrève, Eybens, Seyssinet-Pariset ou encore Vizille sont ainsi réélus. Mais la menace de la droite est réelle à Meylan, malgré la première place de Philippe Cardin, tandis qu'à Crolles, Rives ou Saint-Marcellin, les listes d'union de la gauche devront déjouer les pronostics au second tour.
Au terme d'un dépouillement particulièrement long, Laurence Ruffin et Alain Carignon sont arrivés dans un mouchoir de poche au premier tour des élections municipales, à Grenoble, avec respectivement 26,33 et 27,04 % des voix. Allan Brunon (LFI) est lui aussi en capacité de se maintenir au second tour avec 14,59 % des voix tandis que Romain Gentil (Place publique) frôle les 10 %. Pour la gauche, l'heure est à la fois au rassemblement et à la mobilisation, conditions sine qua non pour éviter un retour de la droite "carignoniste" et de son programme de régression sociale, le 22 mars.
Résultats contrastés pour la gauche, à l'issue du premier tour des municipales ce dimanche 15 mars, dans la "ceinture rouge" grenobloise. À Saint-Martin-d'Hères, David Queiros (PCF) est réélu au premier tour, avec environ 51,7 % des voix. À Échirolles, Amandine Demore récolte un excellent score de 49 %, manquant l'élection au premier tour d'un cheveu. Déception en revanche à Fontaine où le maire MoDem sortant Franck Longo l'emporte, devançant la liste de gauche "Fontaine nous rassemble".
Dans cette commune de près de 7000 habitants de l’Isère rhodanienne, les électeurs auront le choix dimanche entre deux listes. Le maire sortant conduit une liste de gauche.
Le RN isérois s’est fixé comme seul objectif atteignable de conquérir cette commune de 7 700 habitants qui a voté à 69% pour lui lors du second tour des législatives 2024, et où le député a installé sa permanence. Deux autres listes de centre-droit sont en lice. Les communistes alertent sur le danger RN.
La liste Échirolles ensemble, conduite par Amandine Demore, tenait ce jeudi 12 mars sa dernière réunion publique, devant près de 500 personnes, à trois jours du premier tour des municipales. Soutenue par plusieurs élus PS et écologistes - à rebours des positions officielles de leurs partis respectifs -, la maire PCF et candidate a loué le travail de ses colistières et colistiers, présents à ses côtés, et vanté son "programme ambitieux", se posant en "barrage contre l'extrême droite". Ce, non sans déplorer le climat délétère de la campagne échirolloise.
Lors de la dernière réunion publique de sa campagne, David Queiros a détaillé le programme de sa liste tout en regrettant l’attitude des Ecologistes et appelant à la vigilance face à des listes de droite et d’extrême droite qui veulent rompre avec la tradition de solidarité et de services à la population qui fait la vitalité de Saint-Martin-d’Hères.
Laurence Ruffin et la liste Oui Grenoble organisaient leur meeting de fin de campagne ce mercredi 11 mars, au Jardin de ville, devant près de mille personnes, à quatre jours du premier tour des municipales. Aux côtés de Clémentine Autain, Pierre Jouvet ou son frère François Ruffin, venus la soutenir, la candidate s'est posée en rassembleuse et héritière des valeurs historiques de la gauche grenobloise, incarnant l'espoir d'un nouveau projet, porteur de solutions concrètes. Et ce, à l'opposé des idées "trumpistes" et du "retour en arrière" proposés par ses adversaires de droite.
La liste d’union de la gauche tenait réunion publique de fin de campagne le 11 mars. De quoi évoquer les projets qui verront le jour au cours du mandat à venir et appeler à la mobilisation à quelques heures du scrutin du dimanche 15 mars.
À quelques jours du premier tour de l'élection municipale, la section de Grenoble-Meylan du PCF alerte sur la dangerosité du programme d'Alain Carignon pour l'avenir de Grenoble. Pointant les "mesures de régression sociale" défendues par le candidat LR, les communistes appellent à battre la droite dans les urnes en se rassemblant derrière Laurence Ruffin, tête de liste de l'union de la gauche écologiste et citoyenne.
L’extrême droite avance masquée pour ces élections municipales dans l’Isère rhodanienne. Certaines proximités n’en sont pas moins marquées, comme à Roussillon, Saint-Maurice-l'Exil ou Clonas-sur-Varèze.
Le 30 août 2025, la police municipale de Fontaine a contrôlé une militante qui s’apprêtait à déployer une banderole dans un espace public, appelant à manifester le 10 septembre pour le mouvement "Bloquons tout". Quarante-huit heures plus tard, cette dernière, enseignante au lycée Pablo-Neruda à Saint-Martin-d’Hères, a été convoquée par le proviseur. Contacté par la police pour les faits survenus à Fontaine, il lui demandait des explications. Mais quid de la légalité ?
Ce 8 mars 2026, la section du PCF de Fontaine organisait une rencontre avec une exposition sur des femmes qui ont marqué l’histoire. Un 8 mars à la mémoire de deux femmes immenses : Martha Desrumeaux et Madeleine Riffaud.
Vendredi 6 mars, à une semaine de la fin de campagne, la liste « Fontaine nous rassemble » tenait meeting. Ambiance festive et conviviale. Les militants·es et citoyens·es mobilisés pour gagner un changement de majorité municipale échangeaient et écoutaient attentivement les interventions sur écran et sur scène.
S’inscrivant dans la continuité de son activité spécifique locale en faveur de l’emploi, la santé, les services publics… cette action des retraités CGT vise à participer au débat démocratique dans le cadre des élections municipales.
À Grenoble, plusieurs listes de gauche et citoyennes s'insurgent pour avoir été écartées des débats sur les municipales organisés par Le Dauphiné libéré et France 3, respectivement les jeudi 5 et lundi 9 mars. Les deux médias n'ont en effet invité que six des dix candidats, ignorant le Grenoble Alpes collectif, le NPA-Révolutionnaires ou encore Lutte ouvrière.
À l'approche des municipales, l'intersyndicale de l'Isère (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, CFE-CGC, Unsa, CFTC) adresse une lettre ouverte aux candidates et candidats, afin de les interpeller sur la place de l'égalité hommes-femmes dans leur programme. Elle attend ainsi des engagements sur l'égalité professionnelle, la prise en compte des violences faites aux femmes ou la santé reproductive et sexuelle, sans oublier de pointer le danger incarné par l'extrême droite. Des revendications que les syndicats porteront dans la rue ce dimanche 8 mars, à l'occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes.