Grenoble. Deux élus LFI refusent de présider la commission des finances de la ville
Par Luc Renaud
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Les élus membres de la commission des finances de la ville de Grenoble se sont réunis le 28 octobre pour désigner le vice-président de la commission – qui fait fonction de président, le titre étant légalement détenu par la maire. En mai dernier, c’est Allan Brunon, président du groupe LFI au conseil municipal, qui avait été désigné à ce poste. Une nouvelle élection était rendue nécessaire par le passage de quatre à cinq commissions décidé par le conseil municipal le 6 octobre dernier.
Lors de l’élection de ce 28 octobre, les élus de la liste de Laurence Ruffin ont fait le choix de voter pour un candidat du groupe d’opposition le plus nombreux, le groupe LFI, conformément aux engagements pris. Mais leurs suffrages ne se sont pas portés sur Allan Brunon : un premier tour de scrutin a désigné le Lfiste Bastien Castillo, qui a aussitôt démissionné ; un second tour son collègue de groupe Khemisti Boubeker, qui a pris la même décision.
C’est donc Abdelwaheb Kismoune, premier adjoint, qui assumera cette fonction de vice-président, « de manière transitoire, pour assurer le fonctionnement de l’institution », précise Laurence Ruffin dans une déclaration qui a suivi la réunion.
« Violence physique et verbale »
Les co-présidents du groupe de gauche majoritaire « Oui Grenoble », Isabelle Peters et Vincent Berlandis, explicitent le choix de confier cette vice-présidence à un élu LFI qui ne soit pas Allan Brunon. « Nous regrettons les diverses provocations portées par Allan Brunon lors de la séance. Nous n’en sommes toutefois pas étonné-es. […] Ce dernier n’aura construit, jusqu’à ce jour, que sur les pierres de la violence physique et verbale », écrivent-ils dans une déclaration remise à la presse. On se souvient notamment de la réunion du 29 septembre du conseil municipal qui avait donné lieu à des heurts entre les élus LFI et la police municipale.
« Ruffin exécute »
Isabelle Peters et Vincent Berlandis se déclarent « convaincus que LFI a toute sa place au sein de la gauche grenobloise » et espèrent « qu’un véritable travail constructif puisse enfin voir le jour avec son groupe d’opposition ». De son côté, Allan Brunon a fait diffuser sur les réseaux sociaux un visuel sur lequel on peut lire : « La droite et l’extrême droite demandent : Ruffin exécute. (Encore !) La présidence de la commission des finances retirée à la France insoumise. »
Pas certain que les conditions d’un dialogue constructif entre la gauche grenobloise et la France insoumise soient encore tout à fait réunies.


