Nord-Isère. Lycéen·es, enseignant·es, même combat !
Par Didier Gosselin
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La veille, les syndicats enseignants SNUEP-FSU, CGT Educ’Action, SUD, SNES-FSU, soutenus par l’UL CGT de Bourgoin-Jallieu, avaient appelé à des piquets de grève dès 7h30 devant les lycées Aubry, Corot, Delorme, Gambetta, L’Oiselet et Vinci, afin de soutenir ouvertement le mouvement lycéen et étudiant.

(photo Maxime Possek)
Outre les revendications légitimes des lycéen.nes concernant les moyens matériels et humains nécessaires pour une éducation nationale digne du XXIe siècle et de ses enjeux, l’appel des syndicats mettait aussi l’accent sur la sécurité des élèves et des personnels. « Pas de blessé·e, pas d’éborgné·e, pas de mort·e quand on réclame plus d’éducation ! Nous appelons les collègues à être présent·es pour permettre les conditions de dialogue et de sécurité afin de ne mettre personne en danger », indiquait leur communiqué.

Le rassemblement au parc des Lilattes de Bourgoin-Jallieu a été une réussite démocratique. Des représentant·es élèves de lycées (Aubry, Cartan, Delorme, Gambetta, La Pléiade, L’oiselet, Vinci) et de collèges (Aragon, Allende, Cousteau, Hawking, Le grand Champ) venus de tout le secteur Nord-Isère ont fait part, à travers une très riche et argumentée prise de paroles, de leur vécu quotidien, du manque de personnels et de moyens, de classes surchargées dans des locaux souvent vétustes ou inadaptés au changement climatique.

Les revendications communes aux élèves et personnels de l’éducation nationale, rappelées lors de ces prises de paroles, portent notamment sur :
- Des recrutements répondant aux besoins (profs, AESH, AED, agents, Service sanitaire et social).
- Des conditions matérielles dans les établissements dignes et à la hauteur des enjeux contemporains.
- La suppression de Parcoursup.
- La fin du 8h/18h.
Présents lors de ce rassemblement, les communistes du Nord-Isère ont distribué un tract de soutien à la mobilisation lycéenne, appelant notamment le gouvernement à abandonner les préparatifs guerriers et les dépenses de surarmement pour choisir de préparer l’avenir : « investir massivement dans l’éducation, la formation et la recherche. Former toute une génération, lui permettre de maîtriser les savoirs, les savoir-faire, les nouvelles technologies, c’est nous donner les moyens de relever les grands défis qui sont devant nous : le changement climatique, la révolution informationnelle, la réindustrialisation, la santé, l’énergie et la paix », insiste le PCF.



