Beaurepaire. La disparition de Daniel Maron

Par Luc Renaud

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Daniel Maron à Beaurepaire, début décembre 2018.
Infatigable militant communiste à Vienne puis Beaurepaire, Daniel Maron était aussi un fervent supporter de rugby, un pêcheur de truite aguerri, un ami toujours le cœur sur la main. Ses obsèques auront lieu le 2 septembre au crématorium de Beaurepaire.

Daniel Maron s’est éteint dans la nuit du 24 au 25 août der­nier. Né le 17 juillet 1940, il venait d’avoir 86 ans.

« Homme de lettres », comme il aimait à se défi­nir, Daniel Maron a effec­tué sa car­rière pro­fes­sion­nelle comme fac­teur, à Vienne. C’est à la retraite qu’il avait rejoint Lens-Les­tang, près de Beau­re­paire.

Daniel Maron était un mili­tant com­mu­niste de tou­jours. Il avait rejoint le par­ti après son pas­sage sous les dra­peaux pen­dant la guerre d’Algérie. Par­ti auquel il est tou­jours res­té fidèle, à Vienne puis Beau­re­paire, en por­tant ses cou­leurs lors de dif­fé­rents scru­tins élec­to­raux, en exer­çant des res­pon­sa­bi­li­tés au niveau local et dépar­te­men­tal et en n’hésitant jamais à mettre les mains à la pâte, que ce soit à la fête du Tra­vailleur alpin, à la foire de Beau­crois­sant ou lors des fêtes et ini­tia­tives dont il était sou­vent l’organisateur. Un enga­ge­ment qui le ren­dait tou­jours dis­po­nible pour « don­ner la main », par exemple lors de la créa­tion du pota­ger soli­daire de Beau­re­paire et de son épi­ce­rie.

Dublin, pour son 70e anniversaire

Toutes acti­vi­tés que devaient pour­tant s’interrompre, sans qu’il fût pos­sible d’y déro­ger, lors du Tour­noi des cinq nations – six aujourd’hui. Car Daniel Maron était un amou­reux du rug­by, qu’il pra­ti­qua, et por­tait haut « la mau­vaise foi du sup­por­ter » devant les matchs de l’équipe de France. Ses amis n’ignoraient rien de cette pas­sion : pour son 70e anni­ver­saire, ils s’étaient tous habillés en vert : le cadeau, c’était un billet pour Dublin où il put assis­ter à un match du tour­noi.

Un enga­ge­ment poli­tique indé­fec­tible, le rug­by, mais aus­si la pêche à la truite dans les rivières du pays rous­sillo­nais ou les lacs de mon­tagne, ces grands « moments de convi­via­li­té » comme on dit aujourd’hui : tout cela « ne pou­vait exis­ter qu’en s’ap­puyant sur une ami­tié sin­cère, solide, qui a sou­dé notre groupe au fil des années, là où le mot fra­ter­ni­té a pris tout son sens », écrivent ses amis en lui ren­dant hom­mage.

À sa com­pagne, Chris­tiane, à sa famille, à ses proches et à ses amis, la rédac­tion du Tra­vailleur alpin pré­sente ses sin­cères condo­léances.

Les obsèques de Daniel Maron auront lieu le mer­cre­di 2 sep­tembre à 9h30 au cré­ma­to­rium de Beau­re­paire.

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