Secours populaire. Une journée de sourires pour huit cents enfants

Par Luc Renaud

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Le parc Waliby et ses nombreuses attractions ont accueilli les enfants et les accompagnateurs du Secours populaire parmi ses milliers de visiteurs.
La 40e journée des oubliés des vacances a eu lieu ce 22 août. La fédération du Secours populaire de l’Isère a accompagné les enfants au parc d’attraction Walibi, pour une sortie qui a ravi les enfants et leurs accompagnateurs. Une parenthèse bienvenue dans un quotidien trop souvent marqué par la précarité.

Le chiffre force le res­pect. 800 enfants, plus d’une cin­quan­taine d’accompagnateurs. La fédé­ra­tion de l’Isère du Secours popu­laire avait vu les choses en grand pour cette jour­née des oubliés des vacances qu’elle orga­nise chaque année – comme l’ensemble des fédé­ra­tion de l’organisation soli­daire. D’autant que ce n’est pas la seule ini­tia­tive prise cet été. Comme le rap­pe­lait Nabil Che­touf, secré­taire géné­ral de la fédé­ra­tion, il faut encore comp­ter avec les « jour­nées bon­heur ». Là ce sont les comi­tés locaux de l’organisation qui sont à la manœuvre. Bilan, six à sept enfants et leurs familles qui ont pu béné­fi­cier d’une sor­tie à la jour­née au cours de l’été. « Nous sommes une des seules orga­ni­sa­tions à res­ter ouverte l’été », note Nabil Che­touf tout à la fois pour s’en féli­ci­ter et pour le regret­ter, tant sont nom­breux les enfants pri­vés de vacances – un sur trois au niveau natio­nal.

Nabil Che­touf, secré­taire géné­ral de la fédé­ra­tion de l’I­sère du Secours popu­laire fran­çais.

Ce 19 août, la jour­née des oubliés des vacances avait pris ses quar­tiers dans le parc Wali­bi, aux Avé­nières, dans le Nord Isère. Une habi­tude prise depuis plu­sieurs années, tou­jours récom­pen­sée par les sou­rires et les émer­veille­ments devant les manèges et autres attrac­tions spec­ta­cu­laires.

Et des béné­voles heu­reux de pou­voir ouvrir un coin d’aventure dans un quo­ti­dien qui ne sou­rit pas tous les jours. « Ce n’est qu’une jour­née, bien sûr, mais c’est une jour­née que les enfants pour­ront racon­ter à leurs copains lorsqu’on leur pose­ra la ques­tion à la ren­trée : « et toi, qu’est-ce tu as fait pen­dant les vacances ? » »

70000

euros

C’est le bud­get consa­cré à l’organisation des cette jour­née par la fédé­ra­tion de l’Isère du Secours popu­laire fran­çais. Il com­prend notam­ment les entrées payées au parc Wali­bi, le trans­port en cars, le petit-déjeu­ner et le goû­ter.

Lors de la pré­sen­ta­tion à la presse de cette ini­tia­tive, Nabil Che­touf insis­tait sur le déve­lop­pe­ment de la pré­ca­ri­té – dont les enfants comptent par­mi les pre­mières vic­times – qui induit tou­jours davan­tage d’engagement de la part des béné­voles du Secours popu­laire. Ce dont se féli­ci­tait Jean-Yves Bre­nier, pré­sident de la com­mu­nau­té de com­munes des Bal­cons du Dau­phi­né, pour qui le Secours popu­laire « inter­vient en com­plé­ment des poli­tiques publiques » — de quoi confir­mer que les dites poli­tiques ne sont pas à la hau­teur. En sou­li­gnant que le pro­por­tion d’un enfant sur trois qui ne part pas en vacances « ne s’améliore pas », le séna­teur Guillaume Gon­tard évo­quait les congés payés – dont c’est cette année le 90e anni­ver­saire – pour rele­ver que « l’État doit aujourd’hui d’engager pour assu­rer le droit aux vacances pour tous » en citant les colo­nies de vacances : « le moyen de créer du lien social, d’apporter aux enfants une autre pers­pec­tive que celle des yeux rivés sur les écrans des réseaux sociaux », disait-il.

Guillaume Gon­tard, séna­teur appa­ren­té éco­lo­gistes de l’I­sère.

Cette jour­née des oubliés des vacances ne résume pas, loin s’en faut, le bouillon­ne­ment esti­val de l’activité du Secours popu­laire. Elle était réser­vée aux enfants, sans leurs parents, pour per­mettre aux uns comme aux autres de souf­fler un peu, aux côtés des « jour­nées bon­heur » des­ti­nées aux familles. D’autres dis­po­si­tifs de soli­da­ri­té sont à l’œuvre, comme ces aides directes, par le biais d’un par­te­na­riat avec l’Agence natio­nale pour les chèques-vacances qui ont per­mis à une cen­taine de familles de par­tir en vacances. Des aides ont encore per­mis à une cin­quan­taine d’enfants de séjour­ner en colo­nie tan­dis qu’un séjour est pro­gram­mé pour le mois d’octobre à l’attention des seniors. Et il faut éga­le­ment citer les col­lectes de soli­da­ri­té pour les sinis­trés des incen­dies mais aus­si au pro­fit du peuple cubain, entre autres, et les vil­lages « Copains du monde » orga­ni­sés par le Secours popu­laire au niveau natio­nal en Armé­nie, à Cuba ou en Chine.

Elus, res­pon­sables du parc et béné­voles du Secours se sont retrou­vés pour la pré­sen­ta­tion de cette jour­née.
Prendre de la hau­teur pour un grand fris­son.
Le petit train, un indé­mo­dable.
Les mon­tagnes russes et leurs cris d’ef­froi.

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