Secours populaire. Une journée de sourires pour huit cents enfants
Par Luc Renaud
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Le chiffre force le respect. 800 enfants, plus d’une cinquantaine d’accompagnateurs. La fédération de l’Isère du Secours populaire avait vu les choses en grand pour cette journée des oubliés des vacances qu’elle organise chaque année – comme l’ensemble des fédération de l’organisation solidaire. D’autant que ce n’est pas la seule initiative prise cet été. Comme le rappelait Nabil Chetouf, secrétaire général de la fédération, il faut encore compter avec les « journées bonheur ». Là ce sont les comités locaux de l’organisation qui sont à la manœuvre. Bilan, six à sept enfants et leurs familles qui ont pu bénéficier d’une sortie à la journée au cours de l’été. « Nous sommes une des seules organisations à rester ouverte l’été », note Nabil Chetouf tout à la fois pour s’en féliciter et pour le regretter, tant sont nombreux les enfants privés de vacances – un sur trois au niveau national.

Ce 19 août, la journée des oubliés des vacances avait pris ses quartiers dans le parc Walibi, aux Avénières, dans le Nord Isère. Une habitude prise depuis plusieurs années, toujours récompensée par les sourires et les émerveillements devant les manèges et autres attractions spectaculaires.
Et des bénévoles heureux de pouvoir ouvrir un coin d’aventure dans un quotidien qui ne sourit pas tous les jours. « Ce n’est qu’une journée, bien sûr, mais c’est une journée que les enfants pourront raconter à leurs copains lorsqu’on leur posera la question à la rentrée : « et toi, qu’est-ce tu as fait pendant les vacances ? » »
70000
euros
C’est le budget consacré à l’organisation des cette journée par la fédération de l’Isère du Secours populaire français. Il comprend notamment les entrées payées au parc Walibi, le transport en cars, le petit-déjeuner et le goûter.
Lors de la présentation à la presse de cette initiative, Nabil Chetouf insistait sur le développement de la précarité – dont les enfants comptent parmi les premières victimes – qui induit toujours davantage d’engagement de la part des bénévoles du Secours populaire. Ce dont se félicitait Jean-Yves Brenier, président de la communauté de communes des Balcons du Dauphiné, pour qui le Secours populaire « intervient en complément des politiques publiques » — de quoi confirmer que les dites politiques ne sont pas à la hauteur. En soulignant que le proportion d’un enfant sur trois qui ne part pas en vacances « ne s’améliore pas », le sénateur Guillaume Gontard évoquait les congés payés – dont c’est cette année le 90e anniversaire – pour relever que « l’État doit aujourd’hui d’engager pour assurer le droit aux vacances pour tous » en citant les colonies de vacances : « le moyen de créer du lien social, d’apporter aux enfants une autre perspective que celle des yeux rivés sur les écrans des réseaux sociaux », disait-il.

Cette journée des oubliés des vacances ne résume pas, loin s’en faut, le bouillonnement estival de l’activité du Secours populaire. Elle était réservée aux enfants, sans leurs parents, pour permettre aux uns comme aux autres de souffler un peu, aux côtés des « journées bonheur » destinées aux familles. D’autres dispositifs de solidarité sont à l’œuvre, comme ces aides directes, par le biais d’un partenariat avec l’Agence nationale pour les chèques-vacances qui ont permis à une centaine de familles de partir en vacances. Des aides ont encore permis à une cinquantaine d’enfants de séjourner en colonie tandis qu’un séjour est programmé pour le mois d’octobre à l’attention des seniors. Et il faut également citer les collectes de solidarité pour les sinistrés des incendies mais aussi au profit du peuple cubain, entre autres, et les villages « Copains du monde » organisés par le Secours populaire au niveau national en Arménie, à Cuba ou en Chine.









