Christophe Ferrari renonce à la présidence de la métropole

Par Luc Renaud

/

Image principale
Christophe Ferrari, président sortant de Grenoble Alpes métropole.
Dans une longue déclaration rendue publique ce 19 avril, le président sortant de la métropole de Grenoble indique qu’il ne sera pas candidat à sa succession. Il se prononce pour « pour une majorité territoriale présidée par une personnalité de gauche, avec un socle très majoritaire d’élus de gauche et de petites communes » ouverte aux élus de droite. L’élection du nouveau président aura lieu le jeudi 23 avril.

Chris­tophe Fer­ra­ri, pré­sident sor­tant de Gre­noble Alpes métro­pole, ne sera pas can­di­dat à un troi­sième man­dat à la direc­tion de la métro­pole gre­no­bloise. C’est ce qu’il annonce ce dimanche : « je constate que les condi­tions poli­tiques d’un ras­sem­ble­ment autour de ma can­di­da­ture ne sont pas réunies. Je ne serai donc pas can­di­dat à la pré­si­dence de la métro­pole ».

Cette décla­ra­tion s’inscrit dans ce qui prend la forme d’un « tes­ta­ment poli­tique ». Il constate tout d’abord que « la gauche demeure aujourd’hui la force majo­ri­taire de l’assemblée métro­po­li­taine. Elle est donc légi­time à pré­si­der la métro­pole et à en consti­tuer le socle poli­tique prin­ci­pal. Vou­loir contour­ner cette réa­li­té démo­cra­tique revien­drait à nier le ver­dict des urnes. »

Un socle à gauche, ouvert à la droite, propose le président sortant

C’est dans le cadre de ce constat que le pré­sident sor­tant se pro­nonce pour « une majo­ri­té ter­ri­to­riale large, stable et cohé­rente, en lais­sant en dehors de l’exécutif métro­po­li­tain toutes les oppo­si­tions muni­ci­pales, en res­pect des maires et de leurs équipes muni­ci­pales : notam­ment le RN, les élus de la liste d’Alain Cari­gnon et les élus LFI gre­no­blois. »

Cette « majo­ri­té ter­ri­to­riale », Chris­tophe Fer­ra­ri l’oppose à une gou­ver­nance qui asso­cie­rait les forces de gauche et les petites com­munes : le maire du Pont-de-Claix estime «  qu’il n’existe pas, à ce stade, de dyna­mique suf­fi­sam­ment forte, de volon­té suf­fi­sam­ment par­ta­gée pour envi­sa­ger ce scé­na­rio ». Pour Chris­tophe Fer­ra­ri, « majo­ri­té ter­ri­to­riale » signi­fie donc « un socle très majo­ri­taire d’élus de gauche et de petites com­munes, et une place juste accor­dée à la droite et au centre droit au sein de l’exécutif et plus lar­ge­ment dans la gou­ver­nance métro­po­li­taine ». Concrè­te­ment, « cela pour­rait notam­ment se tra­duire par des res­pon­sa­bi­li­tés confiées au centre droit et à la droite en matière de mutua­li­sa­tions entre les com­munes et la métro­pole, ou encore en faveur de la proxi­mi­té, de la ter­ri­to­ria­li­sa­tion de l’action publique, ou encore de tra­vaux de gros entre­tien et de renou­vel­le­ment de l’espace public pour les­quels des délé­ga­tions d’é­lus de sec­teur, de toute obé­dience poli­tique, pour­raient être mises en œuvre ».

Si cette pers­pec­tive que le pré­sident sor­tant appelle de ses vœux ne se concré­ti­sait pas, « alors nous irons vers un sys­tème blo­qué, lent, impuis­sant, où cha­cun cher­che­ra à faire perdre l’autre plu­tôt qu’à faire gagner le ter­ri­toire », pré­dit-il. Dif­fi­cile, pour­tant, d’as­so­cier une pré­si­dence de gauche et un « socle poli­tique prin­ci­pal » de la métro­pole à gauche, avec « des res­pon­sa­bi­li­tés confiées au centre droit et à la droite » pour mettre en œuvre des poli­tiques publiques de gauche.

Pour l’heure, trois candidats se sont déclarés

Le pré­sident sor­tant de la métro­pole donne éga­le­ment son avis sur les grands axes de ce que pour­rait être les poli­tiques mises en œuvre au cours du pro­chain man­dat. Il cite ain­si la construc­tion de loge­ments, notam­ment sociaux ; la lutte contre la misère et l’exclusion, le déve­lop­pe­ment éco­no­mique ; l’entretien des espaces publics ; la tran­si­tion éco­lo­gique… Dans le domaine des trans­ports, il appelle à la créa­tion d’une police des trans­ports qui per­met­trait, selon lui, une aug­men­ta­tion de l’utilisation des trans­ports publics.

Trois can­di­dats se sont aujourd’hui décla­rés pour suc­cé­der à Chris­tophe Fer­ra­ri : Guillaume Lis­sy, maire de Seys­si­net-Pari­set, sou­te­nus par les élus de gauche, Allan Bru­non pour le groupe La France insou­mise, et Raphaël Guer­re­ro, maire de Jar­rie, choi­si pour por­ter la can­di­da­ture du groupe Notre métro­pole com­mune auquel appar­tient Chris­tophe Fer­ra­ri.

Partager cet article

Avant de partir

Votre soutien compte pour nous

Le Travailleur alpin vit depuis 1928 grâce à l’engagement de ses lecteurs. Aujourd’hui encore, ce média propose un autre regard sur vos espoirs, vos luttes, vos aspirations. Une voix unique dans la presse d’information départementale.

Pour protéger l’indépendance du Travailleur alpin, assurer son développement, vos dons nous sont précieux – nous assurons leur traitement en partenariat avec la fondation l’Humanité en partage.

Merci d’avance.

Faire un don défiscalisé maintenant

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *