Baptiste Anglade. Contre la répression anti-syndicale, la mobilisation se poursuit

Par Luc Renaud

/

Image principale
Le 5 février dernier, un rassemblement de soldarité avait été organisé devant le poste de police d'Echirolles.
Le syndicaliste CGT est convoqué le 16 avril par la justice en vue d’une possible sanction pour avoir participé à une action syndicale le 10 septembre de l’année dernière. Damien Bagnis, secrétaire de l’union syndicale départementale CGT santé, appelle à un élargissement de la solidarité.

« La mobi­li­sa­tion doit conti­nuer jusqu’à la fin de la pro­cé­dure et l’abandon de toute sanc­tion », insiste Damien Bagnis, secré­taire de l’union syn­di­cale dépar­te­men­tale CGT san­té.

Bap­tiste Anglade, édu­ca­teur spé­cia­li­sé et syn­di­ca­liste CGT, est en effet convo­qué le 16 avril devant le délé­gué du pro­cu­reur de la Répu­blique, pour un « clas­se­ment sous condi­tions en vue d’un aver­tis­se­ment pénal pro­ba­toire ». Autre­ment dit, une pro­cé­dure débou­chant sur la recon­nais­sance de sa culpa­bi­li­té, ce à quoi Bap­tiste Anglade évi­dem­ment se refuse.

Ce que qu’on lui reproche ? Une acti­vi­té syn­di­cale, tout sim­ple­ment. Le 10 sep­tembre der­nier, Bap­tiste Anglade avait par­ti­ci­pé à un piquet de grève devant Ocel­lia, un ins­ti­tut de de for­ma­tion en tra­vail social implan­té à Echi­rolles, pour sou­te­nir étu­diants et sala­riés en lutte. La direc­tion de l’établissement a por­té plainte pour « intru­sion », accu­sant le syn­di­ca­liste d’être un « fau­teur de troubles ».

Le 5 février, Bap­tiste Anglade était convo­qué au poste de police d’Echirolles et un ras­sem­ble­ment de sou­tien était orga­ni­sé avec la par­ti­ci­pa­tion d’une cin­quan­taine d’organisations et plus de 120 per­sonnes venues dénon­cer la répres­sion anti­syn­di­cale.

Damien Bagnis, secré­taire de l’u­nion syn­di­cale dépar­te­men­tale CGT san­té.

Damien Bagnis appelle aujourd’hui à la pour­suite de la mobi­li­sa­tion. « Tous les sou­tiens ont dénon­cé une ten­ta­tive de cri­mi­na­li­sa­tion de l’action syn­di­cale et une volon­té claire d’intimidation envers les tra­vailleurs et les étu­diants mobi­li­sés », écrit le secré­taire de l’USD san­té CGT. Il pré­cise que de nom­breux « cour­riers de sou­tien ont été envoyés à la direc­tion géné­rale et à la direc­tion locale d’Ocellia par des syn­di­cats et col­lec­tifs du sec­teur social, en Isère et dans toute la France ». Damien Bagnis sou­ligne que « cette répres­sion ne vise pas un mili­tant iso­lé mais l’ensemble du mou­ve­ment social » et exige, avec l’ensemble des sou­tiens qui se sont expri­més, « l’arrêt immé­diat de la pro­cé­dure ».

« Il est encore temps pour la direc­tion d’Ocellia de reti­rer sa plainte », conclut le diri­geant syn­di­cal.

Partager cet article

Avant de partir

Votre soutien compte pour nous

Le Travailleur alpin vit depuis 1928 grâce à l’engagement de ses lecteurs. Aujourd’hui encore, ce média propose un autre regard sur vos espoirs, vos luttes, vos aspirations. Une voix unique dans la presse d’information départementale.

Pour protéger l’indépendance du Travailleur alpin, assurer son développement, vos dons nous sont précieux – nous assurons leur traitement en partenariat avec la fondation l’Humanité en partage.

Merci d’avance.

Faire un don défiscalisé maintenant

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *