Échirolles. Christophe Ferrari appelle à « faire barrage au Rassemblement national »

Par Manuel Pavard

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À deux jours du second tour des municipales, Christophe Ferrari, président de la Métropole de Grenoble, appelle ce vendredi 20 mars à "faire barrage au Rassemblement national" à Échirolles. Crédité de près de 26 % des voix au premier tour, le candidat RN Enzo Billon affrontera, dans une triangulaire, la maire PCF sortante Amandine Demore, arrivée largement en tête avec quasiment 49 %, et l'insoumis Antar Labiod, qui a récolté un peu plus de 15 %.

Après avoir appor­té, la veille, son sou­tien à Lau­rence Ruf­fin à Gre­noble, Chris­tophe Fer­ra­ri allait-il don­ner des consignes de votes pour le second tour dans d’autres com­munes ? Beau­coup atten­daient notam­ment sa prise de posi­tion à Mey­lan et à Échi­rolles. C’est désor­mais chose faite dans ce der­nier cas. Le pré­sident de Gre­noble Alpes Métro­pole appelle ain­si, dans un com­mu­ni­qué dif­fu­sé ce ven­dre­di 20 mars à « faire bar­rage au Ras­sem­ble­ment natio­nal » à Échi­rolles.

Chris­tophe Fer­ra­ri ne tranche pas entre la maire Aman­dine Demore, tête de liste d’É­chi­rolles ensemble, et le can­di­dat LFI Antar Labiod.

Au pre­mier tour, Chris­tophe Fer­ra­ri et son par­ti, Place publique, sou­te­naient la can­di­date socia­liste Lae­ti­tia Rabih, fina­le­ment éli­mi­née avec 8,49 % des suf­frages, à l’is­sue d’une cam­pagne au cli­mat par­ti­cu­liè­re­ment délé­tère. Mais si le PS a depuis appe­lé à voter pour Aman­dine Demore au second tour, le pré­sident de la Métro­pole s’est, lui, bien gar­dé de tran­cher entre la maire com­mu­niste sor­tante, arri­vée très net­te­ment en tête avec 48,83 % des voix, et Antar Labiod (sou­te­nu par LFI et les Éco­lo­gistes), troi­sième avec 15,23 %.

« Le RN représente le contraire des valeurs qui sont les miennes »

Pour rap­pel, les deux can­di­dats de gauche affron­te­ront ce dimanche 22 mars, dans une tri­an­gu­laire, Enzo Billon, tête de liste du RN, cré­di­té de 25,68 % au pre­mier tour. C’est contre le par­ti d’ex­trême droite, « por­teur d’un pro­gramme de divi­sion, d’exclusion et de rejet de l’autre », que Chris­tophe Fer­ra­ri a choi­si de concen­trer ses attaques. « Le Ras­sem­ble­ment natio­nal repré­sente le contraire des valeurs qui sont les miennes et plus lar­ge­ment le contraire des valeurs qui ont per­mis à notre ter­ri­toire de pro­gres­ser et de pros­pé­rer », affirme-t-il.

Et le maire de Pont-de-Claix de conclure : « J’appelle l’ensemble des élec­teurs échi­rol­lois à res­ter fidèle à notre his­toire col­lec­tive et en par­ti­cu­lier à l’histoire d’Échirolles. Celle d’une terre de résis­tance et d’accueil tout au long de son exis­tence qui ne peut don­ner aucune de ses voix au Ras­sem­ble­ment natio­nal. »

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