Roussillonnais. Démasqués ?
Par Daniel Oriol
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À Roussillon, Didier Charpenay, tête de la liste “Roussillon 2026”, a bénéficié d’un changement d’appellation vendredi 6 mars. Classée initialement à l’extrême droite, sa liste est désormais qualifiée par les services de l’État comme divers droite. L’occasion de se souvenir que l’homme était candidat du parti souverainiste de Dupont-Aignan, « Debout la France », aux élections cantonales de 2015.
À Saint-Maurice-l’Exil, Michel Hamadache, candidat d’opposition au maire sortant divers gauche, et très défavorablement connu dans l’agglomération roussillonnaise par ses propos outranciers, mène une campagne injurieuse envers les élu-es sortants. Il se veut « antisystème » et ne recule devant pas grand chose. Ses débordements lui valent d’ailleurs deux plaintes pour diffamation.
À Clonas-sur-Varéze, petit village de 1530 habitant-es, Christophe Dumas, le candidat de « Clonas au cœur », est à la manœuvre. Il a tissé sa toile en investissant des associations de la commune, et créé sa propre association, l’AFJC, association familiale de la jeunesse et culturelle. Ses méthodes évoquent les stratégies actuelles de l’extrême droite : ne jamais afficher de paroles qui fâchent et infiltrer les structures existantes.
Son association a quand même eu les moyens d’organiser un feu d’artifice en juin dernier ! Et la députée Hanane Mansouri, proche de Ciotti – le godillot du RN –, a été invitée par le candidat à venir se montrer lors d’une fête de son association à Clonas…


