Municipales. La méthode de travail de la liste « Fontaine nous rassemble »
Par Edouard Schoene
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Claudine Didier, tête de liste (PCF) a engagé les prises de paroles. « Nous entrons aujourd’hui dans une nouvelle étape de la campagne municipale. Après plus d’un an de travail collectif, nous pouvons vous annoncer que notre liste est complète et que notre programme est finalisé. C’est un moment important pour nous, parce que ce projet est le fruit d’un vrai travail d’alliance entre les forces de gauche, les écologistes, les Insoumis et des citoyennes et citoyens engagés. Une alliance construite dans le dialogue, le respect et avec une priorité commune : être utiles aux habitants de Fontaine. Dès le départ, nous avons fait un choix clair : placer la démocratie participative au cœur de notre projet municipal. Nous voulons une ville qui se décide avec ses habitants, pas sans eux. Une ville où la transparence n’est pas un slogan, mais une méthode de travail », insiste la candidate.

Quant aux premières décisions qui seront prises en cas d’élection, Claudine Didier indique que « nous lancerons un audit interne financier et organisationnel, pour disposer d’un état des lieux clair et partagé. Les résultats seront discutés avec les services municipaux et le CCAS, dans un esprit de confiance et de respect du travail des agents. Nous mettrons également en place de véritables instances de démocratie participative, permettant aux habitants de s’informer, de débattre et de peser sur les décisions. Pas de participation de façade : les choix municipaux se feront en concertation. »
Claudine Didier, Slimane Raïs et Frank Bonnaud, dans leurs interventions respectives, ont précisé que six priorités seraient soumises aux électeurs, le détail des engagements futurs devant être pris après l’audit financier de la ville.

Slimane Raïs (LFI) : « Dès la rentrée 2026, nous agirons pour des mesures simples et justes. À la cantine, nous mettrons en place un tarif symbolique pour le premier quotient familial parce que l’alimentation et l’école ne doivent jamais devenir un facteur d’exclusion. Et nous supprimerons les pénalités automatiques en cas d’annulation : la mairie doit accompagner les familles, pas les sanctionner. En parallèle, nous bâtirons un vrai service public de l’enfance. »
Pour la santé, l’équipe municipale, dès son élection, recrutera un médecin généraliste puis engagera la construction d’un centre municipal de santé avec l’ARS, le département, la région et les partenaires. « Et nous utiliserons les leviers municipaux : mobiliser des locaux existants de la Ville, notamment sur la place des Écrins ou La Chapotière. »

Frank Bonnaud (EELV) énonce diverses actions pour permettre aux Fontainois d’affronter le réchauffement climatique, dont la rénovation des écoles, la réouverture du centre de loisirs de Saint-Nizier. Il insiste aussi sur une mesure importante à mettre en œuvre, « la création de places de logements pour les familles en grande précarité ».
Quant à la question importante de la métropole et des élus métropolitains, les réponses ont été claires. Claudine Didier : « Dès début du mandat de la métropole, je laisserai ma place à une autre membre de notre équipe municipale. Je ferai pleinement confiance aux élu·es métropolitain·es de notre majorité, et leur travail sera partagé pour des décisions collectives, toujours dans l’intérêt de Fontaine. » Les candidats unanimes ont énoncé que le cumul élu métropolitain – adjoint au conseil municipal sera exclu. Aussi bien les conseillers communautaires que les adjoints devront se consacrer à leurs mandats respectifs, suffisamment lourds. Les débats sur les orientations à défendre au sein de la métropole seront débattus entre élus et lors de concertations avec les habitants.

À l’élection municipale de Fontaine, certaines listes se présentent sans étiquettes. La liste de gauche est au contraire identifiée et rassemble des partis de gauche PCF-LFI-EELV et des citoyens.
Pour Claudine Didier, « le « sans étiquette », c’est l’absence de transparence. Nous avons fait un travail exigeant, depuis des mois avec militants et citoyens de gauche pour élaborer un programme. » Slimane Raïs estime que « se présenter sans sans logo c’est une posture, souvent une imposture » . Il précise que l’équipe Longo sortante avait les logos du centre droit et que certains élus sont clairement de droite extrême. Anne Hazobit (EELV) s’en réjouit : « Nous affichons qui nous sommes. Nous pouvons être fiers du travail des élus de nos partis », tandis que Laurent Richard (PCF) le souligne : « Quand la gauche est unie elle est gagnante. La mairie de Fontaine, actuelle est celle d’un système qui a montré ce qu’il est. Nous affichons notre modèle démocratique, nous nous inscrivons dans une tradition. »



