ST Micros. Temps fort de la grève le jeudi 12 novembre

Par Luc Renaud

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Près de cinq cents sala­riés ont par­ti­ci­pé la semaine der­nière au mou­ve­ment de grève qui affecte les usines du groupe ST Micro elec­tro­nics, à Crolles et à Gre­noble notam­ment. Les syn­di­cats CGT, CGT et CAD appellent pour ce 12 novembre à un nou­veau temps fort de l’ac­tion, avec un ras­sem­ble­ment devant l’u­sine, à 12h30.

Les sala­riés en grève pro­testent contre la déci­sion de la direc­tion de blo­quer les salaires en 2020. En rap­pe­lant que le groupe a réa­li­sé un mil­liard de béné­fices et que 165 mil­lions d’eu­ros ont été rever­sés aux action­naires.

Intimidations

La CGT sou­ligne par ailleurs que des ten­ta­tives d’in­ti­mi­da­tion des sala­riés ont eu lieu tout au long de la semaine. « La direc­tion a déclen­ché un arse­nal d’intimidations diverses : inter­ven­tion de la gen­dar­me­rie, des ren­sei­gne­ments géné­raux et d’un huis­sier sur le site ou aux abords ; ten­ta­tive par les équipes de mana­ge­ment et de direc­tion de dis­sua­der les sala­rié-e‑s à leur arri­vée sur le site de rejoindre les gré­vistes ou de s’attarder à dis­cu­ter avec les syn­di­cats ; pres­sion sur les sala­rié-e‑s s’étant mis en grève en les convo­quant à un entre­tien indi­vi­duel », indique le syn­di­cat. Face à ces entraves à l’exercice du droit de grève, l’in­ter­syn­di­cale a fait par­ve­nir un cour­rier à la direc­tion et à l’inspection du tra­vail afin que ces agis­se­ments illé­gaux cessent.

La direc­tion du site de Crolles a par ailleurs reçu un cour­rier de l’ins­pec­tion du tra­vail qui lui demande notam­ment de res­pec­ter le pro­to­cole sani­taire en vigueur dans les entre­prises, s’a­gis­sant plus par­ti­cu­liè­re­ment de l’ap­pli­ca­tion de la règle du télé­tra­vail pour l’en­semble des postes pour les­quels il est pos­sible. Les syn­di­cats ont en effet consta­té que le télé­tra­vail n’est pas mis en œuvre dans plu­sieurs ser­vices dont les sala­riés pour­raient tra­vailler à domi­cile.

Après la sec­tion com­mu­niste du Gré­si­vau­dan, la sec­tion locale d’EELV a pris posi­tion pour sou­te­nir les reven­di­ca­tions des gré­vistes.

Pho­to archives le Tra­vailleur alpin, décembre 2019.

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