Bourgoin-Jallieu. Marche citoyenne contre les violences sexistes et sexuelles

Par Didier Gosselin

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À Bourgoin-Jallieu, marche pour la loi intégrale et en hommage aux victimes de féminicides.
Samedi 4 juillet, plus d’une centaine de berjallien·nes ont marché, du tribunal au commissariat, pour dénoncer l’inaction publique et le manque de moyens dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants.

La Coa­li­tion fémi­niste et enfan­tiste appe­lait ce same­di 4 juillet à de grandes marches dans toute la France, en hom­mage à la col­lé­gienne assas­si­née Lyhan­na, et pour exi­ger la mise en place d’une loi inté­grale et son finan­ce­ment, incluant la pré­ven­tion et la répa­ra­tion. Suite à l’assassinat de la jeune Lyhan­na un mou­ve­ment puis­sant s’est levé dans toute la France à l’initiative des asso­cia­tions et col­lec­tifs, fédé­rés autour la loi inté­grale contre les vio­lences faites aux femmes construite par 150 asso­cia­tions, ONG et syn­di­cats, qui tra­vaillent sur son conte­nu et son finan­ce­ment depuis plu­sieurs années.

Déam­bu­la­tion dans les rues de Bour­goin-Jal­lieu

A Bour­goin-Jal­lieu, des col­lec­tifs locaux comme le Col­lec­tif Fémi­nistes Ber­jal­liennes ou La Phrase qui tue res­tent les che­villes ouvrières des actions comme celle de same­di 4 juillet, visant à ras­sem­bler lar­ge­ment et dans la diver­si­té jusqu’à la mise en place concrète de la Loi inté­grale. Et il y a urgence, car le gou­ver­ne­ment ter­gi­verse qui vient de repor­ter à octobre l’examen de cette loi. Un gou­ver­ne­ment prompt à aug­men­ter de 36 mil­liards le bud­get de sur­ar­me­ment mais qui rechigne à finan­cer cette loi inté­grale chif­frée à 2,7 mil­liards par an par ses auteur·e·s…

Ras­sem­ble­ment devant le com­mis­sa­riat de Bour­goin-Jal­lieu

Rassemblé·e·s devant le com­mis­sa­riat, les Ber­jal­liennes et Ber­jal­liens ont ren­du hom­mage aux vic­times des vio­lences sexistes et sexuelles. Les pré­noms des 72 vic­times de fémi­ni­cides depuis le début de l’année 2026 ont été égre­nés dans un silence émou­vant et un tis­su noir à leur nom accro­ché un à un aux grilles de la rampe d’accès au com­mis­sa­riat.

Le rap­pel des vic­times par leurs pré­noms a don­né lieu à un moment de recueille­ment émou­vant.

Après avoir chan­té À la gloire des femmes en deuil, le poing levé, avec Mathilde, les participant·e·s sont convenu·e·s de se retrou­ver pro­chai­ne­ment, l’objectif étant tout à la fois de ne pas oublier les vic­times et de conti­nuer à exi­ger avec force la mise en place de cette Loi inté­grale.

Les participant·e·s ont repris en chœur et le poing levé la chan­son de Mathilde.

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