Municipales. Le Grenoble Alpes collectif prend position en faveur de Laurence Ruffin

Par Manuel Pavard

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Une partie des membres du Grenoble Alpes collectif - qui a récolté 4,98 % des voix au premier tour - devant leur local de campagne grenoblois.
Au lendemain du premier tour des élections municipales, le Grenoble Alpes collectif, crédité de quasiment 5 % des voix, a annoncé officiellement son positionnement pour le second tour. Le GAC entend ainsi « faire barrage à une droite dure, réactionnaire et corrompue », incarnée par Alain Carignon. La plupart de ses membres voteront donc pour la liste menée par Laurence Ruffin - les autres s'abstenant. Le collectif appelle enfin les listes Oui Grenoble et LFI à « s'unir autour d’un projet de transformation sociale ».

Avec les près de 5 % de la liste conduite par Tho­mas Simon au pre­mier tour (4,98 % exac­te­ment), score hono­rable pour une pre­mière par­ti­ci­pa­tion, « avec des moyens finan­ciers limi­tés et face à l’inégalité de trai­te­ment média­tique », la prise de posi­tion du Gre­noble Alpes col­lec­tif en vue du second tour était assez atten­due. Celle-ci n’a pas traî­né, via un com­mu­ni­qué dif­fu­sé ce lun­di 16 mars.

Fidèle à ses valeurs et idéaux, le GAC appelle clai­re­ment à « faire bar­rage à une droite dure, réac­tion­naire, et cor­rom­pue. Faire bar­rage aux idées racistes et qui s’at­taquent aux liber­tés asso­cia­tives et syn­di­cales », pré­cise-t-il. De quelle manière ? « Si cer­tains de nos membres vont s’abstenir, la plu­part d’entre nous vont voter pour la pre­mière liste de gauche, à savoir Oui Gre­noble avec Lau­rence Ruf­fin », indiquent les membres du col­lec­tif.

« Nous pré­fé­rons nous posi­tion­ner dans une démarche exi­geante, notam­ment sur les ques­tions de démo­cra­tie locale, avec la gauche à la mai­rie que de devoir lut­ter contre la droite réac­tion­naire de retour au pou­voir. »

Pour ces der­niers, il s’a­git avant tout d’un vote « contre les idées d’Alain Cari­gnon et Récon­ci­lier Gre­noble ». Une liste qui, estiment-ils, « par­ti­cipe à la mon­tée du fas­cisme et qui, même sans alliance, se rap­proche dan­ge­reu­se­ment de l’extrême droite ». Le GAC ne nie pas avoir « des désac­cords avec la liste de Lau­rence Ruf­fin ». Mais l’heure n’est pas aux ter­gi­ver­sa­tions face au dan­ger incar­né par Alain Cari­gnon : « Nous pré­fé­rons nous posi­tion­ner dans une démarche exi­geante, notam­ment sur les ques­tions de démo­cra­tie locale, avec la gauche à la mai­rie que de devoir lut­ter contre la droite réac­tion­naire de retour au pou­voir. »

Tho­mas Simon, tête de liste du GAC, aux côtés d’une de ses colis­tières, Nadia Belaïd.

Dans la même optique, le Gre­noble Alpes col­lec­tif lance un appel à « la res­pon­sa­bi­li­té des listes de gauche Oui Gre­noble et la France insou­mise à s’u­nir autour d’un pro­jet de trans­for­ma­tion sociale ». Ceci, alors que la liste de Lau­rence Ruf­fin et celle menée par Allan Bru­non, arri­vée en troi­sième posi­tion avec 14,59 % des suf­frages, sont tou­jours en négo­cia­tions autour de la répar­ti­tion des places en cas de fusion.

« Le Grenoble Alpes collectif ne s’arrête pas à cette élection »

Le col­lec­tif consi­dère en revanche « qu’une alliance Oui Gre­noble avec la liste Place publique de Romain Gen­til ferait glis­ser la majo­ri­té vers une poli­tique trop libé­rale, éloi­gnée des besoins des Gre­no­bloises et Gre­no­blois. L’avenir de Gre­noble dépend donc de la capa­ci­té des forces de gauche à dépas­ser leurs désac­cords, à coopé­rer, pour construire ensemble une alter­na­tive sou­hai­table », affirme-t-il.

Le GAC l’as­sure par ailleurs, il conti­nue­ra à défendre « les valeurs de démo­cra­tie directe, de jus­tice sociale et d’écologie popu­laire » qu’il a por­tées durant toute la cam­pagne.« Nourri.es par la théo­rie com­mu­na­liste, nous pen­sons que la trans­for­ma­tion éco­lo­gique et sociale n’est pos­sible que lorsque les forces du mou­ve­ment social, les asso­cia­tions et les habitant·es s’emparent du pou­voir muni­ci­pal pour orga­ni­ser une démo­cra­tie directe dans la com­mune et dans chaque quar­tier de la ville », conclut le Gre­noble Alpes col­lec­tif, pro­met­tant qu’il « ne s’ar­rête pas à cette élec­tion. »

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