Pont-de-Chéruy. 200 heures d’enseignement supprimées, le lycée la Pléiade en lutte
Par Didier Gosselin
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Les élu·es du SNES (Syndicat national des enseignements du second degré) au conseil d’administration du lycée La Pléiade avaient déjà dénoncé, lors d’une motion majoritairement adoptée en CA le 26 février, « une nouvelle coupe dans les moyens alloués à la dotation horaire pour la rentrée 2026 ». La baisse continue du ratio heures/élève, méthode de décision purement comptable d’attribuer ou non des heures d’enseignement, s’est effectivement traduite depuis 2024 par la suppression de 200 heures d’enseignement. Pour les élu·es du SNES « l’organisation proposée par la direction pour fonctionner avec cette enveloppe est préjudiciable aux élèves, à leur liberté de choix, aux conditions d’apprentissage et d’enseignement, au rayonnement de l’établissement ».
Toute l’architecture pédagogique développée au lycée la Pléiade se trouve de fait menacée. Les représentant·es des personnels enseignants listent concrètement ce qui risque d’arriver si la direction du lycée et le rectorat persistent dans leurs choix :
- suspension de l’option théâtre pour 2026, ce qui entraînera sa fermeture à court terme ;
- suspension de l’option italien LV3 ;
- limitation à un seul groupe d’option sciences de l’ingénieur ;
- fermeture d’un groupe d’option management ;
- suspension de la classe de seconde euro italien ;
- suppression de nombreuses heures en demi-classes ;
- enseignement des langues vivantes à 35 par classe ;
- effectifs surchargés en enseignement de spécialité ;
- choix de spécialité en voie technologique contraint aux nombres de places disponibles ;
- classes qui débordent…
Soulignant que « ce recul des conditions d’enseignement est historique au lycée la Pléiade, et inacceptable », les élu·es demandent à ce que la dotation 2026–2027 « soit abondée à minima des 200 heures postes perdues ».
Rendez-vous le 9 mars à 12h30 devant le lycée
Pour la section syndicale SNES du lycée La Pléiade, « la variété des spécialités et options face à la concurrence du privé est un réel atout qu’il convient de maintenir et développer ». Elle rappelle l’apport concret de ces options et s’indigne de ce que « plusieurs d’entre elles soient menacées, comme la langue vivante 3 italien, malgré des projets de jumelages et d’échanges menés depuis longtemps, et reconnus par les familles, les élèves, et la mairie de Pont-de-Chéruy… ».
« L’option théâtre, en partenariat avec le TNP, est menacée également, ce qui pose la question de l’équité territoriale pour les options d’enseignement artistique au lycée, en milieu péri-urbain », s’inquiète le syndicat.
La section syndicale SNES appelle à poursuivre la mobilisation. Un rendez-vous revendicatif se dessine déjà le lundi 9 mars à 12h30 au lycée avec les parents d’élèves devant le lycée.
Les représentants du personnel ont d’ores et déjà obtenu une audience au rectorat le lundi 9 mars à 17h30.


