Pont-de-Chéruy. 200 heures d’enseignement supprimées, le lycée la Pléiade en lutte

Par Didier Gosselin

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Manifestation à Pont-de-Cheruy le 6 avril 2024.
A l’appel du SNES-FSU, les enseignant·es du lycée général et technologique étaient en grève le 2 mars pour exiger des moyens supplémentaires pour la rentrée 2026-2027.

Les élu·es du SNES (Syn­di­cat natio­nal des ensei­gne­ments du second degré) au conseil d’administration du lycée La Pléiade avaient déjà dénon­cé, lors d’une motion majo­ri­tai­re­ment adop­tée en CA le 26 février, « une nou­velle coupe dans les moyens alloués à la dota­tion horaire pour la ren­trée 2026 ». La baisse conti­nue du ratio heures/élève, méthode de déci­sion pure­ment comp­table d’attribuer ou non des heures d’enseignement, s’est effec­ti­ve­ment tra­duite depuis 2024 par la sup­pres­sion de 200 heures d’enseignement. Pour les élu·es du SNES « l’organisation pro­po­sée par la direc­tion pour fonc­tion­ner avec cette enve­loppe est pré­ju­di­ciable aux élèves, à leur liber­té de choix, aux condi­tions d’apprentissage et d’enseignement, au rayon­ne­ment de l’établissement ».

Toute l’architecture péda­go­gique déve­lop­pée au lycée la Pléiade se trouve de fait mena­cée. Les représentant·es des per­son­nels ensei­gnants listent concrè­te­ment ce qui risque d’arriver si la direc­tion du lycée et le rec­to­rat per­sistent dans leurs choix :

  • sus­pen­sion de l’option théâtre pour 2026, ce qui entraî­ne­ra sa fer­me­ture à court terme ;
  • sus­pen­sion de l’option ita­lien LV3 ;
  • limi­ta­tion à un seul groupe d’option sciences de l’ingénieur ;
  • fer­me­ture d’un groupe d’option mana­ge­ment ;
  • sus­pen­sion de la classe de seconde euro ita­lien ;
  • sup­pres­sion de nom­breuses heures en demi-classes ;
  • ensei­gne­ment des langues vivantes à 35 par classe ;
  • effec­tifs sur­char­gés en ensei­gne­ment de spé­cia­li­té ;
  • choix de spé­cia­li­té en voie tech­no­lo­gique contraint aux nombres de places dis­po­nibles ;
  • classes qui débordent…

Sou­li­gnant que « ce recul des condi­tions d’enseignement est his­to­rique au lycée la Pléiade, et inac­cep­table », les élu·es demandent à ce que la dota­tion 2026–2027 « soit abon­dée à mini­ma des 200 heures postes per­dues ».

Rendez-vous le 9 mars à 12h30 devant le lycée

Pour la sec­tion syn­di­cale SNES du lycée La Pléiade, « la varié­té des spé­cia­li­tés et options face à la concur­rence du pri­vé est un réel atout qu’il convient de main­te­nir et déve­lop­per ». Elle rap­pelle l’apport concret de ces options et s’indigne de ce que « plu­sieurs d’entre elles soient mena­cées, comme la langue vivante 3 ita­lien, mal­gré des pro­jets de jume­lages et d’é­changes menés depuis long­temps, et recon­nus par les familles, les élèves, et la mai­rie de Pont-de-Ché­ruy… ». 

« L’op­tion théâtre, en par­te­na­riat avec le TNP, est mena­cée éga­le­ment, ce qui pose la ques­tion de l’é­qui­té ter­ri­to­riale pour les options d’en­sei­gne­ment artis­tique au lycée, en milieu péri-urbain », s’inquiète le syn­di­cat.

La sec­tion syn­di­cale SNES appelle à pour­suivre la mobi­li­sa­tion. Un ren­dez-vous reven­di­ca­tif se des­sine déjà le lun­di 9 mars à 12h30 au lycée avec les parents d’élèves devant le lycée.  

Les repré­sen­tants du per­son­nel ont d’ores et déjà obte­nu une audience au rec­to­rat le lun­di 9 mars à 17h30.

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