Bourgoin-Jallieu. Les retraités CGT interpellent les candidats du canton

Par Didier Gosselin

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Manifestation du 6 novembre 2025 devant la sous-préfecture de La Tour-du-Pin.
S’inscrivant dans la continuité de son activité spécifique locale en faveur de l’emploi, la santé, les services publics… cette action des retraités CGT vise à participer au débat démocratique dans le cadre des élections municipales.

Avec près de 57 000 habitant·es, le can­ton connait un réel déve­lop­pe­ment démo­gra­phique, sans échap­per tou­te­fois à la ten­dance du vieillis­se­ment de sa popu­la­tion et d’un nombre tou­jours plus grand de retrai­tés. Avec comme consé­quence, selon le syn­di­cat CGT des retrai­tés, l’émergence « de nou­veaux besoins de plus en plus impor­tants », et donc, « des inves­tis­se­ments, des finan­ce­ments pour des ser­vices publics de proxi­mi­té divers, indis­pen­sables ».

Le syn­di­cat, qui rap­pelle que dans chaque com­mune, « chaque citoyen·ne doit avoir le même droit d’accès aux ser­vices publics », insiste éga­le­ment sur les dif­fi­cul­tés bud­gé­taires des muni­ci­pa­li­tés « mal­me­nées par des poli­tiques d’austérité ins­tau­rées par le gou­ver­ne­ment et votées au par­le­ment, des baisses des dota­tions natio­nales, des baisses de ren­trée d’impôts (sup­pres­sion de la taxe d’habitation) qui, mal com­pen­sées par l’Etat, grèvent les bud­gets locaux ».

Pour le syn­di­cat CGT des retrai­tés de Bour­goin-Jal­lieu, une muni­ci­pa­li­té ou une com­mu­nau­té de com­munes (ici la CAPI), « est, certes, un lieu de déci­sion dans la réa­li­té, mais qui doit aus­si s’inscrire dans une démarche com­ba­tive, ras­sem­bleuse, démo­cra­tique, au-delà de la simple ges­tion des déci­sions prises ailleurs ».

Les retrai­tés CGT de Bour­goin-Jal­lieu inter­pellent les can­di­dats sur cinq grands thèmes en avan­çant des pro­po­si­tions.

Cinq grands thèmes de questionnement et de propositions

Le droit à l’accès à la san­té pour tous dans tout le ter­ri­toire. Avec la mise en place de centres de san­té muni­ci­paux, le déve­lop­pe­ment du centre hos­pi­ta­lier Pierre Oudot dans une logique réel­le­ment publique, un déve­lop­pe­ment de la filière psy­chia­trique, notam­ment psy­cho géria­trique, la gra­tui­té pour le par­king du centre hos­pi­ta­lier. Pour le syn­di­cat des retrai­tés, les élus doivent agir de concert avec les habi­tants auprès des ins­ti­tu­tions concer­nées pour rendre effec­tif, avec du per­son­nel qua­li­fié et en nombre suf­fi­sant, la prise en charge du grand âge (aide à domi­cile, repas, foyers loge­ments, EHPAD…) et celui des han­di­ca­pés à tra­vers des éta­blis­se­ments d‘accueil. L’amélioration de l’accès aux locaux des ins­ti­tu­tions sociales pour les retrai­tés vic­times de la frac­ture numé­rique doit être prise en compte, et les contrats de com­plé­men­taires san­té pro­po­sés par les col­lec­ti­vi­tés ne devraient rele­ver que de mutuelles au sta­tut non lucra­tif.

Des trans­ports publics acces­sibles et gra­tuits. « La pos­si­bi­li­té de se dépla­cer au sein de la com­mune et au-delà est un droit fon­da­men­tal » sou­ligne le syn­di­cat. « Faire les courses, aller au ciné­ma, rendre visite, aller au ser­vice public, par­ti­ci­per aux acti­vi­tés cultu­relles, spor­tives… » sont autant d’activités pour les­quelles « la voi­ture n’est pas le seul outil de dépla­ce­ment ». « Au contraire, pré­cise le syn­di­cat CGT, avec l’aug­men­ta­tion du prix d’u­ti­li­sa­tion de celles-ci, les embou­teillages, la pol­lu­tion… la pos­si­bi­li­té d’u­ti­li­ser un ser­vice de trans­port public gra­tuit devient une évi­dence, pour peu que des déci­sions soient prises pour le déve­lop­per ».

« Le Ruban (trans­ports en com­mun de la CAPI) existe mais se pose la réflexion de son déve­lop­pe­ment pour que tous les quar­tiers, com­munes, ser­vices publics, com­merces soient mieux des­ser­vis mieux caden­cés, avec des par­kings décen­tra­li­sés d’ac­cès aux arrêts, en lien avec les autres que sont les trans­ports du dépar­te­ment, la SNCF… et aus­si co-voi­tu­rage… La gra­tui­té en fera un vrai outil pour tous ! », conclut le syn­di­cat CGT des retrai­tés.

Les ser­vices publics sont indis­pen­sables. La pré­sence des ser­vices publics font l’âme d’une ville, refu­sons les cités ou les ter­ri­toires péri-urbains dor­toirs qui en sont dépour­vu.

Pour le syn­di­cat CGT, « l’obsession sur les éco­no­mies à réa­li­ser dans les Ser­vices Publics, Muni­ci­paux et autres est une tra­hi­son de l’es­prit répu­bli­cain ! Un plan d’ac­cès aux ser­vices publics ter­ri­to­rial garan­ti à tous doit être mis en débat dans toutes com­munes de notre bas­sin ».

La démo­cra­tie pour construire de bonnes réponses. Les syn­di­cat CGT des retrai­tés pro­pose « que sur un cer­tain nombre d’enjeux, san­té, trans­ports, ser­vices publics dans les com­munes, la CAPI, des struc­tures démo­cra­tiques soient ins­tau­rées (s’inspirant du modèle des conseils éco­no­miques) réunis­sant acteurs de la socié­té civile orga­ni­sée (élus, employeurs, syn­di­cats, asso­cia­tions…) pour faire des pro­po­si­tions aux conseils muni­ci­paux, com­mu­nau­taires. Ce qui implique une dyna­mique visant, selon le syn­di­cat, à une meilleure consi­dé­ra­tion et ins­tal­la­tion des orga­ni­sa­tions syn­di­cales sur le ter­ri­toire ».

Les ser­vices publics, ce sont les agents ter­ri­to­riaux qui les font vivre ! « Des ser­vices publics de qua­li­té ce sont les agents qui le font vivre, le déve­loppent, sont là pour échan­ger avec nous, assurent pro­pre­té, sécu­ri­té, enjo­li­ve­ment, sont dans les écoles, les ser­vices sociaux, pour le loge­ment, la voi­rie, etc., etc. », insiste le syn­di­cat. « Ain­si, pour­suit-il, nous sommes soli­daires de leur ini­tia­tive pour l’ac­cès à tous les agents au sta­tut de fonc­tion­naire, à lut­ter contre la pré­ca­ri­té de l’emploi, pour leur pou­voir d’a­chat (salaire indi­ciaires, dérou­le­ment de car­rière, pro­mo­tion, for­ma­tion, primes, …), leurs condi­tions de tra­vail, leur droit à la négo­cia­tion col­lec­tive sérieuse et res­pec­tueuse… ». « Le per­son­nel muni­ci­pal, conclut-il, et autres, bien dans son tra­vail et sa vie, c’est un ser­vice public amé­lio­ré ! »

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