Grenoble. Laurence Ruffin présente ses propositions sur le logement

Par Manuel Pavard

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Laurence Ruffin entend poursuivre les constructions de logement de qualité et le développement de plusieurs quartiers grenoblois afin d'atteindre notamment l'objectif de 30 % de logement social.
Candidate de l'union de la gauche écologiste et citoyenne, Laurence Ruffin a présenté ses propositions pour le logement lors d'une réunion publique, lundi 23 février au soir, à Grenoble, aux côtés de la député du Rhône Marie-Charlotte Garin.

C’est l’une des pré­oc­cu­pa­tions majeures des habi­tants — à Gre­noble comme dans toutes les villes fran­çaises — et ce, autant dans leur vie quo­ti­dienne qu’à l’oc­ca­sion des échéances élec­to­rales. « Le loge­ment est l’en­jeu numé­ro un pour amé­lio­rer le quo­ti­dien », a ain­si sou­li­gné Lau­rence Ruf­fin lors d’une réunion publique dédiée au sujet, lun­di 23 février au soir, à l’Île verte. « C’est le pre­mier des droits, la base pour tra­vailler, étu­dier ou fon­der une famille. C’est aus­si un levier puis­sant pour mener la tran­si­tion éco­lo­gique », a ajou­té la can­di­date, qui inter­ve­nait aux côtés de Marie-Char­lotte Garin, dépu­tée éco­lo­giste du Rhône, de Didier Mon­not, ancien direc­teur géné­ral d’un bailleur social, et d’Hé­lène Rein­hard, urba­niste et membre de « Bar­ce­lone en com­mun ».

Lau­rence Ruf­fin lors du mee­ting de pré­sen­ta­tion de la liste et du pro­jet, le 5 février, au Palais des sports.

Face à la crise du loge­ment, qui n’est « ni une fata­li­té ni un simple phé­no­mène de mar­ché », selon elle, les villes peuvent agir, dans le champ de leurs com­pé­tences, estime la tête de liste de l’u­nion de la gauche éco­lo­giste et citoyenne, qui a détaillé ses pro­po­si­tions en vue des muni­ci­pales. Des mesures répar­ties en deux grandes caté­go­ries, la pre­mière visant à obte­nir « des loge­ments acces­sibles pour cha­cun et cha­cune ».

Une brigade de lutte contre les logements vacants

Par­mi elles, l’ob­jec­tif 30% de loge­ment social, que Lau­rence Ruf­fin entend atteindre « grâce à des construc­tions de qua­li­té, au déve­lop­pe­ment des quar­tiers Pres­qu’île, Flau­bert, Espla­nade, Gran­dAlpe, et à une coopé­ra­tion ren­for­cée avec la Métro­pole et les bailleurs sociaux pour trans­for­mer les loge­ments et bureaux vacants en loge­ments sociaux ».

La can­di­date pro­pose éga­le­ment un bail réel soli­daire (BRS) acces­sible pour tous, des loyers pla­fon­nés dans toute la ville — en géné­ra­li­sant l’en­ca­dre­ment des loyers -, une garan­tie loge­ment pour les jeunes ou encore la créa­tion d’une bri­gade de lutte contre les loge­ments vacants. Laquelle aurait pour mis­sions « contrôles, accom­pa­gne­ment, inci­ta­tions à la remise sur le mar­ché et si néces­saire réqui­si­tion soli­daire ».

Pour dire « stop à la spé­cu­la­tion », Lau­rence Ruf­fin appelle à enca­drer les Airbnb et les rési­dences ser­vices. Ceci, via plu­sieurs dis­po­si­tions : pas­sage de 120 à 90 jours maxi­mum, ins­tau­ra­tion d’un numé­ro d’en­re­gis­tre­ment… La liste d’u­nion de la gauche est aus­si très atten­due par les asso­cia­tions sur le plan de l’hé­ber­ge­ment d’ur­gence, afin de « pour­suivre l’ob­jec­tif de zéro enfant à la rue ». Ses enga­ge­ments ? « Plai­doyer et pres­sion sur l’É­tat, confor­ter les héber­ge­ments du CCAS, mise à dis­po­si­tion à l’É­tat des bâti­ments tem­po­rai­re­ment inoc­cu­pés ».

« Zéro passoire thermique l’hiver et zéro bouilloire thermique l’été »

Seconde ambi­tion majeure, « des loge­ments réno­vés dignes et confor­tables ». Plu­sieurs pro­po­si­tions rentrent ain­si dans cette caté­go­rie, à com­men­cer par « zéro pas­soire ther­mique l’hi­ver et zéro bouilloire ther­mique l’é­té » — avec toute une bat­te­rie de mesures asso­ciées, concer­nant la réha­bi­li­ta­tion des loge­ments, le choix des maté­riaux, la végé­ta­li­sa­tion, la ven­ti­la­tion, etc.

L’ex-diri­geante d’Al­ma Scop prône par ailleurs l’ex­ten­sion du per­mis de louer et vise « l’ob­jec­tif 100 % des ascen­seurs fonc­tion­nels ». Enfin, Lau­rence Ruf­fin veut pour­suivre le déve­lop­pe­ment d’un éco­quar­tier favo­rable à la san­té à Flau­bert, « avec des loge­ments sains, bien éclai­rés, construits en maté­riaux durables, de la végé­ta­li­sa­tion et des lieux de frai­cheur, des ser­vices de san­té pour les habi­tants et les habi­tantes ». Sans oublier de réaf­fir­mer son « sou­tien aux pro­jets d’ha­bi­tat coopé­ra­tif ».

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